Mourir de peur ou vivre d’amour ? partie 1

vénus« A celui qui a acquis la lumière à partir de son ombre, on donnera une lumière plus grande » (extrait de la Bible)

Derrière chaque peur il y a un désir et derrière chaque désir se cache une peur. Puisqu’un jour le désir s’est figé dans la peur, toute peur est donc convertible en désir. Quelle est la nature profonde de ce désir ? D’où vient la peur ? Voici la première partie d’un article qui en comptera deux.

Tout blocage de notre accomplissement est une peur qui avance  masquée. Son masque est tissé des croyances qui nous maintiennent dans le mensonge, une fausse identité.

 Réveiller la source du désir endormi par la peur, est la voie vers l’expression de notre vérité, notre identité, notre réalisation plénière. Affronter la peur qui garde la porte étroite du domaine de notre royaume intérieur c’est approcher notre vérité. Il n’y a pas d’autre passage.

Réveiller la vrai source du désir n’est pas si facile car cette source est polluée par toutes sortes de désirs préfabriqués tournés vers le superficiel. Le chemin vers le meilleur de nous-même est « court-circuité ».

De la rigidité de la peur à l’ouverture du désir

Dans l’article « le Minotaure ou la puissance des instincts », vous disposez de l’information concernant la manière rituelle dont la Biodanza propose de transformer la peur qui paralyse. Je viens de terminer ma formation à cette « extension thérapeutique » du système Biodanza. Radicalisation du processus identitaire, le Projet Minotaure est aussi une véritable aventure humaine. J’en suis revenue  avec une  force de transmutation qui ne vient pas,  comme pour Astérix, de quelque potion magique (bien que nous en ayons bue !) mais d’un  plus grand désir (que la peur  masquait) . A grands moyens, grands résultats. Je suis passée à un autre niveau de compréhension. Entre confusion et clarté, il faut accepter le chaos intermédiaire, et laisser venir le nouvel ordre sous-jacent, le nouveau royaume amoureux bien sûr.

C’est ainsi dans les contes de fées. Le roi (les forces mentales conscientes) émet un souhait vital pour le royaume et en appelle, pour sa succession (son succès) au héros (les qualités du coeur)…qui va rencontrer les épreuves pour se qualifier et  devenir roi à son tour. Ces histoires racontent le renouvellement de la conscience par les forces inconscientes. Seul réussira le prétendant qui est en adhésion infinie à la demande de la « fonction royale« . Notre souhait se réalise donc seulement quand l’énergie de notre désir d’accomplissement est capable de faire basculer l’énergie prisonnière de la peur.(souvent  la peur du bonheur !) ;  quand l’ego cède sa place à la gouvernance de l’âme,  quand le désir tend vers  l’infini et dissout les rigidités mentales,  quand la personne décide (tue toute autre possibilité) de sortir de son impasse existentielle.

Un masque est tombé

Suite à cette formation approfondie,  un masque  est tombé. Il me revient la mémoire de qui je suis, du plus profond de ma vérité ; non que bizarrement, je ne connaissais pas déjà les choses que j’ai découvertes ; on peut connaitre des choses dans un état « endormi » ou dans un état « éveillé » et cela est bien différent. Quand on dort, on ne sait pas qu’on dort ; c’est seulement quand on se réveille que l’on comprend qu’on dormait précédemment. La croissance de l’être est une succession d’éveils. Transmuter les peurs éveille.

Ce sujet me passionne particulièrement car je constate son impact et sa profondeur. J’ose même avancer l’idée que les émotions peuvent se résumer à ces deux seuls antagonistes : l’amour et la peur. Tout le reste est littérature…

Les croyances

les croyancesLes croyances sont des idées, des principes  que l’on a adoptés, à partir d’évènements qui ont marqué notre vie  ; faisant leur travail inconscient/automatique, ces croyances se renforcent, mettent le focus toujours sur les mêmes  choix et décisions au long de notre vie, provoquant les mêmes évènements. Nous croyons donc ainsi avoir la preuve que ce que nous croyons est vrai. C’est ainsi qu’une croyance devient une vérité alors qu’elle n’est qu’un point de vue. Donc elle n’est pas absolue, elle peut changer. Les croyances forment un réseau, un système, se tenant les unes avec les autres (elles sont en cohérence) ; bien souvent, il est peu efficace de vouloir défaire une croyance isolément car tout le système à laquelle elle est reliée la maintient en place. Les croyances sont comme un filet dans lequel nous sommes pris ; un filet qui semble  nous protéger de revivre les émotions difficiles de l’évènement qui a engendré les dites croyances.

