Sortir du présentisme pour habiter le monde de demain…

tempsLe compte à rebours a commencé…

A force de parler du « moment présent », on a oublié le futur. Comment préparer DEMAIN le plus sereinement possible ? Comment le « présenter » ? Comment vivre l’effondrement du monde ? 

Tout va mal dans tous les domaines. Les faits sont clairs et impitoyables. On emploie aujourd’hui le terme de « collapse » pour désigner l’effondrement  du monde actuel , et de collapsologie pour  l’étude de cet effondrement. 

L’expression  « changer de paradigme »  est devenu un euphémisme pour considérer l’écroulement, le naufrage titanesque  qui est en train de se produire , mais dont beaucoup ne comprennent pas l’ampleur.   Si tu ne veux pas le regarder en face,  tu as tord, car il vaut mieux s’y préparer. C’est  la seule chose qui pourrait  atténuer les souffrances qu’il va impliquer. Comment commencer à vivre tel que tu devras le faire quand tu y seras contraint(e) ? En d’autres mots tu n’as pas le choix, le changement te sera imposé; autant le prendre de bonne grâce. Cela aide à faire le deuil de l’ancien monde.

Mais peut être vis-tu toi aussi sur le mode « présentiste »  comme on te l’a proposé, et comme disons-le, c’était jusqu’à aujourd’hui  plus confortable ?

Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles (Paul Valéry )

Je constate que les peurs s’infiltrent  dans les moindres petits détails du quotidien . La peur de la nature en particulier. Vu ce que nous lui avons et  continuons de lui faire subir, comment en serait-il autrement ?

Faire subir c’est « mettre en position inférieure ». Ceux qui  auront le moins peur et souffrirons le moins sont ceux qui vont se mettre à collaborer à nouveau avec la nature , à la respecter (= reconsidérer) . Et même plus,  « apprendre d’elle » avec humilité. Maintenant.

Voir l’article précédent : Artémis ou la conquête de ta nature féminine

Pour collaborer,  il faut se réveiller !  Ouvrir les yeux. Ce n’est peut être pas ce à quoi tu penses, mais je veux dire par se réveiller  » : tenir compte du temps »( c’est la suite de cet article) .  Le temps se conjugue au passé, au présent et au futur. Pour  retrouver ces trois dimensions il est nécessaire de sortir du « présentisme ».

 

Mon voyage outre-temps

 

Nous vivons dans cette illusion  :   l’espace/temps. C’est notre contexte terrestre. Illusion n’est pas  péjoratif – comme certains le croient –  ce n’est pas une hallucination, c’est un contexte inhérent à notre condition humaine. Lors de notre incarnation, l’esprit se matérialise et se donne une impression de distance entre les formes et de temps pour les relier entre elles. Ainsi tout devient relatif. Pas besoin de s’appeler Einstein pour comprendre cela.

 

L’existence se manifeste selon deux principes duelles et complémentaires :

  • La conscience est le principe de « distanciation », de séparation apparente qui crée l’espace (l’univers).Il y a une infinité de manières d’être conscient (propre à chaque individu, des minéraux à l’Homme et au-delà).

  • L’amour (l’attraction) est le second principe qui tend à re-lier ( lier à nouveau)  ce qui semble  séparé par la conscience, et cela crée le temps.

Il n’y a pas autre chose. Si tu cherches autre chose, c’est ton mental  encombré qui refuse d’être uni vers…ce dont tu crois être séparé…et préfères rester identifié à des croyances compliquées.

Le temps est  une sorte de   « cadre » dans lequel nous créons  un récit :  notre histoire.  Notre mémoire  maintient l’illusion d’une certaine stabilité des formes.

 

Dans ma jeunesse, j’ai vécu spontanément une expérience (mystique,) dans laquelle le temps et l’espace n’existaient pas. Pourtant »j’étais » ( au sens de JE SUIS) malgré tout.  C’était un « au-delà » de la réalité  habituelle,  une  expérience  d’apparente  liberté vis à vis du contexte spatio-temporel dont je n’étais momentanément plus « prisonnière ». Un voyage outre-temps en quelque sorte.

Ce fut très euphorisant. mais ce n’est pas le réel de notre condition humaine.

