Y a t-il une vie avant la mort ? Ne dissimulons pas le cadavre…

ardents désirsVous connaissez le blues du businessman ?
 
« J´ai du succès dans mes affaires
J´ai du succès dans mes amours
Je change souvent de secrétaire
J´ai mon bureau en haut d´une tour
D´où je vois la ville à l´envers
D´où je contrôle mon univers…
…………

Au moins es-tu heureux ? (choeur)

J’suis pas heureux mais j’en ai l’air…..

j’ai perdu le sens de l’humour….

 

Avez-vous le blues vous aussi ? 

Êtes-vous sans cesse tiraillés entre un désir  de conservation, qui vous intime l’ordre de rester là où nous êtes, et une élan vital  qui vous pousse à aller  vers ce qui  vous rend vivant ? Faites-vous  état d’un sentiment diffus et lancinant d’insatisfaction ou de frustration profonde, sorte de sensation de ne vivre qu’à moitié …? Auriez-vous des regrets importants si vous deviez mourir dans  un temps  proche ?

Si vous avez répondu oui à l’une au moins de ces questions,   cet article est pour vous  !

Sinon, félicitations ! Continuez, vous détenez la formule magique des gens qui se réalisent vraiment !

Diagnostiquée par Jung dès le début du XXe siècle, la maladie de l’âme occidentale semble atteindre aujourd’hui « une masse critique » sans précédent !

Voyez vous-même:

 Selon un sondage Ipsos,  47 % des Français ( presque la moitié !) ont le sentiment de « passer à côté de LEUR VIE ».

Vraiment ?

S’il passent « à côté »  , où  sont-ils passés ?  perdus en route, en panne des-sens, endormis dans un fossé ? A se précipiter, sont-ils  tombés dans un précipice  ?   Leur direction est-elle bloquée ? Ont-ils eu un accident de parcours ? Dans quel Etat sont-ils partis? Ont-ils  été laissés pour compte (perdu tous leur contes)  ? mis à pieds  peut être ? kidnappés par des « petits hommes verts » ?

Enfin !

  • Que leur est-il arrivé ?
  • Pourquoi est t-il si important de suivre la voie et la voix de ses aspirations  (ou de sortir du bourbier des bas-côtés) 
  • Est-il  dangereux de ne pas s’ engager dans la véritable Aventure de votre vie ?

Ce sont les questions auxquelles je  réponds dans cet article.

 

Et Vous d’abord, dans quelle moitié des français êtes-vous ?

 

  • Avez-vous fait fausse-route ou    tournez-vous  autour d’un « carrefour giratoire », en attente d’une voix qui vous disent « prenez la 3 ième  sortie » . Avez-vous  indiqué à votre GPS intérieur que vous vouliez ré-ussir (= prendre une nouvelle issue)  ?
  • Ou considérez-vous les  aspirations, besoins  de votre moi profond comme secondaires ? car après tout, pensez-vous, votre vie est acceptable ! Vu de l’extérieur, vous semblez avoir ce qu’il vous faut, non ?

 

Auriez- vous même un peu honte de vous plaindre ?

 

et si c’était la plainte de votre âme,  manière à elle de se manifester ?

 

essentielIl vous manque l’essentiel ?

Le  jour où j’ai compris que répondre  à l’Appel impérieux de mon âme était vital  – et que j’en ai pris le chemin –  ma vie a été littéralement illuminée. Elle a pris  du sens ( direction,  signification,  substance). Autrement dit une « assurance santé/vitalité « à l’oeil » (le troisième) !.

Cela vaut tout l’or du monde.

 

Parce que en vrai – c‘est soit

  • subir  l’existence  « comme tout le monde, sur les rails qui déraillent complètement 
  • ou en être l’auteur à sa façon, avec inspiration et légèreté ( changer son ancien futur)

Ou c’est comme passer de la question

  • « y a t-il une vie APRES la mort »… en attendant craintivement ce moment là,  à
  • « y a t’il une vie AVANT  la mort ? »

 

Et vous avez les deux  pour le même prix ! ( avant et après)

La réponse à « qu’est-ce que la vie », n’est pas scientifique, elle est « ontologique », vivencielle, animique, mystérieuse, extraordinaire..