Une croyance n’est pas une idée que possède notre esprit mais une idée qui possède notre esprit !

Les croyances peuvent enfermer des pans entier de notre histoire, nous murant dans la frustration. Il y a aussi des croyances aidantes, construites de la même manière, mais sur des émotions positives, qui soutiennent l’accomplissement de nos rêves, nos projets. Les croyances limitantes sabotent nos plus beaux élans. Ce qui tient un réseau de croyances limitantes c’est la peur, ce faisceau d’émotions destructrices qui sabote notre désir. Le moyen le plus sûr pour démanteler le réseau est de transmuter la peur, en potentiel. La transmutation  libère…le désir, le plaisir et la joie de vivre.

Aller plus loin, plus profond

Qu’est-ce qui m’a poussé dans cette voie de profondeur ?

Un désir bien sûr ! L’appel de mon âme

le désirJ’ai une grande capacité à être une bonne compagnie pour moi-même, mais pour me réaliser pleinement, après une période  de « solitude », j’éprouve le désir intense d’accueillir et de  célébrer la vie avec un homme,  relation  dans laquelle  partager des passions, des valeurs communes et des motivations profondes. Une relation de tendresse qui aurait du sens et  ferait s’accomplir  chacun. Relation pour féconder nos créativités ? Une relation qui intégrerait et dépasserait les archaïsmes et les vieux schémas des précédentes générations .  Sortir des illusions et programmes que l’on fait rouler sur l’amour sans jamais les remettre en question..

Le programme, le germe est en moi ; il doit émerger et je dois le cultiver. On a déjà les potentialités de ce que l’on veut devenir, mais l’identité profonde se manifeste dans la présence de l’autre.

Fou d’amour, fou de peur

Il y environ trois ans j’ai vécu une relation de quelques mois avec un « fou d’amour » (donc de désir) qui est devenu rapidement « fou de peur » et s’est enfui. Insécurité affective,  insécurité matérielle, sans raison. J’ai été fortement interpellée par sa « fuite ». La rupture me fût si douloureuse que j’ai décidé de ne plus jamais revivre cela.

Je ne m’installe pas dans l’impuissance !

Je pus alors considérer que tout ce que j’éprouvais de sentiments ne lui était plus destiné mais constituait le trésor de mon coeur, mes potentialités, ma grande capacité à aimer. J’avais capitalisé des « ressources intérieures ». Que faire avec cela ? Les offrir au monde.

 Je ne saute pas d’une relation à une autre sans  m’interroger. Que dois-je découvrir, laisser fleurir, accomplir ?

Le premier couple qu’il convient de concilier, il est entre moi et moi, deux facettes qui ont peut être du mal à s’entendre? Le but de nos relations amoureuses est d’élargir notre champ de conscience et notre humanité, retrouver le lien à notre âme. Peu de monde le voit cependant ainsi.

Contrat sacré

Vénus 2J’ai un contrat sacré avec mon âme, un pacte d’alliance ;  je la laisse me guider (comme une bonne étoile) . Je sais que je suis protégée, reliée à la source des bienfaits.

Comment je le sais ?

De bien des façons concrètes, « vivencielles » mais une autre « raison » de le constater est la position de Vénus, archétype de l’amour, dans mon thème astral de naissance. Ma vie, mon destin pourraient se résumer à cette planète qui maîtrise largement ma Carte du ciel. Elle me permet d’être réceptive aux énergies collectives, experte dans l’art de trouver – pour moi – et de donner aux autres  le soutien par des ressources inconscientes. Elle m’incite à éprouver au fond de moi-même une grande harmonie et à la communiquer. C’est un pacte avec la vie.

Retenez bien ceci, c’est un secret et une clé: pour accéder à la véritable qualité de protection, il  faut transférer notre besoin de se protéger (égo) vers le voeu de protéger un idéal ou une cause que nous aimons. Fascinant non ?

