Restes-tu dans la Grande Salle d’Attente de la Vie ?

Voici un article à  lire seulement si tu aimes les perroquets et/ou la vie et que tu aspires à la liberté d’être selon ta vraie nature !

Es-tu dans la Grande Salle d’Attente de la Vie,  à t’arracher les plumes (ou les cheveux si tu en as encore) ?

Hier je suis passée chez le vétérinaire dans l’intention de prendre des produits pour éviter les  parasites à mes chiens

 

Voyant 2 personnes dans la salle d’attente ; je suis repartie car je connais la lenteur du véto et me suis dit que je reviendrai en fin de journée, pour  faire autre chose en attendant.

Je suis donc revenue le soir ; la salle d’attente était vide.

Super !

Soudain j’entends une plainte, un cri bizarre de souffrance. Je vois dans le coin de la pièce une cage pas très grande;  la plainte vient de là. Je regarde sous le toit de la cage et je vois un être …qui a dû être un perroquet !

Je ne supporte pas de voir un oiseau en cage…tellement c’est violent !

Celui-ci  n’est plus que l’ombre de lui-même,   dans cette pièce exiguë. Une immense tristesse m’envahit…et une colère aussi.

 Le véto arrive ;  je l’interroge sur cet animal.

Il m’explique

  • qu’il  a eu  une aile et une patte cassée, mal réparées. Cassées par ses parents qui n’ont pas supporté qu’il soit bagué quand il était encore au nid ! Evidemment , ils sont intelligents !

  • qu’il est là pour réhabilitation, qu’il va déjà mieux parce qu’il le bourre de vitamines ( je me demande comment il était précédemment !),

  • qu’il  lui a mis un perchoir adapté pour sa patte cassée

  • et que son maître le lui a laissé « en pension », parce qu’il n’est jamais chez lui et que ce perroquet – s’arrache les plumes, de stress, de tristesse, d’ennui et est devenu squelettique.

Comment  en serait-il autrement ? Il déprime, il essaie purement et simplement de se suicider. Il n’a pas les moyens de la radicalité, alors il fait comme il peut…à petit feu il se ronge.

Le vétérinaire me montre une belle photo de ce à quoi il devrait ressembler : un magnifique

oiseau plein de couleurs !

Et il est là dans la salle d’attente de la vie et ça ressemble plus à une salle d’attente de la mort.

Je ne peux m’empêcher de dire ma peine au vétérinaire et de lui prescrire pour cet oiseau , de la nature autour, des arbres, de l’air, un compagnon peut être… et de lui expliquer mon désarroi de voir une merveille de la nature remisée dans une cage.

Moi qui n’ai même pas voulu attendre 1 heure dans la salle car j’ai tant d’aventures à vivre, voir cet oiseau,  fait pour voler librement et jouir de la vie sous le soleil d’un pays chaud, végéter dans cette salle peu éclairée, m’a retournée.

Y a t-il un perroquet merveilleux en toi qui ne peut même plus parler mais seulement émettre des plaintes bizarres ?  Si tu ne peux, si tu ne te donnes pas l’autorisation de libérer tes merveilles, de vivre à la hauteur de tes aspirations, tu es toi-même sous le joug de quelqu’un ou de quelque chose qui te possède, comme cet oiseau est possédé.

Pourquoi le propriétaire ??? (le geolier de cet oiseau fabuleux) voulait-il posséder une telle merveille pour la laisser dans l’ombre ? Parce que lui-même cache ses merveilles, les ignore, les laisse dépérir. Alors, comme les enfants battus battent les leurs, il fait à cet oiseau ce qu’il subit lui-même, sans arrêter le cercle infernal destructeur.

Restes-tu dans la salle d’attente de la vie à laisser dépérir tes merveilles, toi aussi ?

Les animaux sont le miroir de notre part sensible, vulnérable, authentique, intelligente, dont la principale qualité est la liberté.

On entend souvent dire qu’ils ne sont pas libres parce qu’ils sont soi-disant soumis à leurs instincts, à leurs émotions. Encore une grosse bêtise ! Une énorme !

Ils sont libres d’être qui ils sont selon leur nature, et la liberté, c’est cela et uniquement cela. Ce n’est pas d’avoir du « pouvoir d’achat »  pour acheter le dernier smartphone à la mode ! ou autre chose qui te semble indispensable pour être « in » ( dans le coup), ou oublier tes sortilèges; ça c’est un conditionnement dont on t’a fait croire que c’était ta liberté.

Complètement illusoire !!! de la liberté conditionnée!

Dès que tu vois le paradoxe, tu peux te relâcher un peu; ça soulage un brin.

Ressens.

Quand on croit être en manque d’argent, c’est faux, archi-faux ! on est en manque de liberté. de créer sa vie, les échanges,  tout simplement. Créer ce dont on a besoin réellement : des qualités, des vertus pour les offrir au monde.

La liberté est viscérale, instinctive, rivée à ton corps ; c’est l’Esprit quand il est incarné, quand ton moi et le Soi sont en accord, alignés.

Quand tu fais un avec ta nature, la nature.

Réveille la magie qui est en toi et commence à soigner ton perroquet.

Ce n’est pas dans les rêves que tu dois t’évader, mais dans ta réalité.

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5 comments on “Restes-tu dans la Grande Salle d’Attente de la Vie ?

  1. NAUD-BOUCAUD

    Bonsoir Elisandre,
    J’espère que tu as emmené l’oiseau avec toi pour lui redonner vie et splendeur avec tout l’amour que tu portes, je le sais aux animaux.
    Triste histoire effectivement pour beaucoup d’êtres qui s’ignorent.
    Belle métaphore de cette détresse que nous rencontrons de plus en plus, hélas!
    Le « Hélas » de la nymphe Echo plainte perdue tout comme son amour Narcisse…
    En tout cas merci pour cette lecture.

    1. Elisandre

      Non, je n’ai pas emmené l’oiseau pour l’instant…affaire à suivre car le véto se demandait s’il n’allait pas en hériter, du coup. Si c’est le cas et qu’il n’y tient pas plus que cela, je le lui demanderai, à condition que j’aille dans un lieu propice car je dois déménager. Cela fait plusieurs « si », mais l’avenir se présente souvent ain-si…Si étant la dernière note de musique de la gamme…donc attendons…du mélodrame, comment passer à la mélodie ?

  2. Elisandre

    Je suis très touchée par ta sensibilité à la souffrance animale. Je suis comme toi, je ne supporte pas les oiseaux en cage, ni l’exploitation des animaux ds les cirques, ni les abattoirs, ni les chiens affublés d’un collier, ni les élevages concentrationnaires, ni les courses exploitant les animaux ..ni….etc
    Tu ne manques pas de perspicacité en comparant cette triste histoire à nos égarements dans des voies de garages ou le stationnement de notre existence nous coupe de l’expression de notre liberté d’être. Jusqu’au jour où l’oppression devient tellement insupportable que ce besoin de retrouver « de la liberté », s’exprime violemment.
    Donc intéressante cette métaphore.

  3. Elisandre

    Oui, quel bel article !

    Merci pour ces images du réel

    qui nous donnent de belles leçons de vie

    et nous permettent la réapropriation

    de cette belle notion de Liberté.

    Merci, merci, bonne fée !

  4. Elisandre

    Merci Elisandre pour ce beau texte touchant.
    Isabelle

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