Vivre d’amour avant de mourir de peur (partie 2)

vivre d'amour

« L‘amour est la seule chose qui double à chaque fois qu’on le partage » (Albert Schweitzer

Quelle merveilleuse équation !

Je décris dans la première partie de l’article mes récentes tentatives amoureuses « échouées », (sur la grève de mon coeur),   ma progression vers la liberté d’aimer et mon désir de vivre une relation « créative ». Car telle une vertu, je cultive l’inaptitude au racornissement. Impossible pour moi de me soumettre définitivement à l’idéologie de la peur. Elle est tellement l’ennemie de la joie,  de la créativité et donc du désir de vivre.

Tomber amoureux est une révolution, aimer est une évolution

Sans ces échecs ( cliquez sur la première partie de l’article : mourir de peur ou vivre d’amour) , je n’aurais pas obtenu les ingrédients propices à une réflexion qui m’a permis d’atteindre aujourd’hui un nouveau niveau de conscience. L’amour ressuscite peu à peu sous mes pas.

Il est urgent de changer de mentalité pour que notre monde change.Trop peu de nos contemporains s’interrogent profondément sur leur vie, leurs relations et leurs échecs ; c’est pourtant passionnant et cela évite  d’abord la dépression, et ensuite montre le passage de l’état inconscient à l’état de conscience. Comprendre la raison profonde d’une souffrance et d’une situation, c’est s’acheminer vers la guérison en sortant de l’ignorance. La guérison est le chemin vers  l’intégration toujours plus vaste de soi-même dans le monde. Cela nécessite bien sûr une intégration corporelle, une mise en acte sans laquelle, le changement reste le plus souvent un fantasme. Aide-toi et ton corps t’aidera !

Nombreux ceux, hélas, qui préfèrent les méthodes d’auto-consolation (compensation – voir glossaire) : cigarette,  crème glacée, alcool, sexe, télévision quand on est « normal » (c’est à dire sagement sur-adapté), ou, valium, xanax avec le consentement du système médical, quand ce ne sont pas cannabis, cocaïne, héroïne, si on fréquente une jeunesse « branchée »…j’ai connu la boulimie, je sais de quoi je parle.

Être questionnant est vital

Après avoir confronté et surtout transmuté la peur dans le Projet Minotaure, j’ai cherché maintes réponses à mes questions, trouvé beaucoup d’informations  et  beaucoup d’autres questions. Les réponses et propositions que j’avance dans cet article sont loin d’être exhaustives. La curiosité, si elle n’est pas suffisante a cependant le mérite, à condition de ne pas s’en tenir à des réponses de surface, d’être « le démarreur »  d’une véritable quête. Pour le coeur vaillant,  les réponses ne sont que des étapes de repos intermédiaires qui doivent permettre de nouvelles questions. Des paliers d’évolution. La question est « l’action d’être en quête ». Telle est la dynamique du Héros. Quête et question sont d’étymologie commune. Nous vivons dans un monde de questions et il existe un monde de réponses qui attend notre participation. Ce monde de réponses est le Monde de Tout-Possible, monde transcendant qui nous appelle à croître. Soyons acteur d’un vrai changement plutôt que victime des évènements !

la quête Dans cette deuxième partie de l’article j’ apporte donc certaines réponses au questionnement que ces expériences amoureuses ont soulevé. A savoir » pourquoi des hommes talentueux (et aussi des femmes) sont-ils confrontés au sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir créer et réaliser ce qu’ils souhaitent vraiment ? Pourquoi se sentent-ils coupables, même, de poursuivre des objectifs qui les concernent vraiment ? Pourquoi dans une situation où ils auraient besoin d’assumer leur identité, se sentent-ils tellement oppressés ? pourquoi les relations amoureuses finissent-elles aussi souvent dans le cloaque des intentions pieuses ? quels sont les mécanismes qui nous brident ?

