La mémoire a t-elle un futur ?

cerveau mémoireOn pourrait tout aussi bien dire le futur a t-il une mémoire et vous allez comprendre pourquoi…
Quand il est question de « mémoire », on pense immédiatement – par habitude – au passé. Cette croyance fait partie des nombreux à priori sur le temps…et sur la mémoire.
Le mot mémoire vient du  latin, « memoria »  qui signifie se souvenir. Communément , la mémoire c’est  la faculté de  se rappeler des choses passées.
S’il y a  une association d’idée  qui peut sembler déplacée, c’est bien  la Mémoire « conjuguée » au  futur, Et pourtant … la «mémoire du futur» est même devenue une discipline de recherche scientifique à part entière ! 
Si nous gardons des souvenirs en mémoire, il y a sans doute plusieurs raisons, mais une des plus importantes, c’est que cela va nous servir pour l’avenir. Nous nous appuyons  sur nos souvenirs pour créer notre avenir.
Que se passe t-il alors si , pour une raison ou une autre, on est coupé de la mémoire du passé ?

Un neuropsychologue canadien : Endel Tulving,  a montré que les amnésiques ont des difficultés pour se projeter dans le futur. Ils peuvent parler du futur,  connaissent le scénario des événements possibles, mais ils ne se projettent  pas dedans, exactement comme ils ne peuvent plus se « projeter » dans leur passé. C’est-à-dire que l’amnésie est avant tout un trouble du voyage mental. Et le voyage mental est de la plus haute importance pour atteindre des buts, des objectifs. Le voyage mental, c’est raconter notre histoire. C’est notre identité psychique.

 

 L’imagerie cérébrale a joué un rôle très important  dans la recherche scientifique sur la mémoire et des travaux ont été publiés sur le sujet.  Lorsque on demande à des personnes d’évoquer des souvenirs, ou quand on leur demande d’évoquer un événement plausible qui pourrait leur arriver, les régions cérébrales activées sont sensiblement les mêmes.

 

Notre mémoire n’est pas  figée

 

Notre mémoire  du passé se modifie au fil du temps, en fonction de nos aspirations, et du contexte dans lequel on se trouve. On ne va pas puiser toujours dans les mêmes « réserves de mémoires« . On réagence notre mémoire selon nos besoins.
Notre mémoire du futur est  fragile. On a besoin d’une trame, de la mémoire autobiographique qui s’étend du passé vers le futur  pour bien « fonctionner » et créer notre vie dans le présent. Le présent est le point de création, le point d’équilibre. Il n’existe pas réellement, mais c’est lui qui fait que nous avons la sensation d’exister « matériellement ».
 Francis Eustache : «La mémoire du futur nous ramène au temps présent»

Hier …pour demain :  la narratologie

 

Donc pour se projeter dans le futur et surtout s’y incarner ( passer à l’action, faire notre part) , on a besoin d’une solide mémoire du passé. En fait on a besoin d’un voyage mental, une histoire qui part d’un ou plusieurs événements et se « déroule » vers l’avenir.
Les contes sont des histoires qui puisent dans la mémoire collective passée et propulsent dans le futur, à partir d’un souhait de changement. C’est le processus narratif. « Narrer » vient du latin narrare signifiant  : développer le récit d’un fait, d’une aventure ( aventure = avenir). La narratologie est un processus de création de l’avenir. Plus l’histoire est inspirante et plus elle permet de se projeter.

 

La mémoire du futur s’appelle plus couramment l’imagination. L’idée c’est de reconstruire une mémoire autobiogracoffret méthode de géniephique, une capacité à  projeter. Cela s’appuie toujours sur la mémoire du passé. Nous créons à chaque instant consciemment ou non un futur. Le cadeau, c’est l’instant présent,  où tout
peut changer, ce point d’équilibre entre passé et avenir.  Evidemment, si je m’accroche aux personnages de ma mémoire passée, il y a continuité de l’univers que je crée. Mon univers est le reflet de ma personnalité.
Un projet est en quelque sorte une tentative de « projeter » un autre Moi, que je veux plus fort, meilleur, différent, plus intégré.

 

Il était une fois…

 

Peut être alors comprends- tu mieux ce que signifie « il était une fois »…et le pouvoir du conte merveilleux. Le merveilleux ou le miraculeux, c’est la surprise, le nouveau, la création. 
Il était une fois permet de « revenir » là où quelque chose s’est figé, s’est arrêté, là où un sortilège a été créé, une fixation, une obsession, une névrose. La névrose n’est pas « une maladie »; c’est globalement une sorte de fixation sur le passé, un mécanisme de défense du Moi plus ou moins marqué ( avec des conséquences plus ou moins marquées également dans le comportement et le destin). C’est la redondance d’une histoire à laquelle on s’accroche parce qu’elle est familière, et souvent on préfère une histoire souffrante à une nouvelle histoire. I y a un « mécanisme  » en place dont on ne peut se défaire. On dit vouloir quelque chose et on s’accroche à son contraire.
Nous avons tous des « trous de mémoire« , des amnésies« ; nous avons tous occulté des potentiels; nous nous sommes tous dissociés de certains souvenirs. Et ce sont ces « trous de mémoire » qui nous font voir le changement  comme impossible, ou difficile, un avenir dans lequel nous ne pouvons pas nous projeter. Plus le passé est refusé, et plus l’avenir l’est également.

 

Quand on n’a pas cette mémoire du passé (déni, oubli, trauma) , il reste la solution de calquer son histoire sur celles des contes de fées. Cela permet de passer les frontières de défense du Moi, en s’appuyant sur l’inconscient collectif ( que je préfère appeler   supraconscient ou l’omniscient), plutôt que sur sa propre mémoire qui a  figé le potentiel.

 

*Subconscient :  la mémoire personnelle de  l’ego
*Inconscient : les potentiels universels non encore intégrés

 

Remember

être soi-mêmeJe rappelle que « se souvenir » en anglais c’est remember, un mot qui vient du vieux français « remembrer », et il s’agit bien de « récupérer » quelque chose qui est dissocié, de refaire une unité , retrouver son intégrité, embrasser une part de soi.  Je ne peux m’embraser, laisser s’allumer mon feu intérieur que si j’embrasse mon passé. On ne laisse jamais son passé « derrière » soi.
Futur et passé sont toujours dans le présent quand je les évoque ou les invoque. Comment croire que l’avenir (aventure) s’ouvrira si je  laisse le passé m’embarrasser en ne l’embrassant pas ? Si je l’embrasse, mon feu l’embrasera et le consumera. Il en restera les cendres d’où renaîtra l’oiseau de feu.

 

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