Quand la Mer(qui)veille devient syndrome

enfant interieurQue dirais-tu d’aller t’abreuver directement à la Source Vive , à l’Essentiel, de te rapprocher de Ta vérité  ? Plutôt que rester dans une pseudo-réalité ?
Il y a l’âme que tu ES et la personnalité que tu AS construite, les mondes que tu as construits. La construction, c’est la pseudo-réalité, ce que tu possèdes ou ce que tu parais : attitudes, comportements, habitudes, possessions, identifications , rôles. Les deux sont OK, mais tu dois savoir que tout part de l’Être. L’enfant intérieur – c’est de lui dont nous allons parler-  c’est l’âme, autrement dit ta part éternelle, infinie, l’esprit créateur que tu es, ta  véritable identité (plutôt que ta pseudo-identité).
L’enfant est « celui qui ne parle pas » (du latin infantem),  c’est celui qui éprouve, qui est innocent ( ne  nuit pas). Dès que l’on apprend à parler, on apprend à raconter des fausses vérités, des fictions, des « mal-a-dit », des inter-dits. Et l’illusion commence…Ici je te parle d’une terrible illusion qui génère un vrai sabotage, et je te propose de déposer les armes du combat contre ton Enfant Intérieur..

Nous « n’avons » pas une âme, comme on l’entend souvent, nous « sommes » une âme, « apparemment » incarnée dans une forme éphémère que nous créons. Revenir au Coeur d’Enfant, c’est voir clair dans  toutes nos « identifications » à des rôles et s’en des-identifier , revenir à la source de toutes nos créations. revenir à l’informe(ation)  pour recréer des nouvelles formes plus adaptée, plus fluides, plus légères. C’est quitter de lourds manteaux pour laisser la Source couler.

 

Guérir son enfant intérieur ???

 

On ne « guérit » pas son enfant intérieur, puisque c’est notre part  « saine », notre souveraineté. Guérir, c’est  la personnalité, l’adulte, l’ego qui lutte contre lui-même, contre ce qu’il a vécu, dans l’espoir de changer son passé. Le passé, « c’est pas » en verlan ( sé-pas).
On ne guérit pas son enfant intérieur, on le révèle au grand jour, on lui donne de la place dans notre vie, on dégage ce qui l’empêche de respirer et d’inspirer l’adulte, cette apparence que nous sommes devenu.
Donc, tu souffres de choses qui n’existent pas, si tu tentes de guérir !
La seule chose que tu peux faire, c’est remédier l’adulte en toi, le remettre au centre, avec l’enfant, plutôt que le laisser se perdre dans des rôles éloignés de son centre. .Ce que tu peux aussi faire, c’est GAI-RIRE l’adulte de ses complications.

 

Le syndrome de Münchhausen

 

L’Enfant Intérieur est l’archétype, le « représentant, si je puis dire,  de notre origine divine, cosmique, universelle, unitaire, essentielle. L’adulte que nous sommes peut sentir  en lui l’enfant intérieur, l’accueillir comme on accueille un enfant de chair;  en prendre soin pareillement. C’est alors la possibilité de régénérer   vitalité, mouvement, croissance. L’adulte  peut être une mère qui veille sur sa merveille. Car l‘Enfant intérieur est étonnant ! Veiller sur lui, c’est s’attendre à des surprises, à des miracles.

 

Mais que se passe t-il la plupart du temps ?
Comme notre système social est axé sur la maladie et la lutte contre la maladie, et qu’elle crée même des maladies pour s’occuper ensuite de les soigner (les soi nier), elle fait la même chose avec l’enfant intérieur, c’est à dire avec l’ âme que nous sommes. Elle l’oblitère, l’aliène, l’étouffe et ensuite dit qu’elle est souffrante.

 

Connais-tu le syndrome de Münchausen ?

 

Voici comment il est défini :
  •  Falsification de signes ou symptômes physiques ou psychologiques, ou induction de blessures ou maladies dans une autre personne dans le but d’induire en erreur
  • Présentation d’une tierce personne comme malade, blessée ou fonctionnellement handicapée.
  • Persévérance dans la manipulation, même en l’absence de gains extérieurs observables.
enfant intérieur
C’est ainsi que le mental crée une ou des blessures et souffrent ensuite de quelque chose qui n’existe pas, qui n’existe plus.
Au lieu de voir la merveille que nous sommes et de laisser créer  l’enfant en nous, nous le définissons comme « blessé », malade, carencé, vide. Nous cherchons à le soigner au lieu de lui donner les occasions d’entretenir sa santé, de cultiver ses élans ? C’est ainsi  que fût créée cette mode de guérir l’enfant intérieur. C’est l’adulte qui est malade des histoires qu’il se raconte et ressasse du passé !
Dès qu’on laisse notre partie saine agir,  elle sait exactement ce qu’elle a à faire pour accomplir sa destinée. Quand on ne le lui permet pas, c’est la fatalité qui l’emporte, une impression que le destin échappe au libre arbitre.
Ce qu’on appelle « enfant intérieur« , notre âme, est toujours là, et elle est inaltérable, et le vécu de notre enfance n’est pas ( sé-pas/passé), n’est plus. Donc, inutile de s’acharner, de stigmatiser une victime en soi. Nous sommes créateurs de tout dans notre vie. Tu crées une victime, tu le deviens; tu crées un héros, tu deviens héroïque. Arrête l’acharnement thérapeutique !
Quitte à occuper notre mental avec des histoires, pourquoi ne pas en raconter de belles qu’on aura plaisir à mettre en oeuvre ? Quand la santé se développe, la maladie disparaît. Quand on installe la joie, la tristesse s’estompe.

