Comment donner de la puissance à votre année 2017

Le dieu JanusJe vous souhaite une année 2017 remplie des merveilles que vous allez  faire apparaître !  Chouette ! Mais comment donner de la puissance à une phrase presque banale? D’accord il y a pire comme banalité…

Il semblerait que la  tradition des voeux   remonte à la Rome antique. Le  1er janvier était un jour de fête dédié au Dieu Janus. Ce Dieu posséde 2 visages, l’un regardant vers l’avant et l’autre vers l’arrière,  ce qui voulait dire qu’il voyait en même temps le passé et le futur. Les voeux étaient  des prières adressées à Janus. Mais quel est le secret de la réussite des voeux adressés à ce Dieu ?

Côtoyez donc les dieux!

Le mois de janvier,  est consacré au Dieu Janus et aux voeux qu ‘on lui adresse. Les voeux sont des sortes de prières. Est-ce suffisant de prier les dieux ?

Je signale ici que les mythes grecs et romains, fondations de notre culture, continuent d’être opératifs dans nos psychismes, (et  les archétypes (dieux) n’apprécient pas d’être ignorés). Ils font partie de l’inconscient collectif. Oubliés, leur influence est négative car elle agit à notre insu. Comme s’ils nous possédaient. Conscients de ces histoires fondatrices, elles nous donnent de la force, de la cohérence, de la puissance.Nous sommes leurs alliés et ils sont les nôtres évidemment. Les mythes habitent le monde du sens et l’être humain ne peut se nourrir que de pain; il se nourrit aussi de sens.Il faut redonner au mythe une place vivante dans notre mémoire.

Nous donnons un sens fort au passage de la nouvelle année. Oui je sais les rites initiatiques de ce passage se limitent souvent, pour un grand nombre de nos contemporains,  à abuser de la nourriture et à faire gicler des sms de tous les côtés, après les douze coups de minuit. Je m’adresse cependant à un public familier en quête de sens, de nourritures spirituelles.

temple de Janus à Autun (saône et loire)

Janus, divinité romaine de premier rang dans la hiérarchie romaine, préside  aux commencements et aux passages. Son privilège est  d’être invoqué avant toutes les autres divinités. On le représente parfois barbu, tenant dans une main une clé (il est le gardien des portes)  et de l’autre une verge (pour montrer la direction).

Janus est le dieu des portes, qu’il s’agisse des portes du domicile ou de la ville ou des portes plus symboliques  entre une année et la précédente.  Ses deux visages signifient qu’il regarde à la fois devant et derrière lui :  vers le passé comme vers le futur.

Sur les représentations de Janus, généralement, il sourit d’un côté et a l’air plus triste ou fâché de l’autre. Ce sont aussi les deux faces de l’existence. Chaque émotion a son revers : la tristesse et la joie, la colère et la paix, l’angoisse et la confiance etc…chaque émotion reconnue peut basculer  ; c’est la même énergie qui peut prendre un autre visage. Voyez donc la puissance de ce Dieu, cette possibilité de transmuter l’énergie, de maitriser le temps.

Nous sommes à l’image des dieux

Nous sommes  comme Janus :   à chaque passage  de notre vie, à chaque départ d’une maison ou sur un quai de gare et bien sûr à chaque nouvel an,  nous franchissons une porte et nos émotions sont troubles, ambivalentes. Nous savons ce que nous quittons et sommes un peu anxieux au sujet de ce  que nous souhaitons, ce que nous portons dans nos entrailles. Nous voudrions connaître les augures comme ces prêtres de la religion romaine chargés d’interpréter les phénomènes naturels ( souvent les viscères des oiseaux)  considérés comme des présages.

 Souvent les voeux ne sont que des résolutions du type :  «  ne plus faire ceci ou cela « ; ne plus fumer, ne plus procrastiner, ne plus grignoter, ne plus, ne plus…La référence se fait par rapport au passé, ce qui n’est pas suffisant. Les voeux doivent s’exprimer d’une façon constructive. Le visage tourné vers le passé n’est qu’une partie du voeu.