Un contrat sacré, ou en d’autres termes une alliance à la Fécondité (voir glossaire du merveilleux) est un accord permettant de participer à l’accélération des événements en recevant les garde-fous indispensables. C’est être partie prenante dans l’évolution de la vie et du genre humain. Votre « patron » c’est la vie et croyez-moi, vous ne craignez jamais le chômage ni le manque d’argent quand cette conscience là est bien enracinée en vous. Cette alliance est le vrai sens du projet de « mariage entre le prince et la princesse » dans les contes de fées.

vénus déesseLes « ennuis » me viennent donc avec Vénus quand – c’est son défaut, donc le mien – elle ne supporte pas la médiocrité et la superficialité des relations (en maison 12 pour ceux qui sont au courant)  Est-ce un défaut ou le trop plein d’un désir de trouver une beauté subtile, immatérielle et sublime qui offre une totale béatitude ? Est-ce un défaut de ressentir profondément le besoin de dépasser l’état de séparation dans lequel, plus ou moins, nous sommes, pour trouver une communion d’âme  ? est-ce une faille le besoin de sortir des comportements de survie de notre animalité dévoyée vers une in-humanité ?

Mon exigence n’est pas un défaut mais presque un handicap dans un monde ou la  conscience générale s’appauvrit dangereusement ( hyper valorisation du cerveau gauche) où les credos se nomment  individualisme, matérialisme, utilitarisme, et beaucoup d’autres ismes de la pensée qui ne mènent nulle part sinon à une impasse existentielle…

Les hommes que j’attire aspirent consciemment ou non à la dimension princière de leur être mais pour construire avec sagesse  dans le ciel extérieur, le masculin doit pénétrer amoureusement –  j’emprunte délibérément au langage érotique – son cosmos intérieur, son féminin.  Mais tout les divertit (fait diversion) vers les désirs de consommation ou de valorisation extérieure qui sécurisent leur ego par inflation ! Quel dilemme !

Tout est organisé dans ce monde pour faire des moutons bêêêêlant qui restent dans le troupeau, et concluent un pacte avec la mort, plutôt que des princes qui s’apprêtent à gouverner leur royaume ! Le processus identitaire consiste à retrouver qui l’on est vraiment : un(e)créateur/créatrice de nos vies.

Le désir

« Dans la semence de votre désir se trouve tout ce qui est nécessaire à sa concrétisation. Votre travail est simplement de lui offrir un sol fertile dans lequel il peut grandir ».  Abraham Hicks

 Le désir est ce qui vous rapproche de votre étoile (âme). Ce mot « désir » signifie littéralement « privé de son étoile », du latin desiderare, composé de sidus, astre et du préfixe de (valeur privative). L’idée première « regretter l’absence » a disparu derrière l’idée positive de « chercher à obtenir, souhaiter » (demander la lune).

étoile désirDans son ouvrage « Une Vision du Cosmos », José Maza (astrophysicien) nous rappelle ce magnifique concept selon lequel nous descendons tous d’une étoile. Les atomes de calcium qui constituent nos os et le fer de nos globules rouges ont été fabriqués au sein même d’une étoile, avant d’être violemment projetés dans l’espace sidéral, lors de l’explosion d’une supernova et de constituer la nébuleuse solaire primitive dans laquelle est née notre Terre. Lorsque nous nous penchons sur le mystère du cosmos et étudions les étoiles, nous ne faisons que nous plonger dans le mystère de nos propres origines, à la recherche de nos racines les plus profondes.

L’appel vibratoire

Plus récemment, mon désir de transcendance  avait accueilli un nouveau lien « amoureux », une autre étoile.. Ma Vénus renvoie – à ceux qui y sont prédisposés – ce qu’il y a de plus riche et de  meilleur en eux.  C’est dans la lumière de cette étoile si brillante qu‘Il a miré ses qualités et s’est inspiré. C’est cette déesse sensible qui allumait la flamme dans nos yeux. Même résonance intérieure.  Lui et Moi, semblables et complémentaires nous étions.

Cette relation mettait clairement le doigt sur des potentialités qui appellent et demandent à être déployées.

Dans les contes, cette phase de résonance avec l’âme se nomme « l’appel ». Le héros potentiel entrevoit un monde de fécondité, une lumière qui l’attire. Il va être tiraillé entre son désir d’ Eveil et l’envie de se rendormir dans ses automatismes destructeurs. Les sorcières (ses ensorcèlements) vont le harceler pour empêcher son désir (l’appel de son âme, ses qualités) de se réaliser. Les ogres (vieux programmes de survie) vont le tarauder. Ces programmes destructeurs vont tester sa résistance et sa maturité, son « autonomie spirituelle ».

