La « guérison » du triangle amoureux

triangle amoureuxAu sujet du triangle amoureux, je posais, dans la première partie de l’article, les questions suivantes : « peut-on  se considérer comme victime de son propre destin ?  contribue t-on à son propre malheur ? et comment s’en sortir ? »  Je précisais que  » La littérature, le théâtre, les films ont largement visité la « triangulaire amoureuse », en nous faisant rire ou pleurer », selon que l’on est dans le triangle, ou bien spectateur évidemment !

Et pour cause ! voyons cela.

« On ne peut résoudre nos problèmes avec la manière de penser qui a contribué à les créer ». (Albert Einstein)

Ma propre guérison : laisser entrer la lumière

Les contes de fées sont des histoires qui pro posent de repasser par le « symptôme » – au sens très large du terme-  avec une attitude expansive, inspirée, afin de dissoudre les noeuds et donc, à terme, les scénarios répétitifs. C’est ce que j’ai fait : je vis ma vie sur le mode héroïque des contes de fées.

Il m’a fallu plus de 6 mois, entre l’écriture de l’ article « le triangle amoureux n’est pas isocèle » (cliquez) et celui-ci , qui concerne la « guérison » de ce même triangle. J’emploie le  mot « guérison » de manière  impropre, car il n’y a rien à soigner comme on nous le fait croire à tour de bras à propos de blessures contractées pendant l’enfance. Il y a seulement à laisser « entrer la lumière » par la faille.

Six mois de réflexion, de maturation, et de synthèse. Six mois pour toucher les ressources de mon coeur, et changer ma manière de penser et de ressentir sur le sujet. Je voulais, pour en parler, avoir  transcendé la difficulté que le triangle a d’abord représentée dans ma vie et  ancré son sens profondément dans mes neurones. Si le sujet vous intéresse, je vous suggère vivement de lire la première partie.

 J’ai donc compris, accepté et transcendé ce que j’ai vécu jadis dans la difficulté et l’exclusion. Ma guérison  a nécessité une petite « rechute » de quelques mois dans une merveilleuse relation qui, à nouveau, m’a semblé impossible parce que non conforme à des conventions sociales : à des attentes basées sur les mythes d’une société, concernant la « relation idéale » ;  une société étatique qui a besoin que chacun se tienne à son poste pour produire, reproduire et consommer. En tous cas, pas une société qui « aime » tout simplement et encourage à aimer.

J’adhérais donc inconsciemment à ces attentes de relation idéale, parfaite, parce qu’elles font partie du paradigme culturel ambiant. Le schéma est tellement banal et institutionnalisé qu’il en est devenu quasiment invisible, inconscient.

Nota : un paradigme est un ensemble de règles, croyances, diktats de base, tellement ancrés dans l’inconscient collectif, qu’on les prend pour des vérités et que personne ( ou peu de monde)  ne songent à les remettre en question. C’est une sorte de « bouillon de culture » dans lequel on baigne tous ! ceux qui  remettent en question ces vérités ne se sentent pas « à l’aise » de prime abord ; c’est le moment pour eux de chercher leur propre vérité.

L’évolution de la conscience

triangle amoureuxComme toujours quand notre « modèle de croissance »(voir glossaire) nous pousse à évoluer, grandir,  ouvrir notre conscience,  la Vie « met le paquet » et mieux vaut être à l’écoute, sous peine de ressentir indéfiniment les mêmes souffrances. Le  » paquet » , cela voulait dire pour moi que le triangle n’était pas la seule situation dérangeante -(en terme  d’aberrations  vis à vis du système de valeurs conventionnelles) –  dans cette relation amoureuse   inattendue. C’est bien pour cela que dès mes « premiers symptômes névrotiques » ( peur), j’ai entrepris un profond travail de conscience avec le « Projet Minotaure ». (vous pouvez aussi lire l’article qui concerne cette partie « héroïque » de la biodanza). Ce travail vient de se terminer en mars 2015 et j’en ressens avec délice les effets vivifiants et constructifs. Ce qui est merveilleux c’est que quand on fait alliance avec la vie, en même temps que le mal, elle donne le remède.

