Le doute libérateur et la foi salvatrice, un duo de choc !

lanterneOn parle trop – à mon sens –  de la « confiance en soi (en le moi)  » comme d’un Saint Graal à atteindre ; on ne laisse plus de place au « stress » d’un certain « manque de confiance en soi », plus   de place au doute, à la tension libératrice. Faudrait-il être « sûr » de soi », de façon définitive, de manière absolue ?

Douter c’est pourtant laisser la porte du questionnement ouverte et garder les pieds sur Terre dans le quotidien. C’est rester humain. Une humilité qui relève de la Sagesse et n’empêche en rien, au contraire, l’évolution, la croissance vers la liberté d’Être. 

Le doute est un filtre entre ses propres convictions et la réalité des expériences quotidiennes. Ne plus se permettre le doute, l’autocritique, le questionnement, un certain niveau de stress nécessaire  au vivant c’est ouvrir la porte à tous les délires, les croyances farfelues,  ne plus avoir de discernement, ne pas savoir faire la part des choses ni  séparer le bon grain de l’ivraie. c’est ne pas supporter la moindre frustration et laisser de côté les choses vraiment importantes.

Un pas certain vers la folie…

…d’ailleurs n’est-ce pas à la folie que s’adonne l’humanité, globalement certaine de sa « raison » ?

Sa raison de par-aître plutôt que de chercher sa raison d’être.

A être trop sûre d’elle, elle a fait place aux « dictateurs ». Mais ce sont  aussi les dictats intérieurs qu’il faudrait questionner, donc douter de ses propres certitudes.

 

Être un « audacieux timide »

 

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire (Corneille -Le Cid)

C’est en tous cas grâce au doute que je « réfléchis » le monde et apprends à penser par moi-même face au monde. Et c’est probablement aussi pour cette raison que le thème de la « confiance en soi »  comme un « credo » à chanter sur tous les tons (et tous les toits) m’a paru louche  dès sa mode lancée des 10 ernières années, et que j’ai voulu le démystifier en l’abordant sous différent angles et aspects; pour  cesser d’en faire une quête d’absolu ou un problème fondamental qui a l’air de ronger pas mal de personnes. Il suffit de « déclarer » une maladie pour la voir proliférer.

La timidité, le trac, la trouille  obligent au contraire à priori à sortir le meilleur de toi-même et du coup à les voir disparaître.

 

Ici la playlist des vidéos  pour démystifier les croyances au sujet  de la confiance en soi 

 

Les modes  qui tournent

 

Le « doute de soi » deviendra peut être à la mode » qui sait ?

Des modes apparaissent et disparaissent ;  soudainement  tout le monde  (ou presque !)  a le même engouement pour un problème que l’on pointe du doigt.

La toile est particulièrement féconde de ce genre de clonage. Par exemple en ce moment, si tu suis l’actualité du web, et que tu ne passes pas l’information au crible de ton discernement, tu vas probablement trouver de nombreux pervers narcissiques dans ton entourage, parmi tes amis, ta famille, ton voisinage. C’est la mode, tu risques d’en voir partout !

Tu vas scruter ton horizon,   te méfier de ton compagnon, de ta compagne et finalement, tout bien réfléchi…il se pourrait bien que….cette dernière dispute que tu as eu au sujet des gosses soit le fait d’un « pervers narcissique » ! Aïe !

Le PN par ci et le PN par là ! (mais non, ce n’est pas un nouveau parti politique)

Tu es sensé savoir ce que c’est !  Si tu ne sais pas ce qu’est le PN, il faut te mettre au parfum rapidement !

Les cas graves de méchanceté compulsive existent je ne le nierais pas mais le bon vieux terme « méchant » est largement suffisant. Le « méchant » est littéralement celui qui n’a pas de chance ou qui le croit bien sûr, ou qui ne la cherche pas  !

J’ai d’ailleurs écrit un article sur le sujet : « Se libérer de la méchanceté compulsive »

 

Ne me crois pas sur parole, vois par toi-même sur le net !