Dit autrement,  quand on est fait pour vivre l’amour à la dimension mythique, comment se contente t-on de la dimension meetic ? le jeu de mots est facile mais parlant. Nombre de nos contemporains connaissent la superficialité de ce types de rencontres et des relations qui s’ensuivent. Ne généralisons cependant pas. Certains, dans le lot des adeptes du virtuel,  trouvent pourtant  la relation qui leur convient évidemment, au moins pour un temps.

La névrose sécuritaire

Je m’insurge dès que l’idéal s’enfuit de nos cœurs ou que quelqu’un (moi y compris) se permet , sans mourir de honte, de déserter ses espérances. Oui c’est vrai qu’il semble à première vue, et surtout à courte vue, plus difficile d’être heureux que malheureux, mais je refuse de me caler sur des rêves de poche, des histoires funestes. Je désire que la vie ne soit pas réduite à nos seules proportions, nos rêves à de simples fantasmes. J’admire ceux qui, animés d’une idée motrice, dans le jeu passionnant de la vie, se hissent sans cesse au sommet d’eux-mêmes. Ils ne vieillissent pas ces désobéissants, ces insoumis, car non contents d’être nés, ils s’engendrent eux-mêmes ! Ils savent que « là où j’ai peur d’aller il faut que j’aille« . Comme le Petit Poucet s’aventura dans la forêt.

« ...c’est la névrose sécuritaire qu’il faut dénoncer, notre peur de tout, notre peur de vivre et d’aimer, notre peur d’être et de mourir, notre refus de devenir, de céder la place, cette peur lancinante qui nous incite à prendre des assurances, à construire des citadelles de silence autour de nos solitudes, à installer des systèmes d’alarme pour protéger nos pacotilles, à vacciner nos enfants pour nous dispenser d’avoir à les rendre forts par l’exemple de notre force, vacciner au lieu d’aimer, au lieu de nourrir, au lieu de caresser, au lieu de leur apprendre à vivre, à aimer et à mourir ». Eric Ancelet (Vétérinaire et Professeur de Biodanza)- Pour en finir avec Pasteur – Editions Marco Pietteur)

La relation est un appel à grandir ensemble

la relation pour grandirIl  n’est pas possible de poursuivre une relation,  quand seul un des partenaires  souhaite évoluer, prendre le « risque d’aimer ».  Pourquoi ? La personne qui a changé ses priorités et ses valeurs forme un nouveau champ d’énergie à partir des ses nouvelles pensées et émotions et c’est ce champ d’énergie qui attire à elle de nouvelles relations et expériences. L’autre personne a le choix soit d’évoluer vers une nouvelle prise de conscience et un changement dans sa vie ou rester dans la même énergie et continuer à attirer  les mêmes relations et expériences.La relation nous est proposée comme creuset alchimique d’évolution, de co-naissance ; comme une initiation, un moyen d’accomplir des inaccomplis de soi-même.

La réponse se trouve bien sûr toujours en vous, jamais dans l’autre personne, bien que vous pourriez le croire au début de la relation. L’Alter ego pose une énigme  à laquelle il faut répondre. Une fois que vous commencez à trouver vos réponses à l’intérieur de vous-même, la relation cesse d’exister. Il n’y a qu’une solution pour qu’elle redémarre (elle ne pourra plus continuer « comme avant ») : le/la partenaire doit, à son tour,  se hisser à votre nouveau niveau de conscience. C’est ce processus qui génère des crises de croissance, des crises et des prises de conscience et que notre société consumériste évite soigneusement. « Au suivant(e) », comme chantait Jacques Brel !!!

Ne surtout pas sortir de sa zone de confort sous peine d’effort ! Ce qui est d’ailleurs complètement faux car lorsqu’on répond à l’appel de sa mission, les cadeaux viennent à vous « miraculeusement ». La vie se met « en quatre », conspire pour vous satisfaire.

  Dans toute relation, il y a un appel à grandir,  que l’on accepte ou non. Pour ma part, lors de ma dernière relation, dès que j’ai été honnête avec mon désir, j’ai obligé l’Autre à l’être également et à sortir de ses illusions, c’est à dire tout simplement à se demander s’il allait confronter sa peur, affronter le  » gardien du seuil » (égo) ou non, pour passer dans une vie qu’il semblait  souhaiter ardemment.