Il n’y a rien de plus « miraculeux » que quand un Être humain prend son coeur et sa vie en main !

Cela demande cependant de  troquer la souffrance présente contre des moments exigeants au plan émotif (épreuves du héros)

Nos âmes exigent aujourd’hui une évolution de conscience parce que les « sentiments » sur lesquels sont fondées nos relations ne sont plus assez vastes, plus assez riches ni assez lumineux pour nourrir notre être dans sa dimension véritable, globale, infinie. Une force en nous et autour de nous nous presse de mûrir. Nous voulons être capables d’aimer de différentes manières, plus de personnes, plus simplement et avec plus de joie. C’est un engagement sur la voie de l’amour inconditionnel et de la Fraternité.

Le talent créatif du triangle

  J’ai  donc vécu l’après triangle amoureux  d’une manière plus créative, responsable,  éclairée et expansive, en « héros des contes ». J’ai écrit dans le premier article  sur le sujet, que derrière le triangle se cache une division intérieure, des facettes de soi-même non encore reconnues, non arrivées à « maturité ». On veut une chose et son contraire ; oui mais comment les intégrer, là est toute la question – et le début d’une « quête héroïque »

ombreCela suppose  d’accepter d’explorer l’Ombre, cette part de soi qui veut être alliée de la  Lumière. L’Ombre contient  des facettes à ré-intégrer, à mettre en mouvement. Les contes sont une sorte de théâtre d’ombres chinoises…qui permet la réintégration de ce petit monde.

 Ainsi, tandis que j’encourageais mes client(e)s au ravissement de l’idylle et aux satisfaction du mariage (selon leur demande bien sûr), j’observais que toutes mes relations avaient eu des formes surprenantes et brisaient les conventions matrimoniales. J’ai compris les deux tendances qui s’opposaient en moi ( et en mon partenaire aussi d’ailleurs). Je vivais une manière d’être en relation et aspirais à une autre plus conventionnelle parce que j’avais des scrupules à ne pas suivre la « bonne manière » tamponnée par la société. Tel était donc mon conflit ! un conflit qui me figeait dans un statu quo perpétuel, insatisfaisant, jusqu’à ce que les ombres chinoises prennent de la couleur et surtout du relief.

Les fondations de notre culture de la relation amoureuse

Toutes nos relations intimes s’évaluent en fonction d’un seul modèle de référence : le mariage conventionnel. En dehors du mariage, point de salut. Soit :

  • nous sommes mariés ( ou situation assimilée au mariage)
  • nous espérons nous marier
  • nous avons subi les affres du divorce et nous espérons nous remarier
  • nous sommes célibataires et n’avons jamais eu « la chance » de nous marier

De plus, notre culture a codé très précisément la rencontre entre deux personnes; suivant

  • le sexe,
  • le statut social,
  • l’origine culturelle,
  • l’âge

Le comportement à utiliser est défini et même définitivement fini ! Il entraine un certains nombres de diktats sur ce qu’est une « vraie relation », et même un nombre certain dont la liste ci-après n’est pas exhaustive.

Le mythe d’une « vraie relation »

Nous savons que les relations conventionnelles ne sont pas la panacée mais nous continuons à les chercher sans relâche dans l’espoir qu’elles nous combleront. Nous nous préoccupons plus de la forme, du contenant de nos relations que de l’amour lui-même, le contenu. Nous nous focalisons sur le « conditionnement ». Comment notre amour est-il « emballé », est-il présentable dans  de cette société ? répond-il aux bons critères ? Et c’est ainsi que nous avons le coeur brisé faute d’avoir brisé les figures imposées.

mythe vraie relation Les relations sont des formes dans lesquelles l’Amour trouve un creuset, mais il ne peut se figer dans ses formes.

Vous connaissez cet adage : « on ne peut mettre l’amour en cage »

Et pourtant c’est ce que nous tentons de faire tout le temps !

