As-tu aussi un pote-en-ciel ?

cielQuoi de mieux qu’un « pote » pour te sortir de la misère, quand tu es dedans  ? N’importe quelle misère: affective, financière, émotionnelle…Cet article fait suite  au précédent : « sortir de la fosse sceptique« , dans lequel  J’y parle de mon père, qui était littéralement « mon dieu » quand j’étais enfant ! Bah oui, quand on est enfant c’est comme ça, notre horizon s’arrête à nos parents, pendant un certain temps ! Bien sûr il faut aller plus loin en grandissant, mais l’enfant que nous étions – et qui est toujours présent en nous, puisque tout est présent – a pu garder des images fortes (agréables ou non) de la relation à nos parents. C’est mon cas  ! Voilà l’histoire…

Il vaudrait mieux que tu aies lu l’article précédent pour comprendre,    mais en synthèse,  j’y raconte d’abord l’histoire de mon père qui, enfant,  a failli s’enliser dans une fosse septique, et  comment nous sommes (l’humanité) pas mal dans la m…. aujourd’hui. Si mon père s’en est sorti, c’est que c’est possible…et je vais vous raconter comment il m’en a sortie aussi il y a quelque temps !
Ne parlons pas de  ceux (de moins en moins nombreux ?), qui y sont « dedans »  et  ne voient rien à cause  de la « matière » dans les yeux; car ils ont encore trop de « besoins » .  Ne parlons pas non plus de ceux qui attendent Le Sauveur, ils sont décalés dans l’Histoire. A tous ceux-là un meilleur temps viendra quand  ils en prendront la décision.
Et puis, pas la peine d’appeler « au secours »  ceux qui nous y ont plongés car ce ne sont pas des vrais potes !

 

 

Alors où sont nos potes ?

 

pyramideAvant, je te raconte mon anecdote.
Tu sais peut être – ou pas- que la famille est une cellule/ relais du gouvernement. Oui, cela ne t’est peut être jamais venu à l’idée, mais  la transmission des « lois » qui viennent d’en haut (société pyramidale) t’arrive  par ce biais. Tu es (dans) une espèce de poupée russe dont tu es, enfant, la plus petite pièce, et tu reçois » l’ Ordre » (le chaos organisé) depuis le haut de la pyramide ( pas celle d’Egypte !)  et tant que, dans la course à l’absurde, quelqu’un dans la lignée familiale ne refuse pas   le témoin (bâton/relais dans « les courses à pied), la « rat race »  continue.
Tiens !  pas mal ce  mot, dans la langue des oiseaux : té-moin, té-moin, té-moin …
t’es moins… et puis t’es plus rien du tout !
« T’es moins » n’est-il pas  le « mantra du haut de la pyramide vers le bas ?

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Le deuil te fait et non l’inverse

 

Pas étonnant d’ailleurs que les précédents de la lignée se refilent le témoin, parce que vu ce que c’est !
Alors, que se passe t-il quand  quelqu’un décide de ne pas prendre le témoin… parce qu’il s’aperçoit que c’est un  « bâton merdeux » ! ( je suis désolée, mais appelons un chat, un chat)

 

Jung avait bien raison quand il disait :
La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair, mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur.
Mais ce qui se passe, quand Toi tu as conscience de l’obscur, et parce que tu veux prendre ta RESPONSABILITE ) dans le changement (questionner et trouver  des réponses qui tiennent debout) , c’est que la famille te met au ban (du verbe francique bannan, qui signifiait « condamner, »). Elle te condamne, te met en exil, te déchoit, parce que « Elle » fait semblant de ne rien voir, ne rien sentir de nauséabond. Il y a mille manières de te déchoir bien entendu, plus ou moins évidente, et cela t’est peut être arrivé d’une manière ou d’une autre ?
Attention, parfois il ne s’agit que d’une partie de la famille !
La preuve, mon père…

 