 

 La suppression de l’espace/temps annihile les barrières entre les formes , mais curieusement les formes existent malgré tout. On a l’impression de projeter un film. C’est ce qui se passe. L’univers que l’on appréhende est une projection de la mémoire. L’univers existe comme un hologramme. C’est ce que j’ai vécu. Une fois les limites de l’espace/temps abolies entre les formes, il ne reste que l’amour pur, la vibration, la comm-union des formes crées par l’esprit.

 

C’est pour cette raison que les spiritualités parlent de « dissoudre » l’ego, mais (paradoxe)  c’est en construisant un ego fort et surtout sain que nous pouvons franchir  les limites. Sain signifie entre autres qu’il connait ses limites et respecte celles des autres formes. Les limites à franchir sont les épreuves à vivre. Ou les épreuves sont créées par la peur des limites. C’est l’attachement aux formes, les croyances sur ces formes et la nécessité de s’en détacher qui crée la souffrance.

 

Saurais-tu  sortir d’une prison dont tu ne verrais pas les murs ? Non, tu deviendrais fou ou folle.  C’est ce qui se passe quand on éprouve un mal-être : on ne sait pas comment franchir les limites vers plus de liberté. Ou on craint de les franchir.  La liberté est  une quête éternelle qui n’aura jamais de fin, car la liberté est un concept et uniquement un concept. Il y a toujours une limite plus loin.

Le minéral a franchi des limites et il est  devenu végétal; le végétal a franchi des limites et il est devenu animal etc…ce sont toujours des conditions  stressantes, enfermantes, limitantes, étouffantes  qui obligent un être à « passer outre » ( comme je suis passée outre-temps). Comme le poussin brise sa coquille pour éclore à la vie nouvelle.

L’être humain est aujourd’hui confronté aux limites terrestres. C’est un fait. On  n’aime pas rencontrer nos limites; on préfère imaginer qu’on n’en a pas (rêve-croyances) ou bien rester  dans le sommeil  (dormir et rêver c’est le pied !) .C’est la nostalgie du monde utérin pour l’enfant que nous sommes restés au fond de nous.  On dit bien que les enfants ou les ados testent leur limites ? Ils les cherchent  pour pouvoir les dépasser.

 

L’alchimie

 

Habituellement, nous avons cette impression d’être enfermé dans l’espace/temps. Mais plus on  refuse cet état et moins on est  libre; cette expérience décalée que j’ai vécue m’a permis de comprendre peu à peu que je pouvais m’affranchir du poids du temps en le recevant comme un cadeau; comprendre que le temps me sert à créer, perfectionner, m’orienter, me structurer, donner du sens.

saturnePourrait-on s’affranchir de limites qu’on ne connaît pas ? Impossible ! devenir libre c’est connaître les limites et les franchir de manière responsable. Les contrer, c’est se cogner perpétuellement contre elles. Il vaut mieux avoir la clé pour franchir la porte du temps.

Astrologiquement parlant, cette clé c’est Saturne, j’en parle en détails dans un autre article  ( Réalise ‘impossible) . 

Regarde ci-contre la forme symbolique de  Saturne ; elle ressemble à une clé.

C’est la clé de la porte derrière laquelle se trouve l’OR. Saturne est lié au métal « plomb » que tu dois transformer en OR évidemment !

Dans le prochain article,  tu découvriras la face cachée  de Saturne /Satan/ Chronos .

 

Tu peux visiter cette page et voir comment  devenir ton propre alchimiste, connaître dans quel domaine concret de ta vie Saturne te demande  de changer ton rapport au temps et transformer ton plomb en or.

Si tu as un problème avec le temps –  que qu’il soit – c’est que tu es inconscient(e) de ce que Saturne te propose.

 

Le rapport au réel : habiter la Terre

 

Qu’est-ce que le réel ? Qu’est-ce que ça veut dire « habiter une planète » ( la Terre) ?

 

la terreLe réel est la chose (res en latin). C’est concret. Les mots réalité, réaliser, réalisme sont de la même famille.

Les anciens, ce n’est un secret pour personne,  vivaient davantage avec les saisons et les éléments. Donc davantage dans le réel des choses, des causes. Sans électricité on est bien obligé de « suivre le soleil dans sa course  » et de rêver la nuit avec la Lune. Les repères sont cosmiques, universels.