Même ceux qui se disent homosexuels veulent rentrer dans le mythe d’une vraie relation avec mariage, enfants et tutti quanti ! C’est surréaliste ! C’est dire à quel point c’est gênant de ne pas être dans ce que le plus grand nombre appelle une vraie relation.

Qu’appelons-nous relation idéale ou vraie relation  ?

Voici quelques mythes des relations intimes tous fondés sur le modèle du mariage

  • au quotidien 7j/7
  • sous un même toit
  • en exclusivité avec la personne aimée
  • éternellement, c’est à dire jusqu’à la fin de nos jours ( selon la formule : jusqu’à ce que la mort nous sépare)

Ces mythes nous tyrannisent littéralement car ils existent en nous inconsciemment. Tout ce qui est inconscient apparait sous forme de destin. A chaque relation, nous essayons de nous y conformer. Ils représentent ce que nous essayons de créer quand nous tombons amoureux (et que nous ne nous relevons pas !), le critère selon lequel nous nous jugeons nous-même, et jugeons que nous avons échoué ou réussi dans une relation. Nous nous évaluons et évaluons l’autre personne,  en fonction de toutes les attentes nombreuses et complètement irréalistes contenues dans ces mythes.

Le modèle du mariage serait une sorte « d’assurance-vie » qui garantirait de vivre heureux longtemps ( et en sécurité affective et financière)  et c’est bien pour cela que toute situation qui s’en détourne est dramatiquement vécue. Car enfin, quand on prend le large pour avoir des relations avec une tierce personne ( je traite du triangle (voir article précédent ) , où se situe la culpabilité, le malaise ? vis à vis du conjoint ? ( ne trouvez-vous pas ce mot bizarre d’ailleurs ?)  ou du mariage lui-même ? Plutôt du mariage car si on est tellement attachée, amoureux de son conjoint, on a guère envie d’aller voir ailleurs !

Donnez un coup de canif au contrat de mariage c’est risqué pour l’image idéale que l’on veut donner de soi, mais aussi  beaucoup pour la sécurité matérielle, le « qu’en-dira-t-on » et la structure sur laquelle repose le bon ordre de toute la société : la famille ( qui débute par le couple). Donc agir autrement que tout le monde est censé le faire, est un crime de lèse-majesté !

Le choc névrotique !

triangle-660585_640 - CopieC’est pour cela que nous rentrons littéralement en état de choc ou de déni quand les relations ne sont pas ce qu’on en attendait. Nous nous sentons démunis et cela génère beaucoup d’émotions désagréables tels la frustration, la colère, la culpabilité, l’humiliation, la honte, le ressentiment. Ajoutez-y de la dépendance affective et vous avez le cocktail nommé « chagrin d’amour » ! Il faut  comprendre que toutes ces émotions perturbatrices et destructrices sont l’effet d’un ressenti d’impuissance face à la création d’une « relation conforme », élaborée sur le modèle du mariage conventionnel. Et rien d’autre  assurément ! C’est un conditionnement social intériorisé auquel on est « attaché ».

Ma guérison  consiste à me débarrasser définitivement de ces attentes sur moi, sur l’autre, sur la forme de la relation et à laisser émerger de l’ombre la liberté affective. C’est dans le creuset de ce dernier vécu du  triangle  qu’à  émergé de mon chaos intérieur  le pouvoir  mais surtout la responsabilité et la liberté de transformer mon vécu et  mon ressenti. Je me suis attaquée à ma propre douleur, ma propre peur et j’ai lâché le jugement sur l’autre, sa différence,  simultanément. Cette étape où l’on prend la responsabilité de « qui je suis et comment je suis » dans la relation intime est le passage obligé vers plus de respect, d’admiration, de sécurité et de confiance de « qui est l’autre et comment il est ».

En conscience, on peut alors s’approcher tous les jours un peu plus de l’amour, en s’éloignant de la névrose.

Les projections névrotiques en guise d’amour

Ce que nous appelons « amour » en est bien éloigné : c’est principalement de la dépendance affective. Ce sont nos « projections névrotiques » qui font palpiter nos coeurs. Des élans de névrose amoureuse nous font voir l’autre comme la personne  par qui toutes nos contradictions vont disparaître, nos problèmes se dissoudre, comme par enchantement. Cela nous arrangerait bien !  C’est pour cela que nous devenons misérables quand la relation ne prend pas la tournure souhaitée!

