Le pouvoir de la parole, entre chien et loup…

gardeuse d'oiesComment maîtriser sa vie par le pouvoir de la parole. 

Tu as appris à conduire une voiture ? Presque tout le monde. Mais peu de monde  apprend à conduire son »véhicule corporel » . Ainsi, leur corps devient leur esprit ( ça s’appelle le mental)  et il est le plus souvent en pilotage automatique.  D’où fatalité, déterminisme. Tu n’es pas maître de ton histoire. Et celle-ci peine à se terminer en happy end ? Alors cette article est pour toi !

A l’école j’adorais les cours de français, les analyses grammaticales des phrases, la conjugaison, les règles de la parole et de l’écriture.  Je me revois dans la classe de Monsieur Dumont,  bel homme aux cheveux noirs comme l’ébène et au  timbre de  voix grave. Ma place était dans la rangée de droite, au deuxième rang. A ma droite  Bernard Pogé – grand garçon blond très sage et appliqué…

Derrière moi Alain Peninckx – qui  me donnait toujours maladroitement des coups de règle dans le dos ( il le faisait exprès pas possible ! )

Devant moi la silencieuse Marie-Claude  Pecqueux;  impossible de savoir ce qui se cachait sous sa tignasse  crêpée ! Combien de temps passait-elle le matin – avant de prendre son bus scolaire – à confectionner cette  choucroute qui la grandissait d’au moins 10 centimètres ? Cela m’intriguait un peu…Ses idées étaient-elles aussi emmêlées que sa coiffure  ridicule , mais  « à la mode » dans les sixties ?

ulysse

Le voyage d’Ulysse

Nous  avions  douze ans d’âge en moyenne dans la classe de cinquième de Mormant en Brie en Seine et Marne,  dont Monsieur Dumont,  prof de français, était le professeur principal.

Deux  fois par semaine, il nous faisait découvrir la mythologie grecque: Hélène et la guerre de Troie, le voyage d’Ulysse,  la tapisserie de Pénélope, les aventures de Télémaque…enfin tout ça, tout ça…et c’était fascinant.

En tous cas, cela me fascinait et  m’ouvrait des horizons insoupçonnés.

Nous en profitions pour conjuguer les verbes, analyser les phrases et découvrir les subtilités de la langue française, ses origines grecques et latines. Si j’aime autant connaître la généalogie et l’histoire des mots, leur sens caché, je me rends compte en écrivant ces lignes que c’est à ce professeur que je le dois. Cet article va lui servir d’hommage, lui qui probablement est parti ailleurs depuis longtemps …

 

Monsieur Dumont a participé à me donner le goût de la langue française, de l’écriture, des mots, des histoires extraordinaires et  des contes; en tous cas il a révélé en moi un potentiel qui attendait de grandir. Il a favorisé mes prédispositions et ouvert un avenir dont ensuite j’ai cherché les meilleurs voies.

 

voiture

Voiture de marque Panhard

Monsieur Dumont , l’homme à la « Panhard jaune citron », m’a un jour proposé de  participer à un concours de récitation.

Whaouh !

Moi la super-hyper-méga timide qui tremblait de parler devant toute la classe, d’aller au tableau noir qui devenait encore plus noir …

Moi qui avait peur de me tromper, de bégayer,  d’être envahie d’émotions incontrôlables,  piégée par la peur du ridicule ! Moi qui allait à l’école la trouille  au ventre  tous les jours par crainte d’être interrogée ?

Les jours dédiés à la  « récitation », je disais que j’avais oublié de l’apprendre. Je préférais recevoir une mauvaise note que de bégayer devant toute la classe. J’avais établi mes priorités. Entre un zéro ou la honte, le choix était vite fait !

Curieusement personne ne s’est jamais moqué de moi ! Les écoles étaient cool à cette époque là sans doute;  ou alors j’ai toujours su éviter le pire, consciente que si je prêtais le flanc à cette blessure, mon coeur ne s’en remettrait pas  ?

 

Douze ans, un âge clé !

 

salle de classe

Une classe des années 60

On parle beaucoup de 7 ans comme  l’âge de raison, et des cycles de 7 ans  qui sont importants c’est vrai, pour d’autres raisons que les cycles de 12 années.

Les cycles de 12  années correspondent en astrologie aux cycles de Jupiter et ont eux aussi leur importance. Ce sont des étapes de « socialisation », de signification, d’orientation et d’expansion. Jupiter est le « gouvernail  » de notre vie. Est- ce étonnant ? Non !puisque c’est archétype représente le roi des dieux.

 

Quand je regarde cette image de classe ci-dessus, , je m’attends à y voir mon visage !