Mais le souhait reste un souhait tant qu’on ne passe pas à l’action ! Lorsqu’il a préféré entretenir, en toute bonne foi apparente  illusions, système de défense et  mécanismes sécuritaires, la relation ne pouvait aller plus loin.

D’abord un contrat spirituel

contrat spirituelPour que la relation soit créative et durable, il faut que les deux personnes acceptent le contrat spirituel dont elle est l’objet. Ce sont deux âmes qui se rencontrent avec leurs parts d’ombre à intégrer.

Prêt ou pas à accepter le travail de mûrissement, il s’agit bel et bien pour les amants, d’un appel  à grandir. Si vous n’avez pas envie de grandir, vous pouvez toujours  résister à la responsabilité et à la maturité (libre arbitre). La vie ayant naturellement pour trajectoire  de nous représenter inlassablement la même proposition, il est préférable d’ accepter de bonne grâce la transaction. C’est la conclusion à laquelle j’en suis arrivée… après 15 années de coaching  et les expériences de ma propre vie.  La  récompense est  toujours énorme au bout du  compte ( du conte). Le simple fait de retirer mon masque de complaisance (pour éviter la peur à l’Autre) et de contacter mon désir a débloqué mon histoire personnelle  d’une manière importante. Les situations mensongères sont « paralysantes » et à terme perverses. Nous sommes les seuls responsables de l’énergie de vie que nous utilisons ou non de manière appropriée.

Dans notre société  libertaire, voire libertine,  plus grand monde ne souhaitant prendre de responsabilités envers un Autre, on a oublié une chose très importante.  Une relation n’est pas une finalité en soi, ni pour combler un manque, ni pour  jouir  d’un « consommable » ; c’ est un processus de croissance. Une relation évolutive comporte des éléments  de limitations et de frustrations même. Ceci est contraire aux valeurs prônées dans notre société actuelle (notamment en matière de sexualité).

C »‘est pour cette raison que l’amour semble subversif et bientôt parfaitement inutile d’ailleurs. Par contre la vraie jouissance vient de la responsabilité du processus évolutif et des créations engendrées par le couple ;  cette jubilation va bien au-delà de la « petite mort ». Elle révèle notre corps en tant que temple de la joie pour célébrer la vie. Alors la relation est source d’inspiration et de dynamisme infinis, d’idées sans cesse renouvelées et de multiples possibilités. C’est ce que j’ai constaté.

L’art de la relation et de l’amour sont  loin d’être valorisés ;  un couple en crise met l’accent sur les difficultés.  Il serait préférable de voir l’immense potentiel de développement  de la relation que nous établissons avec quelqu’un.  Tout type de relation d’ailleurs. Celui qui accepte les choses difficiles aura la vie facile ; celui qui ne veut que des choses faciles aura la vie difficile.

L’ombre de la relation

OmbreAu sens large du terme, l’Ombre recouvre ce qui n’a pas droit de cité dans notre existence. Ce que nous redoutons, ce que nous combattons et que nous condamnons à une existence souterraine.

Élie Georges Humbert (école jungienne) formule, au sujet de l’Ombre, une question bouleversante, de façon très pertinente: « Qu’as-tu fait de celui ou de celle que tu aurais pu être ? »

Une histoire d’identité donc.

« L’ombre est la personnification de tout ce que le sujet refuse de reconnaître et d’admettre en lui. Se mêlent en elle les tendances refoulées du fait de la conscience morale, des choix qu’il a faits pour sa vie ou d’accéder à des circonstances de son existence, et les forces vitales les plus précieuses qui n’ont pas pu ou pas eu l’occasion d’accéder à la conscience.( Carl Gustav Jung)

L’ombre ne se conçoit pas en dehors d’une source de lumière ; l’Ombre psychologique ne peut également être entendue que dans une dialectique entre deux points de vue : ceux du conscient et de l’inconscient. L’Ombre n’est pas forcément  le sombre en nous mais  la contrepartie de ce que nous tenons personnellement pour  Lumière,  des valeurs que nous idéalisons et auxquelles nous nous identifions.