 

Quand je suis devenue maman

 

Quand je suis devenue maman, ce fut l’occasion pour moi de permettre à mon fils ce que moi je n’avais pu faire, et de le faire en même temps que lui ; ainsi je n’ai pas de regrets. Je suis devenue la mère qui veille sur un être sensible (et sa part sensible en même temps), part créatrice, et lui donne les permissions.
Par exemple, quand on est enfant, on nous force à manger de la viande. Les enfants ne mangeraient pas d’eux-mêmes des animaux. Je suis donc re-devenue végétarienne en même temps que mon fils.
Quand il est allé à l’école, moi, j’ai repris les études qui me convenaient, etc…
De grands nettoyages physiques, de grandes détoxinations se sont déclenchées, laissant derrière moi les miasmes du passé. L’eau claire qui coule de source élimine la vase naturellement, sans chercher à « faire du nettoyage ». Le nettoyage fait avec de l’eau sale ne rend pas les choses propres.

 

Laisse les armes !

 

cristaux Emoto

Cristaux après écoute de Mozart

Tu vas  penser à la peur bien sûr ! C’est ce à quoi on pense en premier dans notre société fascinée par la peur, mais sache au moins que la peur est l’aspect pervers du courage. Ce qui t’apparaît sous forme de peur est un courage (la force yang du coeur), que tu n’utilises pas. Chaque qualité refoulée devient perverse. Pourtant, plus tu n’as pas été respecté, et plus tu as de capacité de réponse à ce non-respect de ton âme. Tu as accumulé des tensions qui te permettent une grande capacité d’action pour servir le Bien Commun.
La peur fait fabriquer des armes. Laisse les armes et abandonne-toi à ta créativité ! Tout événement de ton passé s’est produit pour permettre à ta véritable identité de s’exprimer. Laisse ton Enfant Intérieur sensible et curieux découvrir ses mystères, à travers sa créativité, car toute créativité est une extension de toi-même. Va au plus simple, au plus doux, au plus facile.

 

Conclusion

 

Tu vas peut être trouver que j’exagère avec le syndrome de Münchausen ?  Mais si tu réfléchis bien, tu verras que  l’attitude de ces mères qui rendent leur enfant malade pour le faire « soigner », attirer l’attention et la compassion du corps médical, se rassurer sur le fait d’être une bonne mère, n’est pas si éloignée  de celle de beaucoup de personnes au sujet de leur enfant intérieur.
Des personnes qui se cherchent des problèmes, parlent  de leurs blessures et y tiennent,  passent leur temps à essayer de trouver la cause de leur problème,  courent après toutes les techniques pour devenir parfaites, tout en continuant d’entretenir l’idée qu’elles ont des problèmes insolubles. Ces idées les gardent dans leur « zone de confort » – parfois bien inconfortable- car elles ne sont  plus en phase avec la demande de croissance de leur enfant intérieur.
Je pense qu’il est urgent de se libérer d’un monde obsédé par des problèmes, pour créer un monde de beauté et de merveilles, directement, par inspiration. Cette vision miraculeuse  part de l’intérieur de soi, depuis la Source Mère.
Je trouve qu’il y a tellement de magnifiques choses à contempler, à réaliser, que c’est vraiment gaspiller sa vie que de mettre le focus sur tout ce qui manque ou nous a manqué. Faisons plutôt, ensemble de ce monde un endroit où il fait bon vivre, à partir de la mer(qui)veille en soi.

 

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7 comments on “Quand la Mer(qui)veille devient syndrome

  1. Barale Madeleine

    bâtir la vie que nous désirons sans oublier que nous sommes des âmes,c’est l’essentiel, nous ne séjournons pas ici par hasard!!
    merci pour ces « beaux rappels »à la vie, cette magie produite par l’Amour….

  2. Elisabeth

    Cet article me plaît beaucoup – oui c’est cette vision
    qui m’ouvre le plus à la vie. Une nourriture à lire et à
    relire car l’autre système lourd s’est bien ancré; l’envie
    de le dé-passer est grande et cet article a la puissance
    de rendre l’ancien modèle obselette.

    1. Elisandre

      « rendre l’ancien modèle obsolète », le mot est dit Elisabeth ! L’ancien modèle est celui de la souffrance et du sauveur, comme indiqué dans la Légende de Jésus. Pour qu’un sauveur vienne vers toi, il faut donc souffrir. Tu es un pécheur, il te faut un sauveur !

  3. Myriam

    Magnifique! Mon enfant intérieur adore! Merci Elisandre!

    1. Elisandre

      Bravo, l’enfant intérieur n’a peur ni de la mort, ni de l’amour ! l’âme or, l’âme – our. Or, aur, our signifie tous la lumière de l’au-delà, l’éther, l’invisible.

  4. georgette

    prises de conscience et Foi pour des actions inspirées , ce que le conte permet, stimule.

    1. Elisandre

      Oui Georgette, le conte est le miroir de TA fonction du merveilleux, de la mer(qui)veille. Le conte en lui-même n’est rien, mais dès qu’on s’y regarde dedans et qu’on applique ses clés, alors la magie, l’âme-agit commence !. Merci pour ton commentaire !

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