Ensembles, nous avons semé de la graine d’étoiles dans le jardin du monde et nous nous sommes émerveillés des premières pousses qui sortaient. Mais nous n’avons pas nommé ces merveilles pour  en faire des bénédictions. Ce qui n’est pas nommé n’existe pas dans ce monde. Alors la peur des prédateurs est arrivée…peur irrationnelle.

Le refus

  En quoi la peur, le stress que l’Autre amenait me concernaient, et faisaient écho à la mienne, la provoquaient ? En quoi ils me rappelaient les chaines de l’esclavage ? Quelles capacités devais-je renforcer devant l’adversité ? Quand  j’ai senti « la peur »  circuler, j’ai pris la décision d’y voir plus clair et de prendre soin de cette relation. Changer de niveau de conscience. Ne pas tomber dans les schémas destructeurs de souffrance. Ne pas « tomber amoureuse » mais m’élever en amour.

Synchronicité merveilleuse : le « Projet Minotaure«  était proposé (la formation) ; je décidai donc d’ approfondir le sujet. J’étais apparemment  seule à vouloir comprendre  le vieux piège qui se tramait.

 Quand la peur transforme les merveilleuses vibrations si légères  en chapes de plomb,  ce qui était miracle devient anathème. La peur est mauvaise conseillère ; elle fait dire l’inverse de ce que l’on disait juste avant. Confusion, embrouillaminis, incompréhension. Réaction immédiate. Sabotage. Le mental reprend ses droits à l’émotion ; il est le grand promoteur des pirouettes et tour de passe passe. L’éternel mensonge. Le reptilien est de retour. On piétine les semences d’étoiles sans vergogne. C’est le résultat de la « culture ambiante » justement. Je regarde faire a- tterrée et je préfère fuir lâchement devant cet apocalypse. Impuissante. Le féminin est piétiné. Le patriarcat reprend ses droits. Je suis sans voix. Serais-je complice de ce dégât. Comment l’ai-je déclenché ? en disant ma vulnérabilité. Comment y remédier ? en l’acceptant moi-même.

chaineLes chaines des programmes millénaires de survie, qui se jouent entre hommes et femmes, sont lourdes ; elles font un tel bruit d’enfer, qu’on ne peut entendre l’autre, qu’on ne comprend plus ce qu’il dit.

Comment briser ces chaines sans briser le lien ? là était la vraie question à laquelle nous n’avons dans l’instant su répondre. Là se trouve la véritable impuissance. Au-delà, le vrai désir. Là commencerait la quête d’amour véritable…énergie de l’âme qui veut se faire connaitre.

C’est quoi mon âme ? elle est ce qui me tire en avant, cette énergie qui veut m’emmener hors des sentiers de la guerre avec moi-même et avec les autres. Cette flamme qui fait s’allier les contraires.

Expansion /rétraction dans la relation

En effet dans notre vie, nous vivons  un mouvement incessant d’expansion et de rétraction. Nous nous ouvrons vers l’extérieur,  et quelquefois nous refermons sous l’effet de la souffrance ou de la tristesse. Ce mouvement naturel est  amplifié par la relation. Nous  vivons des moments d’élan, de fusion puis des mouvements de retrait et de fermeture.

Alors comment faire pour vivre la relation avec ce mouvement, sans  que le retrait ou la rétraction soient  rupture ou éloignement, mais au contraire participe au processus identitaire ?

Comment établir la continuité de la relation à l’intérieur de ce mouvement salutaire ?

La clé est peut être l’acceptation de la réalité de ce mouvement. Aimer, c’est accepter  l’éventualité de la tristesse ou de la frustration,  de la déception ou de la souffrance. Cela suppose une capacité de recul sur la situation, de la confiance et de l’estime de soi. Cela suppose de prendre son temps.

Quand le prince se montre sous sa forme « crapaud », c’est seulement là que la véritable histoire commence. La princesse doit d’abord le trouver « répugnant » pour qu’il y ait transmutation. Le « crapaud » est en chacun de nous. C’est la forme « immature » d’une qualité, d’une capacité qui veut émerger. C’est pourtant là que la séparation intervient le plus souvent, dans la vie du quotidien, tellement les personnes ont peur de se rencontrer vraiment. Le monde « crève » de superficialité et d’ignorance, étouffe sous le vernis qui craque de partout aujourd’hui.