D’abord, renoncez  au renoncement !

Mettons les choses au clair :

Le « contraire » de la mort, c’est la naissance (ce n’est pas la vie)

. La vie n’a pas de polarité contraire. Elle EST,  infinie, éternelle, et c’est tout . La vie n’est pas un évènement, elle s’éprouve, se ressent. C’est un mystère. Elle est mouvement et changement perpétuel, étonnement. Pour l’éprouver au plus intime de soi-même, il faut l’écouter, et la suivre, dans ses méandres parfois déroutants pour notre culture si rationnelle. Il faut la raconter.  La vie  nous souffle des rêves et n’a que nous pour les réaliser. C’est pour cela que nous sommes précieux à la vie et que nous devons prendre soin de nos désirs d’aventure.

 

Refouler les désirs que nous soufflent nos aspirations profondes nous amène à  vivre une « agonie » progressive qui commence souvent très tôt. 

 

magicien

 

A la trappe vos aspirations, vos désirs ?

 

Qu’est-il advenu de vous quand vous étiez la poésie même ?, la tendresse, la volupté  de vivre . Quand vous aviez confiance en la vie ? Où est-il cet enfant doué et merveilleux, plein de gaieté, de curiosité, ce petit explorateur, cette danseuse, cet aventurier ?

Des pans entiers de votre imaginaire ont été « infirmés », supprimés, niés, mal jugés, sabotés. Heureusement, ils ont la vie dure. Ils resurgissent encore aujourd’hui, car le désir est tenace ; il cherche à se faire connaître, pas toujours de manière agréable,   sous forme de « rêveries », de soupirs, de conflits, de lamentations, de regrets, voire de remords,  et pire de malaises, de mal-êtres, de ruminations, d’obsessions qui vous empêchent de dormir ou vous rendent malade. Des besoins de votre être profond se manifestent. Et c’est tant mieux !

Un appel peut être… à bas bruit ?

Bof ! dans le vacarme de cette existence !

Pas évident ?

 

Faites-vous le lien entre vos symptômes et le manque profond à être ?

Que signifie « être » d’abord ?

C’est vivre selon sa propre nature et pas seulement « AVOIR l’air » d’être ceci ou cela.

Peut être ne faites-vous plus le lien entre ces mal-êtres d’aujourd’hui et  ce que vous avez dû  oublier de votre originalité,  de votre fantaisie, votre poésie ? Vous privez pourtant le monde d’une merveille. il en a bien besoin aujourd’hui !

Mais soyez-en sûr, toute partie de vous qui a été  refusée vous tyrannise.  Oui ! tyrannise votre « moi adapté », jusqu’à ce que vous lui prêtiez attention. Ces parties de vous sont comme des fantômes qui vous hantent et prennent des formes souvent délétères.

 

auteur à succès

Vous trahissez vous ?

Continuez-vous   de vous trahir ? Cet enfant qui se voyait  Rambo, Alexandra David Neel ou tout simplement artiste peintre, même « moyen », même pas célèbre, même mauvais, mais qui aurait eu du plaisir.

Peut-il exprimer son talent naturel, sa vibration unique ?

Vous la connaissez la suite de  la chanson   (le blues du businessman) ?

 J´aurais voulu être un artiste
Pour pouvoir faire mon numéro
Quand l´avion se pose sur la piste
À Rotterdam ou à Rio

J´aurais voulu être un chanteur
Pour pouvoir crier qui je suis
J´aurais voulu être un auteur
Pour pouvoir inventer ma vie…

Nous y voilà, inventer votre vie…

 

D’où vient le malheur alors ?

 

Un des grands malheurs de la vie moderne, c’est le manque d’imprévu, l’absence d’aventures. Le manque d’âme, d’imagination.. Que risquez-vous à rester enfermé dans ce malheur ? A ne pas écouter votre  Génie Intérieur, inter-rieur ?

La pire chose qui arrive à l’être humain est de « perdre son identité originelle », d’encroûter son âme tout simplement.