 

La vie Jupitérienne:  la vie qui a du sens, le sens de la vie

 

Quand ta  vie, ton histoire manque de sens, c’est que ta fonction jupitérienne est faible, occultée, en mauvaise posture  et que tu as besoin d’évoluer, de grandir. en donnant du sens à tes épreuves, afin qu’elles ne te gardent plus prisonnier(e) du passé.

Avec une fonction jupitérienne forte, donc Jupiter fort et dominant (visible dans le thème astrologique de naissance) en revanche, on sait parfaitement organiser ses activités au mieux de ses ambitions, s’intégrer efficacement à son milieu social, s’imposer par son goût des responsabilités, son sens de l’organisation pratique et son esprit de décision plein de bon sens et de réalisme.

Jupiter est considéré par les astrologues traditionnels comme la planète de la « chance ». Même forte et dominante, elle est malheureusement parfois coincée par des dogmes religieux, des lois obsolètes, des comportements excessifs de toutes sortes.

Toute fonction planétaire, donc psychique, est un potentiel à apprivoiser. Diviser les planètes en bénéfiques et maléfiques, comme on le voyait dans l’astrologie traditionnelle est un peu court. On apprend à se servir des fonctions psychiques, comme on apprend à se servir de ses bras, ses mains, ses jambes etc…

 

Tu veux en savoir plus sur toi et ta fonction jupitérienne, ta « chance » ? Alors prend une option ICI

Quand tu as pris ton option, écris-moi à elisa.andrey@orange.fr, pour réserver rendez-vous !

 

Douze ans; l’entrée dans l’adolescence

 

A douze ans, on entame un nouveau cycle jupitérien, c’est une « naissance sociale »

 Cela signifie que nous allons devoir apprendre à organiser notre existence, notre vécu quotidien, nos activités et notre temps en fonction  de finalités précises, de projets concrets, d’ambitions pragmatiques. Nous allons devoir socialiser  l’état marsien (lié à Mars) instinctif et l’harmoniser avec  la fonction psychique « jupitérienne ».

 

Nous sommes en état jupitérien :

  • lorsque nous agissons selon un  mode d’emploi simple à l’efficacité éprouvée,

 

  • lorsque nous prenons en compte les caractéristiques concrètes des êtres et des situations pour les faire évoluer dans le sens le plus favorable à nos intérêts.

 

  •   lorsque nous faisons valoir et reconnaître à leur juste valeur nos compétences acquises sur le terrain, que nous estimons qu’on n’a rien sans rien et que ce n’est que justice d’être récompensés à la hauteur de nos mérites.

 

  •  lorsque nous estimons  normal de respecter  les règles et  lois qui réglementent la vie en société, que nous cherchons à éviter, arbitrer ou résoudre les conflits auxquels nous sommes confrontés (par  dialogue,  la négociation dans l’intérêt bien compris de chacun.)

  •  lorsque nous désirons donner une signification sociale, collective  à notre vie,

  • quand  nous agissons de manière exemplaire et nous comportons comme des citoyens responsables.

 

  • Et enfin lorsque nous communiquons avec autrui pour lui faire partager avec enthousiasme nos opinions, nos centres d’intérêt, que nous cherchons à le convaincre du bien-fondé de notre logique, de nos principes,  de notre vision du monde, d’intéresser intensément autrui à ce que nous faisons.

Ce que je fais là  par exemple !

 

La pesée de l’âme

 

Zeus

ZEUS JUPITER

Tous les 12 ans, le roi des dieux (archétypes) vient nous interroger (vibratoirement ) sur  ce que nous avons fait pour progresser les 12 années qui ont précédées et la « chance  » nous sera donnée selon ce que nous placerons sur les plateaux de la balance.

C’est un peu la « pesée de l’âme ». C’est cette fonction psychique jupitérienne qui représente la chance, les aides providentielles, les opportunités, les grâces. Mais pas par « hasard », comme tu peux le comprendre là !

 

Avons-nous simplement fait une révolution passive, revenant exactement au point de départ ? Avons-nous privilégié  nos droits ( à la vie, à la santé, à l’amour…) et négligé nos devoirs ? (de parents, de citoyens, de terriens etc…)

…ou sommes-nous rentrés courageusement dans la spirale évolutive ? Avons-nous apporté notre contribution au Bien Commun ?

En clair Jupiter est celui qui donne ce que certains appellent la « mission ». C’est le « souverain » en soi. Mais quel genre de souverain sommes-nous  dans le royaume ? Au vu de ce que j’ai écris ci-dessus ?

La fonction jupitérienne fait dire à certains : je suis divin ou divine. Oui mais est-il suffisant de le dire ? Sûrement pas !

Si vous étiez dieu, que feriez maintenant  et tous les jours ? Faites-le  sans attendre  un instant !  Commencez tout de suite et tenez-vous en à ça tous les jours ! Voyez grand et acceptez que vos actions et vos résultats soient petits. Car vous êtes les deux à la fois !