Il y a aussi la mode des « personnes hypersensibles » ou  celle des « personnes à haut potentiel » (HP).

Il y a eu  précédemment (un peu passé de mode) le temps des enfants indigos, qui  d’ailleurs ensuite sont passés par  toutes les couleurs et maintenant sont « surdoués »…etc…

D’accord ! je me moque un peu… les gens se cherchent bien sûr, mais ce n’est pas là qu’il se trouveront. Si tu suis les descriptions d’un Hypersensible, ou d’un Haut potentiel, ou d’un enfant indigo, tu te retrouveras pratiquement partout à moins d’être Gollom ! (et encore)

 

Le héros n’a pas les moyens et aucune confiance en son « moi » !

 

S’appuyer sur son petit moi, vouloir lui faire confiance en exclusivité  est fort risqué car il ne représente que 5% de qui tu es !!! (corps physique +psychisme).

Je le répète sans doute une fois de plus, le héros n’est pas celui qui ne doute de rien, mais celui qui répond à l’appel du changement  (sort de ses certitudes)  et tente, malgré son MANQUE  de moyens, sa vulnérabilité,  de réussir un challenge nécessaire à la survie du royaume (le royaume dans les contes).

Le héros est un aventurier qui ne s’appuie sur rien de tangible au début de l’aventure. Dans beaucoup de contes, c’est d’ailleurs parce qu’il essaie de s’appuyer sur des certitudes au début de l’histoire qu’il se plante lamentablement .

Les deux premiers frères qui échouent dans les contes merveilleux  sont les parts du héros qui savent déjà tout, ne doutent de rien, ne se remettent pas en question  et ne remettent pas leurs croyances en question…et veulent se débarrasser du problème de façon conditionné…autrement dit avec la manière de penser qui a créé le problème.

C’est le frère cadet qui initie la « troisième fois » , le troisième essai et qui réussit après les deux échecs de ses frères aînés…et ainsi il  devient souverain d’un royaume.

Il réussit parce qu’il sort (réussir = ressortir, renaître) de ses certitudes, de sa mémoire du passé et bascule dans la mémoire du futur, son intention (in-tension). Oui je sais ça fait un peu « science-fiction », mais c’est ainsi que ça fonctionne et la science-fiction est seulement une information qui n’est pas encore connue du grand public, mais que toi tu peux connaître.

 

L’expérience n’efface pas le doute

L’expérience est une lanterne que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru. ( attribuéeà Confucius)

Il faut par conséquent accepter les  pas dans le vide, dans l’obscurité même si c’est inconfortable pour ton mental. Notre cerveau est identique à celui du singe ( ne vois pas de dévaluation à être un primate, c’est une réalité indiscutable!) ; il  faut à ton cerveau quelque chose à « empoigner », une branche bien sûr ! Tu vois  pourquoi certains se disent « branchés »maintenant ?

Notre cerveau a besoin de « poignées ergonomiques »   Idriss Aberkane (auteur de « libérez votre cerveau »lien affilié amazon) dit que  le cerveau est la main de l’esprit et c’est exactement cela.

En tant que « primate » nous aimons donc nous accrocher à des certitudes et c’est cette habitude atavique qui nous fait rester dans la zone de confort habituelle encombrée de croyances. Les croyances sont les branches auxquelles tu t’agrippes sans même t’en rendre compte.

Mais les branches ça pourrit, parfois il faut oser s’élancer plus loin pour en attraper une autre, sans être sûr de pouvoir le faire. Et cela se fait grâce au doute.  Une nouvelle certitude, une nouvelle branche ne peut être atteinte que parce qu’on doute  de la validité de la précédente.

 

Ensuite la branche à attraper doit être une branche d’amour afin que tu adhères pour éviter de te casser les reins en tombant par Terre ! Love can do !

 

Le doute et la foi

 

Le doute est sain  car il laisse la place au nouveau, à l’inattendu, à la surprise, permet la « pratique de l’étonnement », l’inspiration, la venue du miracle. Cela nécessite un esprit curieux (esprit d’enfance).