Nous avons été « aimé » conditionnellement dans notre enfance ; nous reproduisons ces conditions dans l’intimité du couple. C’est  plutôt ce qu’on apporte (de qualités)  dans le couple qui sera amplifié à deux et nous rendra heureux(se) et non l’inverse. Tous les évènements extérieurs viennent amplifier ce que nous portons  dans le secret de notre intimité.

 C’est en tous les cas dans le miroir du triangle que j’ai pu :

  • lâcher définitivement des illusions collectives (faites miennes bien sûr), très lourdes à porter et
  • vivre une alliance avec la vie,  un véritable mariage intérieur ; donc un mariage d’amour et non de conventions et  conditions. J’ai marié les deux tendances qui s’opposaient en moi, comme je l’ai expliqué plus avant.

Dommage que mon partenaire ait battu en retraite et fui avant de chercher lui aussi sa propre vérité profonde. Je ne peux pas lui en vouloir car c’est son « mensonge » qui m’a fait découvrir le mien.

Cette relation inclue dans un triangle  était une relation transcendante, qui aurait dû être de totale acceptation, ce que je n’ai pas su vivre sur le long terme.  Les schémas et mythes familiaux de base étaient encore bien trop prégnants chez l’un et l’autre.  La rencontre transcendante n’est pas l’expression d’un désir mais d’une disponibilité inconditionnelle. La relation fut en tous cas, pour moi,  initiatrice d’un nouveau paradigme et a enterré l’ancien.

Une bonne dose d’humilité et de patience est nécessaire pour traverser le chaos qui aboutit à rompre avec une vieille image de soi et en adopter une plus adaptée à sa vérité : ce que l’on est devenu ici et maintenant. Cela demande l’audace de se dévoiler véritablement et de ne pas masquer ses véritables peurs derrière des peurs collectives telle celle de l’insécurité financière…ô combien souvent mise à toutes les sauces !

.Pour que la relation révèle son Génie, il faut que les deux partenaires s’approprient le miracle de la rencontre, en libère la pleine puissance et la transfigure en une aventure de création, un couple de légende. Le gardien du Seuil est toujours  » madame Lapeur » qu’il s’agit de regarder dans les yeux.

Conclusion

La façon dont nous voyons le problème est le problème. »
Stephen R. COVEY

projections névrotiquesCette simple citation à elle seule, résume la manière de transcender tout ce qui nous semble  problème. Car c’est bien sûr toujours la fixation à laquelle on s’accroche qui réduit le champ de nos possibles.

Le traitement du triangle est intérieur. Il disparait lorsque nous cessons d’y focaliser notre vision. Quand celle-ci est ouverte, défocalisée, le triangle ou toute autre forme dans laquelle on est figée, n’est plus qu’un élément d’un grand ensemble ; ses contours s’estompent, se transcendent. Il ne peut plus nous contenir, nous oppresser, car c’est l’infini de nous-même qui  le contient. Nous sommes tous en relation avec des personnes (intimes ou non) qui sont en relation avec d’autres personnes, qui sont en relation avec d’autres personnes…et ainsi de suite.

Donc autant d’occasions pour nous sentir rejeté, abandonné, trahi et de nous cantonner dans cette « misère psychologique » de notre petit moi. J’aurais aimé bien sûr, que, plus jeune on me facilite la vie, on m’enseigne ce que j’enseigne aujourd’hui. Pas de regrets néanmoins car c’est la quête de ma vérité qui a forgé mon identité et continue de le faire.

Les oeuvres littéraires ou cinématographiques, si friandes de ces histoires, sont donc le miroir grossissant de nos comportements sociaux les plus flagrants et l’occasion de prendre de la hauteur sur nos vies. Nous ne sommes pas victimes  mais bien acteurs et metteurs en scène de nos destinées. Notre inconscient est un théâtre dans lequel il faut apprendre à jouer tout en étant  « bon spectateur » aussi.