Il arrive que nous fassions une rencontre qui éveille des parties de nous-même que nous voulions bien cacher ;  pour des raisons qui viennent du passé et souvent par une « fidélité transgénérationnelle inconsciente ». La personne rencontrée nous attire (désir) et nous fait peur en même temps. Une rencontre signifiante est la plupart du temps une rencontre surprenante, bizarre, qui vient désarçonner nos croyances, bousculer nos certitudes.

  Il est important de savoir cela car sinon, nous risquons de passer à côté de la relation et en même temps à côté de nous-même, de nos plus beaux potentiels. L’irruption de l’Ombre est déstabilisante et vient heurter parfois violemment  le personnage auquel nous nous identifions, l’image figée et rassurante de soi-même. Cela demande un « dépouillement », un lâcher prise, une transformation de nos habitudes. Notre égo pétri de peurs redoute cela plus que tout. .Tant que nous ne nous décidons pas à rejoindre notre Ombre et à danser avec elle, nous boitons et faisons couple avec notre Résistance.  Et celle-là s’accroche bien ! Elle est habile à nous garder dans notre mensonge personnel, celui qui nous protège illusoirement depuis bien longtemps (depuis l’âge de raison où nous avons été contraints et forcés d’abandonner notre vérité).

La question qui se pose  alors est la suivante : Et s’il fallait chercher la richesse du côté de ce qui nous fait peur, plutôt que  de ce qui nous rassure ? Pour moi, il est devenu une évidence que  la richesse ne tient pas  à la maîtrise toujours plus grande de ce que nous maîtrisons déjà ; elle tient à l’ouverture à l’inconnu. La vie ne propose pas la perfection, mais la plénitude de l’Être.

Un territoire à conquérir

l'Ombre de la relationMon nouveau territoire à conquérir  c’est l’Ombre de la relation ; c’est ce que je découvrais en écrivant la première partie de cet article (cliquez) ; il est vital pour moi ( et pour d’autres) de faire partie d’un couple qui tire bénéfice des difficultés. Le Héros n’est-il pas celui qui transforme les problèmes en opportunités ? En solo, c’est ce que je fais depuis très longtemps, mais quelle joie cela serait de le faire à deux , même si c’est un peu plus compliqué  ! le couple conscient est la première pierre de la construction du Héros Collectif que nous avons besoin d’éveiller pour reconstruire cette humanité en décadence.

Il n’y a pas la bonne personne à rencontrer ou une bonne personne,  faite sur mesure comme un costume, mais une « bonne relation » à créer à deux.

Et  » il n’y a que dans la prise de risque que l’on peut avancer ! » nous dit Bénédicte Ann, créatrice, à Paris, des Cafés de l’Amour. C’est bien mon avis aussi.

Travailler l’Ombre de la relation c’est accepter le défi de ce qui a été refoulé – concernant la relation à l’autre sexe – et qui n’a donc pas pu être vécu, dans le but de découvrir le trésor qui y est caché et que garde le monstre (le dragon) . Transformer le plomb en or ; un travail d’alchimiste que j’ai commencé avec le Projet Minotaure et pour lequel je maintiens mon intention fermement. Je ne doute nullement de recevoir tous les atouts pour cela et je les reçois depuis que j’ai pris le chemin, il y a bien longtemps.

Au fait, qu’est-ce donc qu’une relation amoureuse ?