 

A vrai dire la foi n’existe pas sans le doute. Le doute est névrotique  quand la foi n’est pas là; c’est d’ailleurs par absence de foi que beaucoup veulent  fuir le doute et  avoir confiance en eux, de manière définitive, comme si c’était possible ! Ils n’acceptent pas leur vulnérabilité, leur fragilité. 

bernique

Berniques (coquillage)

Tout est paradoxe. C’est parce qu’on est timide qu’on peut être audacieux et devenir courageux. Celui qui s’accroche à des croyances/certitudes  indéboulonnables veut éviter le malaise du face à face avec l’impossible apparent,  fuir  la « tension des contraires » qu’il provoque

Mais alors, il ne tutoieras jamais l’infini des possibles car il ne laisse pas la place à l’inattendu, se crispe sur un résultat, s’accroche comme une bernique à son rocher.

  • bernique ! ( expression vieillie qui signifie « rien à faire ! » (ou rien à fou… si tu préfères)

 

Acte de foi

 

Comment faire pour, à la fois tenir la volonté  de réaliser un souhait et  vivre le lâcher prise nécessaire que le doute sain inspire ?

 

C’est toute la subtilité du coaching par les contes de fées. que j’appelle aussi Parcours héroÏque

De concert sont le doute qui ouvre l’esprit et la foi qui ouvre le coeur. C’est alchimique.

 

Pourquoi ?

Parce que tant que ce n’est pas le happy end, ce n’est pas la fin de l’histoire, voilà ce que disent les contes !

  • ACTE DE FOI  : La réussite, la fin est certaine (le happy end) , le prince épouse la princesse, le chaperon Rouge sortira du ventre du loup, , le héros trouvera le trésor, tuera le dragon etc…

  • DOUTE mais on ne sait pas par quel moyen   le fée accordera la grâce de manière improbable ( grâce à un cheminement dans le doute)

 

C’est une remontée du futur vers le présent, à la rencontre du sortilège  passé, un instant d’éternité transformateur. C’est une nouvelle causalité future qui vient ébranler la voie tracée.

Les nouvelles branches sont les coïncidences qui surgissent sous forme d’inspirations qu’il faut « saisir », tel le fait l’objectif d’un appareil photo.

 

Conclusion.

 

Certains se lèvent contre la fatalité et clament :

« Parce que nous sommes au bord de l’abîme, c’est le moment rêvé pour redevenir des héros… »(Victor Ferry)

 

On vit mieux lorsque foi et doute voyagent en duo,

  • en acceptant que tout soit toujours en mouvement;

  • que le crédit que l’on s’accorde ou qu’on accorde aux autres soit fluctuant

  • que rien n’est jamais définitif parce que la source est infinie

  • que nous n’avons pas les moyens de nos rêves, mais qu’ils nous sont donnés quand on les voit comme les rêves de la vie, la complexité, les rêves de l’ensemble qui passent  à travers notre moi limité

Redevenons humain au sein de l’humanité et au-delà. Disons  que faire notre part de colibri, ce serait déjà bien et héroïque !

Le doute est libérateur car il fait disparaître le dogmatisme arrogant   et  garde intact notre sentiment d’émerveillement. La foi est salvatrice car elle allège notre coeur. 

 

Le mot « foi » a été assimilé à « croyance » au fil du temps, bien que cela soit différent. Les croyances sont des sortes de « pensées conditionnées » venant du passé tandis que la foi est plus un feu intérieur  qui réchauffe le coeur et rapproche d’un avenir que l’on veut meilleuret qui nous pousse à agir dans ce sens. 

 

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Merci de m’avoir lue !

 

 

 

3 comments on “Le doute libérateur et la foi salvatrice, un duo de choc !

  1. Nathalie

    J’ai beaucoup de doutes, mais j’ai aussi beaucoup de foi. Qui va gagner ? Celui auquel je laisserai le plus de place 😉

    1. Elisandre

      Merci pour ton commentaire Nathalie ! Doute et foi il n’y a pas à choisir. Me serais-je mal exprimée ? L’occasion de faire un live sur le sujet.

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