Investir dans le bonheur

désirEckhart Tolle : « Quoi que vous réserve le présent, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi de manière délibérée. Allez toujours dans le même sens que lui, et non à contresens. Faites-en un allié, et non un ennemi. Cela transformera miraculeusement votre vie. »

Nous avons  le potentiel pour décoder un paradis relié à la source des miracles mais nous ne le savons  pas car nous dormons.  C’est pour cela que ce qui se passe sur Terre relève souvent du cauchemar  ; je suis bien convaincue que ceux qui le veulent vraiment vont pouvoir installer le paradis sur Terre, mais c’est à l’intérieur de soi qu’il faut d’abord  le créer. La chenille se prépare dans sa chrysalide à devenir  papillon.

Décidée à  investir dans le bonheur – plus que jamais dans ce monde sans dessus dessous – j’affirmai que l’amour n’est pas la souffrance. Seule une idée mentale de l’amour pouvait produire de la souffrance. Pourquoi le sentiment amoureux devrait-il me faire vivre des tourments ? ce serait un non sens ! il est fait pour augmenter le désir de vivre et non l’inverse.

 La solution, l’explication se trouve quelque part. Cette fois, quoiqu’il se passe à l’extérieur, j’organise mon propre changement intérieur sur le sujet Trouver les causes de nos malheurs dans le passé familial ne me satisfait plus. C’est une impasse. Elles sont là dans le présent, comme de mauvaises habitudes que nous  gardons, de vieux patterns auxquels nous nous accrochons. Nous n’avons plus le temps de nous demander quelle est la cause passée de ce qui ne va pas ; la cause c’est  moi, c’est lui, c’est chacun.   Si je suis la cause, je suis aussi l’effet et je peux changer l’effet car je suis créateur, créatrice. Je suis le dieu, la déesse que je crois à l’extérieur de moi.

Les consciences s’éveillent peu à peu chez une partie de nos contemporains, une nouvelle espèce humaine verra le jour.  C’est une fabuleuse aventure. Je me suis incarnée pour cette épopée. Personne ne s’étonne de voir une transformation aussi importante : une chenille en papillon  ? un crapaud en prince ? N’est-ce pas étonnant, fabuleux ? quoi de commun entre l’un et l’autre ? N’est-ce pas ce qui va se produire pour l’humanité ?

Un processus alchimique

 vénus 3Si, de par sa position natale, ma Vénus est le miroir du meilleur de l’autre, elle est aussi le miroir des ses  enfermements. Pour atteindre nos richesses intérieures, donner ce qu’on a à révéler au monde, il faut l’épreuve du feu, de la transformation, qui fait sortir l’or de sa gangue.  Pour Paracelse, il ne semblait pas faire de doute que le métal vil recelait le métal le plus précieux, l’or solaire. « Travailler le plomb », cela consiste à partir de ce qui est là, dans notre vie, pour découvrir que le Créateur est dans la réalité qu’il crée, là sous nos yeux.

Pourquoi diable la peur ?

Ce que nous appelons la peur est une blessure, une pathologie de l’égo qui s’enferme dans sa « chrysalide ». Le papillon ne s’envolera pas ! Emprisonnant nos plus merveilleuses raisons de vivre, ennemie jurée de l’amour,  la peur amène toujours le désordre et la guerre, la séparation et vice versa.

Alors ma question n’a plus été, comme lors de la précédente relation : « pourquoi encore m’arrive t-il cela à moi ? ». Une question centrée sur soi fait forcément souffrir puisqu’on est victime impuissante devant un bourreau ; (revenez plus haut au contrat sacré). Ma posture est devenue universelle, et j’ai regardé le phénomène récurrent autour de moi. Mes propres « ennuis » sont représentatifs des questions cruciales de mon époque. Ma responsabilité est de participer au changement car j’ai reçu les outils et les dons pour le faire. C’est ma Mission de vie.

La question est donc devenue :  » pourquoi des hommes talentueux (et aussi des femmes) sont-ils confrontés au sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir créer et réaliser ce qu’ils souhaiteraient ? Pourquoi se sentent-ils coupables, même, de poursuivre des objectifs qui les concernent ? Pourquoi dans une situation où ils auraient besoin d’assumer leur identité, se sentent-ils  tellement oppressés ?  pourquoi les relations amoureuses finissent-elles aussi souvent dans le cloaque des intentions pieuses ?  quels sont les mécanismes qui nous brident ?

C’est de cela dont je débattrai dans le prochain article.