Bien que les sites de rencontres fassent croire que l’on peut choisir un amoureux sur des critères très rationnels (comme au supermarché !),  les affinités ne se créent pas du tout de cette manière. La faculté consciente n’est pour presque rien dans le choix d’un partenaire. Le désir inconscient  fait pratiquement tout et il ne se trompe pas ! Même si cela nous fait souffrir momentanément (tant que nous restons en surface) , nous avons l’opportunité de connaître ce que nous refusions de connaître jusqu’alors. Le théâtre de notre inconscient veut venir à la lumière. La souffrance n’est que la résistance à en être spectateur et acteur bien entendu. Quand les blessures se réveillent et que des souffrances anciennes prennent le psychisme d’assaut, il est alors facile de basculer dans le rejet.

ordre et chaosOrdo ab chao : l’ordre jaillit du chaos

Refuser de jouer le jeu de la vie  par peur, culpabilité ou autres résistances, c’est se défendre de ce que l’on porte en soi. Le mental est prompt à dire qu’on était mal accompagné, que l’autre est ceci, cela  ! En réalité, la plupart des problèmes de sentiments viennent d’une ignorance quasi-totale de « comment fonctionne la relation amoureuse ». Un domaine passionnant que j’approfondis (depuis ma venue en lot et garonne) , à mes dépends parfois et en traversant le chaos, égarements et ignorances personnelles. Peu importe, j’affronte le dragon du mental collectif (et personnel). Cette mission est un raffinement de ma mission initiale (créer du lien et de l’harmonie) , une expertise que la vie me propose de développer. Ceux qui me connaissent  savent que « mon Boss c’est l’Univers«  et que  j’ai un contrat avec la Fécondité (cliquez pour voir le glossaire du merveilleux). Bref, de ce chaos jaillit  l’ordre sous-jacent, peu à peu. Je précise que c’est un contrat auquel tout un chacun peut souscrire, je ne suis en aucun cas une exception, même si la manière dont j’y ai souscrit fut singulière. Ceci est une autre histoire…

Les lois de l’attraction amoureuse sont retorses à toute logique et c’est bien là que la créativité possible nous attend ; c’est ce qui fait le mystère, le passionnant. C’est là qu’il convient de mettre la passion et non dans la lutte contre l’autre. Il  est nécessaire bien sûr d’accepter d’autres règles, des manières de penser différentes, et elles ne sont pas légion !

L’enfant intérieur

   Celui qui détient la clé de l’évolution de la relation est l’Enfant intérieur, l’Enfant éternel (le puer aeternus de Jung), l’Enfant divin.

Avez-vous entendu parler de l’enfant intérieur ? cet être blessé, sensible que nous portons tous et qui attend que nous l’écoutions, le cajolions ou l’encouragions ?

Selon Margaret Paul (auteur de « Renouez avec votre enfant intérieur » aux éditions Jouvence)

«  Les thérapies basées sur l’enfant intérieur ont pour objectif de faire de nous des adultes-enfants capables d’aimer, et donc d’écarter les peurs et fausses volontés qui nous empoisonnent le quotidien et s’opposent à notre épanouissement.  »

l'enfant intérieurC’est finalement une manière ludique et adulte de se prendre en main. Comme un enfant qui s’amuse à construire avec sérieux et avec énergie une cabane dans le jardin, par exemple.

Si dès notre plus tendre enfance nous recevions une instruction  de qualité sur notre  fonctionnement psychologique,  au lieu de se faire bourrer le crâne d’un enseignement qui vise à faire des  serviteurs de l’économie et des consommateurs dociles, la vie en société serait plus agréable. La vie de couple serait plus souvent merveilleuse. Mieux se connaître  c’est  être capable de comprendre l’autre pour pouvoir mieux l’aimer. A l’école, il manque une matière fondamentale : l’éducation humaine. D’aucuns rétorqueront que ce n’est pas le rôle de l’école.   Réponse évidente, puisque  parents et éducateurs souffrent eux-mêmes  d’un déficit  dans les domaines qui touchent aux relations, aux sentiments. Mais alors qui va commencer ?

La Biodanza,se veut une pédagogie de l’art de vivre et d’aimer, de l’art d’être heureux (cliquez).