Retrouver la dimension sacrée

La cérémonie des voeux est un rituel. Il est fréquent de nos jours, de pratiquer des rituels dont on a oublié la signification initiale. Le sens premier a le plus souvent un caractère sacré. Sacré signifie : qui appartient au monde du divin, du transcendant, de l’absolu, de ce qui nous dépasse, du mystère.  Le sacré s’oppose au profane,  au commun, à l’ordinaire, au vulgaire.Le profane est ce qui est « jeté devant le temple », hors du périmètre dédié au culte.

puits aux voeux

Le sacré fait référence à un sentiment de respect absolu, de révérence, de vénération. Plus prosaïquement le sacré parle de respect de la parole donnée, de la vie, du lien.

Ce qui fait la différence entre sacré et profane est le rite, le rituel. Le rite est un rappel d’un moment important, d’une alliance avec la vie. Le rite rappelle le mystère de la vie qui nous dépasse. Le rite aide aux passages d’une étape à l’autre.

On voit bien aujourd’hui que le rituel des voeux, même si il a persisté a perdu de son caractère sacré. On adresse aux autres les prières qui étaient faites avant aux Dieux. Ce n’est pas pour autant qu’il faut banaliser cette cérémonie! Sachez que ce sont les autres qui réaliseront bel et bien, la plupart de vos voeux. Le pouvoir de vie se cache en chacun de nous. Offrons aux autres  nos voeux avec l’intention de les réaliser pour eux  !

La promesse sacrée faite aux Dieux

Qui sont les dieux ? ce sont des aspects de nous-mêmes capables de transcender  notre égo, nos guerres intestines, nos fausses identités et nous porter vers l’universel.

La puissance des dieux inquiète notre égo évidemment , mais il faut  vivre en bonne entente avec eux, en reconnaissant leur puissance La religion est finalement de la « diplomatie » avec les dieux : on recherche la paix avec les dieux. On cultive cette  paix  par le culte. Les rites sont des moments de culte rendus aux dieux.

  • Culte vient du latin cultus, dérivé du verbe colere, qui veut dire au sens propre « cultiver » et par extension « rendre un culte ». Cultiver la relation aux dieux, c’est  être conscient comme je le disais plus haut des mythes qui nous animent,
  • Les ignorer c’est s’exposer à leur colère. (voyez l’orthographe du verbe cultiver = colere)) Ce n’est nullement de la superstition ou de la sorcellerie; ça résonne avec ce que disait Jung :

Tout ce qui ne remonte pas à la conscience, reviendra sous forme de destin ou de fatalité

têtes de dieux

Le voeu est une promesse faite aux Dieux autant qu’une prière. Voeu vient du latin votum qui signifie:

« promesse faite aux Dieux en l’échange  d’une faveur demandée ou accordée ».

C’est en fait une offrande en l’échange d’une faveur. Oui c’est  une négociation faite avec notre partie transcendante, notre Conscience, notre Soi. C’est un sacrifice, un don de soi dans le sens vrai de « rendre sacré », rentrer dans le temple.

Retenez bien cela : Quelque chose dans l’année doit être rendu sacré, dédié aux Dieux, à la Vie si vous préférez.

Conclusion

Echanger les voeux c’est donc  se promettre les uns les autres que l’on s’accordera des faveurs par grâce, que nous avons échangé des « bénédictions » !  C’est aussi pour cela que nous échangeons des cadeaux, témoignages des bienfaits que nous nous ferons tout au long de l’année. Les voeux sont des promesses que nous accomplirons pour les autres pendant qu’ eux accompliront les nôtres. Dans l’ensemble des possibles, tout s’accomplira car tout s’informe, tout est relié, en résonance.

Nous sommes tous des bénédictions les uns pour les autres à conditions que chacun soit dans le don du meilleur de lui-même comme je l’explique dans l’article Comment repenser notre prospérité ?

 La Providence intervient par synchronicités pour créer des miracles, pour vous. Le pouvoir de vie et de conscience qui vous a inspiré votre voeu, vos souhaits, attend de vous inspirer davantage encore cette année 2017 pour vous mener plus loin encore.

Quelles sont vos voeux ? Quelles sont vos promesses ? Laissez un commentaire !

One comment on “Comment donner de la puissance à votre année 2017

  1. mat

    Alors une tres bonne année 2017 au Dieu Janus et a vous 🙂

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