 

Le loup et le chien : ma conquête de la parole « sociale »

 

J’ai choisi cette fable de La Fontaine pour participer à ce fameux concours de récitation. Je suis montée dans la Panhard jaune de Monsieur Dumont – insigne honneur !- pour me rendre au concours !

Je m’étais tellement bien préparée que j’ai été sélectionnée pour aller en finale !  Même pas peur ! Elle s’était envolée, replacée par du plaisir !

Le professeur n’a pas continué à envoyer les élèves à ce concours; je n’en connais pas la raison, mais c’est moi qui ai pris alors le relais en continuant ce qu’il avait commencé :  ne plus rater une occasion d’utiliser le pouvoir social du verbe. Y aller avec la peur et la transformer. 

C’est ce que je venais de découvrir. Un pouvoir qui ne nuisait à personne, au contraire.

 

Se dépasser

 

Il me fallait un grand défi comme ça pour que je veuille bien me sortir de mes limites. Je prenais conscience que c’est en acceptant de sortir de sa zone de routine qu’on intéresse la magie de la vie et qu’elle nous gratifie de chances impensables, inouïes !

Je venais d’être initiée au pouvoir de la parole, au plaisir de la parole, au pouvoir des histoires qui ont du sens.

  • Prendre le pouvoir sur ma destinée sociale par le verbe.

  • Maîtriser mes émotions en les exprimant, en les articulant.

  • Maîtriser les relations en relatant, en relativisant, en équilibrant les rapports de force.

 

Je n’étais plus seule face à ce terrible défi, j’avais un allié, Monsieur Dumont. Certains  adultes bienveillants et encourageants  ont un impact considérable dans la vie des jeunes et  les marquent positivement à jamais.

Ce sont des mentors, comme dans les mythes et les contes.

 

L’esprit qui anime

 

Le loup et le chien m’ont aidée aussi car, d’aussi loin que je me souvienne, les animaux ont été mes alliés. Leur « esprit » m’a accompagnée et continue de le faire. Les animaux accompagnent celui qui ne parle pas en nous, autrement dit « l’infans« , l’esprit d’enfance, notre vérité. Parce que eux-mêmes ne parlent pas les bougres – ce qui ne les empêchent pas de communiquer bien sûr de bien d’autres manières.

Et cela me plaisait justement de les faire parler dans la fable. C’était une sorte de dialogue intérieur que je verbalisais, et qui se terminait ainsi je m’en souviens parfaitement.

le loup et le chien

……………………………………………………………….

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. « 
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encore.

Ce dialogue est parfaitement représentatif du dialogue qui se jouait en moi et qui se joue éternellement en chacun, entre le moi social et le moi sauvage. Et ce dialogue m’avait permis, comme par magie, de relativiser et  de faire un grand pas vers la destinée que peu à peu j’ai choisi.

 

  • Une partie de moi acceptait de profiter de la culture, malgré certaines contraintes qui laissaient des marques  ( c’est ainsi que le loup est devenu méfiant vis à vis de la vie confortable que le chien lui faisait miroiter : « Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé. »)

  • sans renoncer pour autant à cette  autre part  sauvage et libre qui retournerait dans les bois

Jean de La Fontaine présente dans cette fable deux conditions :

 

  • l’insécurité liée à la liberté et

  • le confort lié à la servitude.

 

Quelque chose en moi avait choisi de vivre le paradoxe des deux simultanément. Cela s’est passé à un niveau subliminal, que je décrypte aujourd’hui.

Oui ! si on parlait du confort lié à la liberté ? et de l’insécurité lié à la servitude ? Quelques décennies plus tard, ce n’est pas hors sujet n’est-ce pas ?

 

Fabuleuse découverte du langage et des histoires

 

En l’arrachant à la dictature de ses impulsions libertaires premières, de ses réactions viscérales, le langage concourt à puissamment socialiser l’enfant. Partager la même langue maternelle, c’est aussi partager la même culture, la même vision du monde générale, les mêmes us et coutumes, les mêmes interdits aussi. Pas de vie en société sans règles communes, et le langage commun est la première des règles de la vie en société. La grammaire, la syntaxe, la conjugaison sont les bases de ces règles communes.

Fabuleuse découverte que le langage !

Au début, l’accession au langage fait entrer l’enfant dans un monde magique et merveilleux. C’est pour cela qu’il aime les histoires ! Dorénavant, les mots peuvent remplacer les choses. C’est fabuleux; Ils peuvent véhiculer un monde irréel (comme les contes de fées), qui se substitue au monde réel. Il peut faire parler les animaux, comme des parties de soi cachées, intimes.