Habiter la Terre, c’est faire corps avec elle,  vivre   les cycles,  les rotations de notre planète en relation magnétique avec les autres planètes, notre étoile solaire et les autres systèmes astronomiques de l’univers. Habiter la Terre, c’est  se sentir appartenir à un certain Tout, en être une partie et le ressentir vibrer en nous-même. Habiter la Terre, c’et reconnaître ses limites, nos limites; les accepter. Certes, en sachant qu’il y a toujours un au-delà, mais en ayant les pieds là où l’on est.

 

La cause de l’effondrement : la perte du Réel

 Il y a un moment où on a dissocié l’histoire de la planète de la nôtre, espèce humaine. On a arrêté d’habiter une planète; c’est la cause de l’effondrement.

On a perdu la notion du Temps. Le Temps qui se décline en trois phases nous permet le rapport au réel et  la réalisation (l’action réelle, réaliste). On a perdu l’esprit.  Pour lui substituer toutes sortes de croyances mentales, religieuses, économiques, existentielles. Nous avons dépassé la mesure.

Comment avons-nous perdu la notion du temps, mieux même,  la Sagesse du Temps ? On entends même dire qu’il s’accélère, alors que nous sommes seuls responsables de notre précipitation vers la catastrophe. En courant le paysage passe plus vite.

temps

 

 

Le présentisme

  • Un néologisme proposé par François Hartog, historien contemporain

 

 Le présentisme est un concept proposé par François Hartog . C’est la théorie métaphysique selon laquelle seul le présent existe, contrairement au passé et au futur qui n’existent pas. Cette théorie s’oppose directement à l’éternalisme, théorie selon laquelle le passé, le présent et le futur existent tout autant.

Le présentisme est  un rapport au temps marqué par une omniprésence du présent : un présent  qui dévore tout ( d’où la sensation qu’il s’accélère). C’est vivre au jour le jour. Être crispé sur le quotidien. Ne rien prévoir, ne rien anticiper. Les avertissements sont repoussés, Il y a « perte de mémoire » ; on s’habitue à tout. Il y aura bien un sauveur ! Dieu ou diable peut être ? L’argent ?  la technologie ? ou la science ? Mais non voyons, nous sommes des dieux incarnés ! Whaou, ça le fait !

Pitié ! ne pourrions-nous pas être simplement des êtres en devenir ? en quête de plus de perfection certainement ? Mais au même titre que tous ce qui vit (ou existe comme les minéraux qui eux aussi sont conscients). 

C’est le syndrome de la grenouille qui se fait cuire à petit feu dans une eau qui chauffe peu à peu. La grenouille s’endort doucement. On ne s’étonne plus, on ne s’alarme plus et du coup on ne fait plus rien. Les instincts sont endormis. On appelle cela la « zone de confort », mais c’est une zone de totale inconscience dans laquelle on ne fait rien, on ne réfléchit pas ou si c’est le cas on ne change rien à ses habitudes,  malgré les avertissements.

Le futur ne fait alors pas partie du réel ! Seul le présent compte. L’hubris !

 

  • Perte  de la mémoire, désorientation

 

Le présentisme rend impuissant à créer l’avenir puisqu’on n’a plus ni mémoire ni imagination (qui est la mémoire du futur).

Nous ne cessons de regarder en avant et en arrière, mais sans sortir dun « présent monstre », dont nous avons fait notre seul horizon. C’est la désorientation, les crises quand les articulations du passé, du présent et du futur perdent  leur évidence.

Ne parle t-on pas de durable ?  il faudrait que ça dure ! Que le présent dure donc. Que rien ne change alors ? Si on fait durer, c’est que tout continue comme avant; c’est l’éternel présent dissocié de ses deux acolytes passé et futur.

 

  • Distraction

 

Le système consumériste se charge de distraire nos contemporains pendant  leur  temps libre ; ceux-ci se trouvent alors à en manquer ! Nous  sommes même endettés vis-à-vis des hommes à venir.  Nous leur volons leur futur. Il n’y a plus guère de futur pour nos enfants disent-ils ! Le président de la République actuel ( Jupiter l’Hubrys) vend la France aux riches; et la Terre entière on est en train de la vendre à qui ? A des extra-terrestres ? Il le semblerait.

Dans les milieux spirituels, idem,  on s’attache au présent pour ne pas craindre l’avenir ou regretter le passé.

Tout va bien, il n’y a plus de temps  ! plus de rythme, donc plus de Terre!