 

donjonQue risquez-vous d’ ignorez votre ambition  de vivre ?

La mort tout simplement !

 

Mais pas la mort/ présage d’une renaissance. Pas l’accueil de la fin qui inclut la foi en le renouveau.

Non !

La mort agonique, lente. L’acharnement thérapeutique à survivre.  En se rassurant que l’on fait comme tout le monde.  « faut bien mourir de quelque chose ! » entend-on souvent !

Et si on vivait de quelque chose ?

 

De quelque projet, même fou ! Quitte à être fou, autant vaut-il inventer sa folie que subir la même que tout le monde ! Car il y a folie et folie !

 Ne dissimulons pas  « le cadavre dans le placard ». On aurait tort de ne pas prendre  au sérieux, de  sous-estimer  cette insatisfaction à priori vague et bénigne de ne pas inventer sa propre histoire, de ne pas écouter la dictée de l’Âme. Parce que l’homme ne vit pas que de pain ; il vit aussi de sens, d’imagination.

Pourtant,  somnifères, antidépresseurs, anxiolytiques, calmants… … Les Français sont champions d’Europe en matière de consommation de psychotropes. Champions de la dissimulation de leur vrais désirs ?

Êtes-vous  un(e)  kamikaze qui s’ignore ?

Quand la vie n’a plus de sens, c’est la tragédie qui prend la relève. La pseudo-identité de victime est fondée sur la croyance archaïque que vous devez être immolé(e), sacrifié aux dieux par votre mort  au lieu de faire don de votre vie aux même dieux , ces forces archétypales ( Alliance à la Fécondité).

Les attachements,  peurs ou les vampirisations externes vous empêchent de poursuivre votre évolution naturelle et harmonieuse. Les « effets secondaires » s’additionnent ; l’accumulation de tensions, de contrariétés ou de stress conduit  vers une zone de non-retour.

Renoncerez-vous à une existence de dignité, de divinité ? J’ose dire que  ne pas répondre à ses propres volontés ( celles de l’âme évidemment)  est la première cause de mortalité.  C’est d’une logique implacable.  La régénération est  liée au désir de vivre et permet la meilleure qualité de vie. Certains n’écrivent leurs  » volontés  » qu’à leur mort. Ce sont les dernières. C’étaient peut être les premières ? Ils n’ont osé que parce qu’un autre les liraient à leur place !

 

Symptômes morbides = doléances de l’âme

Un par un les organes renoncent, se laissent mourir selon les différentes modalités expliquées un peu plus loin.

Les causes de l’agonie  convergent souvent. De nombreux symptômes sont l’expression d’une souffrance due au refus du changement vital. Au refus du papillon de s’extraire du cocon. A ne pas prendre soin de l’âme… qui sait communiquer ce qu’elle souhaite par des signes intimes d’une obscure évidence.

Mourir d’ennui

Pouvez-vous imaginer aller tous les jours au cinéma et voir le même film encore et encore – qui plus est un film que vous n’avez pas vraiment choisi ! N’y aurait-il pas de quoi languir, s’endormir, demander le remboursement ?  Beaucoup d’existences ressemblent à ce scénario . L’imprévu, l’aventure n’a plus sa place. Le conditionnement  provoque ennui et solitude : qui voudrait vous accompagner au ciné tous les jours voir le même film ?

Mourir de frustration

Quand un désir est refoulé ou empêché, on ressent de la frustration. La frustration est une sorte d’apathie,  de vide perpétuel, un sentiment diffus de manque qui étreint, corsète  l’âme et le corps.. Mourir de frustration c’est comme ressentir en permanence la perte de sa vie ( La frustration n’est pas toujours mauvaise, elle est bonne seulement quand le désir est « différé ». Elle renforce alors la détermination)

Mourir de honte

L’homme est fait pourtant pour dépasser ses limites. La pseudo-identité  victimaire est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est contraire de la réalité que vous souhaitez  créer. Quand un être humain ne trouve pas de quoi être fier, il tombe en dépression. Il se sent diminué, incapable et éprouve  de la honte.