 

A 12 ans, j’ai donc commencé à « grandir »,  soutenue par une figure d »autorité,  en canalisant mes émotions  par la parole et le récit métaphorique .  Avec la parole on peut commander à distance, abstraire et communiquer des informations  abstraites. C’est un pouvoir que l’on doit utiliser avec patience, responsabilité  et discernement.

 

Le temps est factice

 

On peut bien sûr retrouver ce fabuleux pouvoir à l’âge adulte, pour retrouver l’intégrité, redéployer des potentiels qui sont restés à l’état embryonnaires. Par manque de soutien, manque de culture, manque d’opportunités.

On peut dire par manque ou par plein d’autres choses qui ont occupé le temps compté de vie !

Le temps conté peut remédier à cela. le temps compté est factice, tandis que le temps conté ne l’est pas. La preuve « il était une fois…. » et une seule.

 

« La gardeuse d’oies »

 

gardeuse d'oiesDans le conte « la gardeuse d’oies », la jeune princesse abusée par sa servante (qui  a pris sa place et  épousé le prince à elle destiné),  a gardé un pouvoir, celui de commander par la parole; bien que déchue et précipitée au plus bas, (elle garde les oies) elle commande au vent :

Soufflez-sifflez bons ventelets,

Que Conrad perde son bonnet,

Emportez-le, qu’il courre après,

Pour que je puisse me peigner

Et aussitôt me recoiffer !

Et le vent souffla aussitôt, enlevant le bonnet de la tête de Conrad…..

 

Ce rituel pour sa coiffure est un fil conducteur qui lui rappelle sa condition de princesse, le pouvoir qu’elle n’ose juste pas utiliser largement,  effrayée par  la menace de mort de celle qui a délibérément pris sa place dans le royaume. Mais cette parole sera entendue par le roi – le père du prince- qui  décèle certaines incongruités dans le comportement de la fausse princesse  et à l’inverse trouve la gardeuse d’oies bien « sophistiquée ».

C’est ce vieux roi qui va mettre au point un scénario intelligent pour que la vraie princesse reprenne la place qui lui revient. Il se cache  et la surveille. En  l’entendant commander aux vents il comprend qu’il a eu la bonne intuition.

Monsieur Dumont, inspiré par je ne sais quel Jupiter-  a mis en place un scénario pour que je prenne ma vraie place de princesse, que je retrouve le pouvoir de la parole; que celui-ci soit plus puissant que le pouvoir de la peur qui me tenaillait.

 

Epilogue

 

le petit poucetCeci est donc l’histoire de ma peur transformée en plaisir, en désir. Il m’a suffit de reproduire ce pattern : me prescrire le symptôme pour révéler son génie, chaque fois que c’était utile pour progresser dans la spirale évolutive.

Fragilisée par une hypersensibilité que tout le monde semblait ignorer, j’ai appris à en faire une force au fil des ans. Sortir de la situation de victime exige de développer des qualités comme le discernement, l’intuition, le courage et la capacité d’anticiper.

Merci à Monsieur Dumont  et à tous ces enseignants qui participent à remettre les choses en ordre dans le psychisme des enfants.

A l’âge adulte on peut aussi le faire, car l’enfant intérieur attend qu’on lui donne « sa chance ». Il n’y a pas d’âge pour avoir une enfance heureuse.

 

Quand je parle ici de pouvoir de la parole, cela va au-delà des mots; c’est l’expression de soi dans ce qui fait notre différence et à travers une « sensibilité particulière », et ça peut passer par toutes sortes de moyens d’expressions et d’actions.

 

Retour à Marie-Claude et à sa coiffure à la Pompadour

enfant intérieurEh bien voilà ! j’ai la réponse à ma question concernant Marie Claude, en écrivant ces lignes ! Tant d’années après… Sa coiffure fabuleuse lui servait à se rappeler qui elle était !

Une princesse.

Sait-on ce que les enfants vivent chez eux ? dans leur famille ?  Que voulait dire son silence,son effacement ? Qu’avait-elle à taire, tandis que moi je cachais mes angoisses de parler en public ?

Si les contes disent  autant de choses horribles sur les relations dans  les familles, ce n’est pas pour rien ! Meurtres, incestes, fratricides, privations. Mais ces histoires indiquent comment se régénérer et ouvrir un nouveau futur, une autre réalité.

La conscience populaire  ne les voient souvent que comme des histoires à l’eau de rose destinées aux petits enfants !!! Ils sont destinés à notre part d’innocence, mais aussi d’ignorance qui nous laisse sans défense face aux prédateurs et autres ogres qui rôdent dans nos vies. C’est assez simple de retrouver son pouvoir, encore faut-il avoir les bons appuis et ensuite prendre le relais

. C’est pour cette raison que dans les contes de fées, il y a des ennemis et des alliés et qu’une rude bataille se livre pour le héros.

 

Qu’as-tu à dire ?

Laisse un commentaire !

 

Leave a reply

CommentLuv badge