Epilogue

guérison triangle amoureuxNous  cherchons tous davantage d’amour, mais chemin faisant nous nous préoccupons  de la forme qu’il prend et oublions ce que nous ressentons vraiment. Si sa forme  ne cadre pas avec nos critères conventionnels, nos mythes sociaux et/ou personnels, alors nous  traversons la souffrance : pour nous  libérer il faut  libérer de ses carcans notre vision de la relation.  Nous découvrons alors que le coeur a des ressources dont nous ne soupçonnions pas la présence. C’est un processus de maturation de la personnalité vers la transcendance, l’au-delà du petit moi figé.

Les conflits ne sont pas destructeurs per se ; c’est la façon de les affronter qui peut devenir problématique ou  bien laisser émerger notre génie amoureux. De l’état de victime à celui de  Héros, il n’y a qu’un pas : celui du discernement, du  libre arbitre, de la décision de se laisser croitre, plutôt que se crisper sur des problèmes. L’Être Humain se fige dans des douleurs qui s’impriment dans sa physiologie, lui faisant croire à la fatalité.

il ne s’agit pas tant ici, pour « guérir », de favoriser typiquement des relations triangulaires ou autres relations décalées mais d’intégrer les contradictions de l’Autre, ses différences, ses tensions et d’en faire des leviers de création à 2 , des ferments pour une aventure unique et singulière.

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8 comments on “La « guérison » du triangle amoureux

  1. Mescredits

    « De l’état de victime à celui de Héros, il n’y a qu’un pas : celui du discernement, du libre arbitre, de la décision de se laisser croitre » c’est phrase qui est en conclusion me réconforte dans ma position et me donne l’impression d’avoir fait les bon choix pour sauver mon couple.

  2. Pingback: Le triangle amoureux n'est pas isocèle | Le Royaume Amoureux

  3. Sos-banque

    Bonjour. On vous remercie pour cet article détaillé et très bien présenté sur un thème non seulement difficile à explorer mais aussi difficile à expliciter mais que vous avez si bien construit et qui donne aux lecteurs l’envie de lire et aussi de réfléchir.

  4. vb

    Cet article met des mots sur ce que je suis en train de vivre en ce moment et sur cette façon de voir l’amour vers laquelle j’aspire, MERCI!

  5. Gilles

    Bonjour,
    Je tombe sur cet article, car la vie m’apporte, par ce qu’on appelle communément le hasard, à vivre cette expérience.
    Au-delà de toutes les analyses logiques ou thérapeutiques, nous restons toujours sujet de notre inconscient, c’est sûr.
    Mais cela ne doit pas nous empêcher d’expérimenter toute nouvelle situation, en faisant fi des normes sociétales d’origine religieuse pour la plupart. Et tout est simple lorsque tout part du cœur. Il suffit juste de l’écouter, avec le plus de conscience possible. Quant aux souffrances, les mêmes faits peuvent constituer soit des souffrances quand on reste en dehors de l’amour, soit de formidables possibilités de progresser, surtout lorsque la parole est là, pour les trois côtés du triangle, et s’accompagne du respect de chacun.
    Si deux personnes s’aiment, que l’une d’entre elle en aime une troisième, et que le triangle se referme quand les deux dernières se mettent à s’aimer, alors il n’y a que du bonheur.

  6. Elisandre

    Merci de votre commentaire Gilles et de votre témoignage !
    Le troisième élément est dans l’absolu la conciliation des contraires. Chacun est un troisième élément, dans cette configuration, qui « protège » ou serait sensé protéger la relation des deux autres.
    Le 3 est le début de la « socialisation » de la relation duelle, qui ainsi ne se referme pas sur elle-même.
    Ceci a lieu bien sûr à travers de nombreux autres 3ième élément moins « perturbateurs » et plus facilement admis, comme un enfant, un animal, un travail, une amitié, une passion.

  7. Anouck Vareille

    Merci
    C’est si agréable et réconfortant à lire ..

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