Tu te dis que tu dois faire le deuil de « la famille idéale », mais en réalité, c’est le deuil qui te fait « toi-même », qui te rend ta liberté, ta capacité d’évoluer, autrement dit ton Être !
Evidemment, ça passe par quelques « malaises »(résistances de la mémoire) , mais c’est une vraie délivrance, une fois que tu  es sorti(e)…de la fosse septique familiale ( Il y en a toujours une, c’est obligé !)
Quand  j’ai vécu  le dernier épisode du feuilleton familial genre Dallas, il y avait des vieux trucs qui pourrissaient et  j’ai replongé.. J’étais écoeurée, dégoûtée, ça ne sentait pas bon.
Deux jours pas plus !
J’ai pensé à mon père qui, lui, ne m’a jamais bannie.
sysiphe et son rocherLa famille, c’est comme ces « doudous » qu’on donne aux gosses.  Ils les tripotent et les suçaillent ( aïe !); au bout d’un moment  ça devient infect, mais  ils y tiennent ( ils ne veulent pas que tu le mettes dans la machine à laver !). Voilà comment on est avec sa famille. C’est un truc de fou !
C’est   à cause de la « mémoire du passé » à laquelle on s’accroche. Avec la famille, on réveille l’enfant en soi, puisque la relation a commencé dans l’enfance. C’est formidable, parce que justement, c’est le moment de réactualiser ses potentiels, là, maintenant, et de ne pas rester coincé(e) dans les sortilèges du clan.  Mais attention, si tu veux que la famille valide tes « mises à jour » – à part les membres qui l’ont fait depuis toujours-  tu  vas au casse-pipe. C’est à dire que tout ce qui sort de ta bouche est cassé./
La famille est vraiment le « lieu » où tu as la plus grande occasion de te détacher de ton vieil ego ( toujours sans le renier). Ne pas confondre « avoir un ego »( une forme définie) et y être attaché comme Sysiphe à son rocher.

 

Allez  hop !

J’ai un pote-en-ciel

 

Il a suffi que je décide que  « Non cela suffit maintenant , je veux sortir de là dé-fi-ni-ti-ment ! » 
Ne pas accepter d’y replonger, même de temps en temps. J’ai  alors  eu la vision de mon père  me tirant vers le haut (comme on l’avait secouru lui-même il y a bien longtemps)  et je me suis  vraiment « élevée » au-dessus de ce qui faisait que « je ne me sentais pas bien ».  Ce n’était pas la fête de l’Ascension pourtant , mais j’en ai fait une !  Et j’ai entendu mon père me dire, « allez hop, tu as autre chose à faire que rester la-dedans« ! Lui, il est parti depuis longtemps, alors…Et après tout, pour mon Enfant Intérieur, mon père reste toujours un peu mon dieu, celui qui pouvait tout et était le plus fort. 

 

Fin de la saga !

 

 

Mon père, c’est mon pote-en-tiel

 

Mon père  est « au Ciel » comme on dit aux enfants.
C’est un jeu de mot bien sûr,  et c’est là où je voulais en venir, moi qui aime bien « cuisiner » les mots à la sot-ce saint pli cité. ( la simplicité c’est quand il n’y a qu’un seul pli, donc que c’est pas compliqué)
Tout ce qui se passe dans notre monde actuel (que je détaille dans l’article précédent) est dans notre conscience à chacun. Il n’existe pas d’univers objectif en dehors de ce dont nous avons conscience. Et ce dont nous avons conscience est tout ce que nous définissons comme « pas-nous », tout ce que nous repoussons en dehors (principe de répulsion = conscience) .  Notre ego est le centre de notre Univers. L’objectivité a été inventée par la science pour couper l’humain du Tout qu’il est aussi , de l’Être en évolution, en révélation tendant vers  l’infini.