Mourir de peur

La peur psychologique coupe du désir de s’accomplir. Elle est différente de la peur ressentie face à un danger concret et immédiat. Elle  se présente sous une multitude de formes :  malaise,  inquiétude,  nervosité,  tension, appréhension, phobie, obsession etc. Ce type de peur concerne toujours quelque chose qui « pourrait » survenir et non pas ce qui est en train d’arriver.  La peur est une construction mentale qui crée des illusions pour empêcher de changer sa vie. Vous cachez-vous derrière une peur que vous entretenez, par évitement ?

La peur, l’anxiété, sans vraie raison concrète est un symptôme très concret d’une nécessité vitale de se réaliser.

La folie, l’absurdité

 » Il devient fou celui qui ne fait rien de sa peine » Wajdi Mouawad

La trahison

Ne pas réaliser vos ambitions, c’est vous trahir vous-même.  C’est profondément blessant.pour votre sensibilité.Vous entretenez votre blessure  sans le savoir et vous créez votre malheur..

La dépendance et la consommation

Ne pas réaliser vos rêves signifie que vous ne répondez pas à vos besoins vitaux .  Le fait de ne pas vous réaliser ( réaliser = rendre réel »), et de vivre une histoire qui n’est pas  celle que vous voulez vivre, vous garde dans la dépendance aux autres ( la vie que les autres ont prévu pour vous)  ou à des substances ( tabac, calmants, drogue, alcool, nourriture) .

Si vous ne répondez pas à vos vrais besoins, c’est logique que vous soyez dépendant(e) de faux besoins par compensation.

La difficulté émotionnelle

Toute émotion est un message motivateur. Elle indique une nécessité de bouger, de changer (peu ou prou), de satisfaire un besoin vital. Une difficulté à assimiler  vos émotions indique une énergie, un mouvement retenue. Le blocage répété fragilise le système nerveux et le système immunitaire.

Les manifestations corporelles sont les guidances les plus simples du divin. Elles représente t le premier voile que vous devez lever. Les nier, c’est nier votre âme bel et bien.

On a pris l’habitude de « médicaliser » l’émotion par toutes sortes de cachets ( pour les cacher). Cachet pour dormir, pour digérer, pour diminuer la tension, pour être gaie, pour ne plus être angoissé.

Chaque cachet vous rend un peu plus impuissant(e), un peu moins divin, un peu plus esclave.

Ne vous cacher plus de votre âme, elle vous retrouvera partout.

 

La vie c’est maintenant

Vous ne trouverez  la véritable paix qu’ en prenant conscience de qui vous êtes sur le plan le plus profond. Votre mystère, votre Prophétie. Et seule la manifestation de vos aspirations vous donnent accès à cette profondeur de connaissance de vous-même. les retrouvailles avec votre Génie Intérieur… votre vraie Nature en somme.

 

 Regardez de près l’attachement à votre souffrance. Soyez très vigilant. Observez le plaisir curieux que vous tirez de votre tourment, la compulsion que vous avez d’en parler ou d’y penser.
Tant et aussi longtemps que vous vous créerez une identité quelconque à partir de la souffrance, il vous sera impossible de vous en libérer.
L’identité de victime est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent.

Eckart Tolle

 

« Lorsque l’absurde, la douleur, la souffrance et l’horreur
trouvent le chemin pour avilir, assujettir notre être, nous
rendre esclave, il suffirait parfois d’une volte-face pour
retrouver l’Instant « T » de notre Liberté Originelle et
répondre à l’Essence qui nous anime.
Quitter notre enfermement pour rejoindre l’Émerveillement
d’un monde sans limites »
(auteur inconnu) »

En guise de conclusion, écoutez la chanson

 

 

 

 

One comment on “Y a t-il une vie avant la mort ? Ne dissimulons pas le cadavre…

  1. hortense

    « Le pessimisme contemporain me fait mal aux moelles. C’est le système de la désolation et comme la gageure du désespoir. Et ce qui navre, c’est la force de ses arguments. »
    Henri-Frédéric Amiel

Leave a reply

CommentLuv badge