Conclusion

Ogre de Gustave Doré

Ogre de Gustave Doré

La peur c’est aussi l’ogre des contes  qui a pris la place du roi, comme dans le conte du Chat Botté. L’ogre représente le « mensonge central de notre vie.Il faut un peu d’inspiration  pour reprendre le royaume usurpé par le monstre  qui englouti notre innocence, et épouser la princesse ( rejoindre le désir de  notre âme). Si l’ogre du conte n’avait pas existé, et surtout n’avait pas été confronté, la fille du roi n’aurait pas épousé le meunier.

J’ ai regardé la peur dans les yeux pour la connaitre ; je croyais avoir peur de l’amour ! j’avais simplement peur de la peur de l’autre. Quand les autres ont peur, qu’ ils sont stressés, ils sont  imprévisibles, tyranniques, dominants, insensés. Les peurs envahissent l’intimité à tel point qu’on finit par les trouver « normales » et s’en accommoder !

Maintenant que j’ai nommé ma peur, je peux nommer mes capacités et mes compétences et les mettre en oeuvre plus efficacement. La peur est un handicap paralysant tant  qu’on ne la regarde pas en face.

Eurêka !

Mon nouveau territoire à conquérir c’est l’ombre de la relation à l’homme !  Nommer la peur c’est aussi nommer le désir, le souhait. Un créateur, alchimiste qui ose créer des valeurs humaines à partir de l’Ombre de la relation. Quelle aventure cela serait !

Dans une relation, il y a toujours un « troisième personnage » réel ou imaginaire : l’Ombre. Elle n’est menaçante si l’on ne s’en sert pas pour créer. Non acceptée, elle agit à notre insu ; elle fait peur. C’est ce que je viens de vivre.  Quand on en fait un « personnage singulier », elle est source de toutes les créativités.

Je cite donc à nouveau : « A celui qui a acquis la lumière à partir de son ombre, on donnera une lumière plus grande » (extrait de la Bible).

A suivre...    Laissez un commentaire !

10 comments on “Mourir de peur ou vivre d’amour ? partie 1

  1. SC

    Merci pour ce partage, sa sincérité et sa profondeur.
    Merci pour ces mots à la croisée de mon chemin.

    1. Elisandre

      Bonjour Isabelle,
      Merci du commentaire.
      Dominer la peur, c’est du contrôle mental et c’est inutile.C’est une énergie bloquée dans le corps. Il convient mieux de la transmuter.
      C’est ce qui est expliqué dans l’article que vous trouvez à cette adresse :
      http://leroyaumeamoureux.com/?p=5359

  2. Pingback: vivre d'amour ou mourir de peur (2) | Le Royaume Amoureux

  3. Ginette

    Vous lire m’a fait un grand bien trouvant sens et espoir par vos écrits. Merci ! d’avoir de nouveau contacter vos abonnés.

  4. Elisandre

    Bonjour Ginette,

    C’est avec un grand plaisir que je l’ai fait et je suis ravie si mes écrits vous aident !

  5. Pingback: La peur de l’engagement | Le Royaume Amoureux

  6. thomas

    Bonjour Elisandre , Étant amoureux depuis une semaine les commentaire notamment au niveau de la souffrance amoureuse m’ont bien aider ce n’est pas évident , quand on a la personne dans la peau, et je vous en remercient et que la paix soit dans le cœur de vous tous qui souffre .

    1. Elisandre

      Bonjour Thomas !
      Merci de votre commentaire. C’est une erreur de croire que l’on souffre par amour. On souffre seulement par peur de perdre l’amour. C’est bien sûr une illusion puisque l’amour est en nous. Nous sommes amour. Evidemment l’éducation fait croire qu’il est « ailleurs ». c’est une manière de faire consommer pour remplir le vide auquel on croit.

  7. thomas

    Bonjour elissandre, je suis juste d’accord pour remplir le vide du manque d’amour, on n’a tous tous besoins de contact ce qui n’est pas superficiel et je le ressent bien , étant enfant il y a jamais eu d’amour de mes parents cela ne me manquait pas, étant adulte les choses sont différentes l’attirance physique joue un rôle notamment sur l’age .J’ai toujours été attirer par des femmes mur et le physique aussi est souvent le complément de nouveauté de changement une attirance de ce que l’on ne connais pas. je n’est pas besoins d’éducation je suis assez grand pour s’avoir ce que c’est l’amour car personne d’autre n’est a ma place et on est tous unique de ressentir nos propres sensations et désire…

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