 

Ton potentiel infini

 

filmEn réalité, nous pouvons potentiel-lement changer tout ce que nous voulons.
Imagine que tu sois l’opérateur qui passe le film de ta vie dans une salle de  cinéma, comme cela se faisait avant dans les salles obscures, avec un projecteur et cette bande qui tournait. Les images  sur la bande  étaient éclairées, amplifiées et projetées sur un écran blanc.
Une fois que tu regardes  le film, tu es « hypnotisé ». Tu es dedans, tu ris,tu pleures avec les acteurs. Tellement bien que tu crois être le film.
Imagine que  l’histoire ne te plaise pas !
Comme tu es hypnotisé, pour rectifier le film, généralement tu t’approches de l’écran, de l’histoire projetée  et tu cherches à la rectifier à cet endroit. Cela est impossible évidemment, la bobine continue de tourner. La seule solution c’est au niveau du projecteur, de couper des morceaux de bande ou de carrément « re-tourner » des séquences. Te « retourner » vers le projecteur que tu es.
Quand tu imprimes un document à partir de ton ordinateur, c’est pareil, si tu ne rectifies pas sur le document dans le PC , c’est inutile de vouloir changer ce qui est imprimé. A chaque impression, la faute revient. Et toi peut être, tu continues de frotter avec ta gomme sur le papier ? ou de mettre du « blanco » sur le mot, comme on met des « cachets » sur les maux ?

 

La force est avec toi

 

lionUn potentiel c’est étymologiquement une puissance, un pouvoir, une force. C’est un  pouvoir magique, quand  tu peux changer les images de ton histoire, ( magie anagramme d’ image) grâce à d’autres histoires, des images fortes, comme dans les contes de fées. Des images fortes qui t’inspirent, te donnent un nouveau souffle ( un nouvel inspir) , t’amènent à un dé_noue_ment, à défaire les noeuds du mental.

 

Dans l’anecdote  que je t’ai racontée, j’ai apporté une image forte à l’histoire plus récente que je me racontais et cela a changé l’émotion instantanément. Mon père est mort oui, mais son invisibilité n’est pas son inexistence. Et puis, il y a l’archétype du parent en moi pour mon enfant intérieur. Je peux faire appel à mon parent aimant quand je veux. Je suis aussi celui-là. J’ai le potentiel et je m’en sers ! Le potentiel c’est aussi ce qui est « en potentiel », en puissance, en virtuel, et qu’il faut faire ressortir; c’est la nécessité de l’infini des possibles qui nous appelle à dé-couvrir à travers des projets, grâce à notre « projecteur ».  Nous avons le choix de laisser se révéler le nouveau potentiel ou de se crisper sur le malheur passé. Le potentiel, c’est un moi futur qu’on laisse naître au présent.
Il se révèle en faisant des projets ( ce que l’on jette devant et vers quoi on va aller) , en ayant des objectifs, en relevant des défis.

 

Potentia = la force en latin
Un pote est quelqu’un qui t’apporte de la force, un soutien
Une potence est un appui, un soutien ( ce qui soutient une enseigne)
Quand tu es condamné, la potence est employée pour t’ôter la vie et t’exhiber pour faire un exemple de « désobéissance », afin que d’autres ne s’y risquent pas. C’est ainsi que le (dés)-ordre est main-tenu par une force agoniste.

 

le jugement

Le Jugement dans le tarot

Retrouver la force du mental

 

Dans ce magma, ce chaos créé volontairement,  dont je parle dans le précédent article, le mental est complètement confus. Il faut bien dire qu’il se plait à être confus, car la clarté lui fait peur.
Combien de fois entendons-nous : « il ne faut pas juger »( injonction religieuse)  ou « il ne faut pas se prendre la tête » (pour mieux se prendre quoi ?), ou « il faut lâcher prise » ( à quoi ?), « je manque de confiance en moi »,(qui est moi, qui est soi ? )  ou encore « je vais demander à mon ange » ( il est là l’en-je) , « il faut lâcher le mental »(plutôt le rééduquer) , etc…

 

Tout cela sont des concepts du New Age qui font rêver, mais  Ils gardent dans la confusion mentale. Le 21 ième siècle a besoin de vraie Sagesse, de connaissances métaphysiques, de clarté . Nous avons besoin d’intelligence hyper-rationnelle et de laisser tomber tous les concepts fumeux et obscurs de la science officielle. Ils reposent exclusivement sur la matière (qui est une illusion nécessaire de la conscience ) et sur des hypothèses qui se rajoutent à d’autres hypothèses.
Nous devons refuser la confusion; c’est ce que j’ai appelé être « une fausse sceptique »; refuser l’incertitude et le doute qui amènent la peur, le fait de tourner en rond.