Et surtout plus de sagesse. Avez-vous remarqué que la sagesse est attribué à la vieillesse donc au temps qui  serait éprouvé ? cela veut bien dire quelque chose !

D’ailleurs, à ce propos : réjouis-toi si tu n’es plus très jeune comme moi, car aujourd’hui seuls les plus âgés peuvent espérer mourir de leur belle mort !  Cela te paraît exagéré ? Ne parie pas sur le fait que j’ai tord en tous cas !

 

Rétablir la notion du temps : l’historicité

livreLe XXe siècle  a d’abord été futuriste.  «Futuriste» est à entendre comme la domination du point de vue du futur : le progrès comme unique horizon temporel. La croissance. Ah la croissance !

Peu à peu, au cours du dernier siècle, l’avenir s’est mis à céder du terrain au présent, ce dernier prenant de plus en plus de place, jusqu’à sembler l’occuper tout entier.

De plus en plus tôt au milieu de l’année, on a déjà avalé et surtout  gaspillé ce que la Terre peut produire en une année. Pour ne plus se faire dévorer par le Temps, les Hommes le dévorent insensément !

On est entré dans un temps de prévalence du point de vue du présent : le «présentisme» donc

Le présent est devenu l’horizon sans futur et sans passé. Il génère, au jour le jour, le passé et le futur dont il a, jour après jour, besoin et valorise l’immédiateté. Le présentisme obstrue le futur et le fait s’effondrer.

Après moi le déluge semble être la devise de la majorité de nos contemporains ! Tu comprends mieux le présentisme maintenant ?

 

La régénération : désirer l’avenir

 

C’est pourtant la tension instaurée entre le présent et l’avenir,  le dénouement final qui montre que tout n’est pas encore achevé, que la vie va continuer. Comme dans les contes de fées. Il était une fois dans le passé (le roi) …quelque chose que dans mon présent je vais changer (le héros)…. pour un avenir désiré (la fée)….

Un avenir tout court d’ailleurs.

Car aujourd’hui, c’est là que nous en sommes rendus. Non pas à désirer quelque chose pour l’avenir, mais à DEVOIR désirer un avenir tout simplement.  Mais qu’est-ce que ça va demander d’humilité à cet être dit « humain » qui, parce qu’il pense (mais surtout dépense tout) se prend pour un dieu au lieu de dire simplement « qui suis-je ? »…et de le chercher dans le Réel. Dans son histoire, dans sa similitude à tout ce qui l’entoure et dans les rêves qu’il porte.

La démarche identitaire de construction de soi s’effectue dans une dimension temporelle. La question est : « Que vais-je faire de moi, dans le temps, avec ce que l’on a fait de moi ? »

Voir la suite : « Réalise l’impossible « 

Oui, nos parents ont fait quelque chose de nous, enfant, et nous avons dû nous débrouiller à nous créer un avenir avec ça. Et oui, aujourd’hui, une classe dominante probablement présente sur Terre depuis des centaines de milliers d’années (voir l’histoire de Sumer) a fait quelque chose de nous…et nous allons devoir nous débrouiller avec ça !

 

Sois bio-inspiré(e) !

 

La responsabilité  commence aujourd’hui  !

Ce n’est pas un avenir durable, soutenable qu’il nous faut mais un avenir souhaitable, désirable. Comprends-tu maintenant pourquoi les désirs ne se projettent plus que dans le « shopping » ?  . Pour « choper » ou pécho comme disent les jeunes. Le magasin est vide à partir d’aujourd’hui, 29 juillet 2019 ,  » jour du dépassement ». 

Que ce jour soit celui, si ce n’est pas déjà fait, où tu commences à solder tes dettes au futur. A ta manière, à ton échelle, dans ton monde. Pas avec de l’argent, mais avec ton intelligence, ton inspiration, et ton coeur. Que l’argent et toute forme d’objet servent ton avenir.

 

Fais du 29 juillet le jour de l’engagement !

 

Tu veux retrouver la clé du temps grâce à l’astrologie ? Te réorienter vers le futur ? Savoir dans quel domaine de ta vie tu as prévu (depuis ta naissance et avant) de faire alliance avec le Temps  ? L’engagement que tu as pris  d’habiter cette belle planète Terre ?

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Le  XXII ième siècle (22) sera un Âge d’Or ou ne sera pas.

 

Saturne est implacable (voir l’article suivant).