Retrouver et écouter son enfant intérieur, c’est lâcher de lourdes valises pour ouvrir les bras à l’innocence, à sa personnalité  primitive, avant les doutes, les croyances et les peurs générées dans le cadre familial et scolaire. Les valises historiques contiennent les échecs des générations passées (et les programmes de survie). Et c’est avec ce qu’elles contiennent que nous nous sommes habillés et masqués, et que nous avons fait de faux choix. Nous avons seulement reproduit, en imitant ou en faisant radicalement le contraire, mais dans un cas comme dans l’autre, ce ne sont pas nos  choix. Autrement dit ce sont bien les nôtres mais totalement inconscients. On ne peut pas vivre heureux s’il s’agit, même inconsciemment, de choix subis et non désirés.

Une fois que ces choix sont faits, nous les gardons par fidélité (tu honoreras tes parents). Malgré tout, nous cherchons notre liberté. Entre les deux, que de tensions à l’intérieur de soi ! En réalité, c’est comme avant d’aller faire un vide-grenier, il faut trier, faire l’inventaire de ce que l’on veut garder et de ce qu’il faut recycler. La vie est si intelligente que nos déchets ou inutilités vont servir à d’autres ! N’est-ce pas merveilleux ? rien que cette idée est aidante pour avancer plus légèrement. Et tout ce que l’on donne aux autres (même avec l’échange d’argent) nous revient sous une forme plus adaptée ! La vie est fabuleuse.

Conclusion

enfant intérieur

Il est PRIMORDIAL de transmuter  l’énergie de la peur (cliquez). On entre  dans une période de changement accéléré marquée par l’effondrement de tous les systèmes humains, basés sur la peur et le contrôle (économie, santé, éducation, transcendance…) La relation était un système basé sur la peur et le contrôle. Sortons de là et rentrons dans le Grand Jeu de la vie et de l’Amour  !

Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse ! J’ai conscience de donner le meilleur à mon enfant intérieur et de le rendre pleinement heureux et confiant.

Comme dans les contes, c’est le Simple en nous, les valeurs du coeur, même si elles ne sont pas suffisantes bien sûr pour vivre dans ce monde, qui permettent la joie dans la relation. C’est le Simple qui a accès au trésor de l’Amour, cette énergie de l’Âme qui nous appelle. La réalité nous reflète toujours ce que nous sommes à l’intérieur. Prenons soin de cet enfant en nous et laissons le jouer et créer avec l’enfant de l’Autre.  Ce que l’on appelle faire l’amour c’est cela en fait ! Les solutions sont entre les mains de l’Enfant Créateur en nous. Créons une Terre  où règnent  la paix, l’abondance et la fraternité. Êtes vous partants pour cette  aventure héroïque ?

« il y a mille façons d’aimer. Chacun fait comme il peut pour ressentir et partager l’amour avec les autres car, plus que tout, nous voulons aimer et être aimé ».Alain Héril (Psychanalyste)

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3 comments on “Vivre d’amour avant de mourir de peur (partie 2)

  1. Cécile BRUNEAT

    Bonsoir,

    Je trouve très bien écrit et élaboré l’article. Je félicite le Elisandre pour sa belle plume, facile et accessible aisément à la compréhension. Bravo! c’est super!
    Pour ma part, je trouve que c’est toujours bien de vaincre ses peur et de vivre l’amour vrai. Et comme mon mari m’a toujours dit, « on ne perd rien à partager l’amour, LE VRAI, autour de soi et particulièrement avec l’être qu’on aime tant »….

    Vive l’amour.

    Cécile BRUNEAT
    Un article par Cécile BRUNEAT : Les plus beaux endroits du monde

  2. Veloclic

    Bonjour! Merci pour le partage! Je trouve que vous avez beaucoup d’inspiration et en lisant votre article, on se donne un véritable image de ce que vous racontez. L’amour est un sentiment difficile à comprendre mais l’important ce n’est pas d’essayer de le comprendre mais de le vivre!

  3. justine

    Cet article est vraiment puissant autant sur le fond que sur la forme, je me suis véritablement régalée à vous lire et partage beaucoup de choses que vous décrivez si bien.

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