 

Pourquoi le mental se plait-il à être confus ?

 

créativité inspiréLe mental a besoin de confusion pour ne pas comprendre qui il est, pour ne pas risquer d’évoluer, de révéler la puissance de l’être, de céder à la nécessité de l’infini des possibles. Il préfère maintenir l’inertie, le statu quo, rester quelque chose de « figé » ( sortilège) . Si on n’y fait attention, toute sa vie on  reste approximatif, habité de concepts contradictoires sans chercher à les transcender. « On verra bien, peut être, je ne sais pas... »  Nous avons besoin de préciser les concepts maintenant et de les comprendre (les prendre avec pour les incarner).
Comme le mental  est duel (sans dualité, il n’y a pas de conscience)  une part de lui continue de chercher quand même et il se donne l’illusion de changer.
L’ego  est la rencontre d’une nécessité d’évolution et d’une impossibilité; c’est  un paradoxe à intégrer. E cela rend la vie intéressante.
Alors tout le monde dit je veux être Dieu, mais le fuit.

 

Le rôle du mental  est d’abord de protéger la mémoire du passé, d’en rester sur ce qu’il sait, c’est à dire ce que l’ego contient de mémoire. Il a besoin de défendre l’idée qu’il est « quelque chose » et non pas l’évolution elle-même. Quand il s’ouvre, c’est qu’il comprend qu’il peut intégrer davantage de mémoire. C’est juste cela.
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Donc,

 

Tout le monde sait qu’il est créateur, mai tout le monde fait comme s’il ne l’était pas ! La plupart du temps on se sent victime, on dit que c’est la faute à l’autre. La famille, le gouvernement, les cons etc… Eh bien oui, parce que l’autre est peut être davantage créateur ? mais il  ne s’en sert pas forcément d’une manière bien lumineuse ! Alors c’est pour cette raison qu’on doit reprendre la responsabilité de notre création pour créer un nouveau monde.
L’amour n’augmentera que si notre clarté mentale augmente.  Parce que c’est l’ignorance qui entretient  la peur.
La peur garde dans un contexte limité, un rétrécissement, un statu quo; elle n’est pas comme on dit « le contraire de l’amour » ( encore une confusion), mais elle empêche l’amour ( autrement dit le principe d’attraction).

 

 

 

 

 

 

2 comments on “As-tu aussi un pote-en-ciel ?

  1. EWREÏNOFF Marie-Sophie

    Merci Elisandre* oui, j’avais lu aussi ton texte « fausse sceptique »! très intéressant, je fais partie de ces personnes ayant eu accès à une éducation ouverte et même au lycée nos professeurs de Français/Lettres, nous disaient  » notre enseignement consiste à vous permettre de penser par vous-même » c’était dans les années 1976,77……il semble que cette période bénie fut courte et c’est bien dommage, mais bien ficelé par le gouvernement mondial odieux! je fais partie des gens qui ne sont pas rentrés dans ce jeu infâme et destructeur empêchant l’être en évolution permanente que nous sommes d’avancer. Cela m’oblige à trouver des solutions qui me permettent de ne pas me trahir, j’appelle cela du »slalum » (ski) ou « tirer des bords( voilier); la route n’est pas directe, en zigzag, mais on passe partout, et cela prend plus de temps, qu’importe! j’ai travaillé en « souterrain » côté artistique pour ne pas me faire déglinguer par les ennemis de la Joie* etc….
    J’aime beaucoup tout ce que tu dis, et surtout sur la clarification des pensées, c’est essentiel! ne pas se laisser embrumer, ni emmer….

  2. Ecole

    @Marie-Sophie Trop jeune pour ma part pour avoir connu cette éducation de penser par soi-même, aujourd’hui l’éducation est beaucoup trop scolaire. A l’école, l’enseignement sevrait laisser plus de place au raisonnement ce qui faciliterai la vie future de plus d’un au final.

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