Sortir de l’acédie et devenir un créatif inspiré par le désir

créativité inspiréJe donne ici quelques pistes de réflexion pour devenir un « créatif inspiré » ;  je te présente deux raisons majeures responsables d’une vie répétitive, le ronron, les habitudes  et de l’insatisfaction de soi  et de la vie. Quand on ne voit pas les obstacles concrets, on ne risque pas de réaliser du concret.
Chacun, chacune a des prédispositions, des goûts et des couleurs comme on dit et les projettent sur des désirs de réalisation;  quand c’est le cas du moins, car certaines personnes sont tellement dans la confusion et/ou les illusions, qu’elles en sont arrivées à ne plus savoir de quoi elles ont envie. Ce n’est pas fichu pour autant. Dans le domaine de la créativité, on part de plus ou moins loin. Personne n’est à blâmer, il n’est jamais trop tard, ni trop tôt d’ailleurs pour s’y mettre. Voici  deux obstacles majeures à ta créativité.

 

La paresse spirituelle ( ou acédie)

Nos sociétés, marquées par l’instabilité, l’incapacité de tenir des engagements, la perte de sens et la désespérance, souffrent en réalité de ce que la tradition monastique appelle l’acédie. Elles sont invitées, pour en guérir, à redécouvrir  l’élan du désir, la persévérance et la fidélité qui conduisent à la vraie joie.
Eh oui ! appelons les choses par leur nom ! L‘acédie est une paresse spirituelle. la première raison pour laquelle on sabote à l’avance sa créativité, donc son histoire de vie, c’est de ne pas vouloir faire les efforts que demandent irrémédiablement la réalisation de projets, l’atteinte de buts, d’objectifs, la poursuite d’Idéaux élevés. Quand je dis efforts, ce ne sont pas des efforts surhumains; il s’agit de sortir de la gangue qui vous enferme, comme le fait le poussin, pour sortir de son oeuf. Que se passe t-il s’il ne fait pas cet effort là ? il meurt !
« Acédie » est l’équivalent français du mot grec « akèdia », qui veut dire « manque de soin». Chez les philosophes grecs, il s’agissait du manque de soins pour les morts (du fait de ne pas enterrer les morts), attitude qui apparaissait totalement inhumaine. Au IVe siècle,  les Pères du désert ont utilisé ce terme pour désigner le manque de soin pour sa propre vie spirituelle.

 L’acédie est, d’une certaine manière, le mal de notre temps. Elle est née dans le monde monastique, mais ce mal n’est pas réservé aux moines ! Nos sociétés sont profondément acédiaques : quand on n’arrive plus à vivre son Idéal, on se tourne naturellement vers ce qui est attirant et atteignable, on rabaisse l’objet de son Désir et on est incapable de tenir ses engagements, comme les hommes et femmes de notre temps.
Alors, on remet toujours au lendemain, où on se gargarise de quelques réalisations passées. On « demande à l’Univers » !
Mais l’Univers c’est toi !
On entend aussi beaucoup parler sur le net de « procrastinaton ». Désolée, mais c’est encore un mot bien compliqué et tarabiscoté pour ne rien dire…et tuer le désir. Quand on t’a dit que tu n’avais pas confiance en toi,  et en plus que tu procrastinais !!! et que surement, tu ne t’aimais pas ! si tu crois tout ça, et immanquablement tu y crois à un certain moment…tu es bien avancé !
Il va falloir que tu commences à « attraper » la confiance en toi, puis que tu saches comment ne plus procrastiner, puis que tu apprennes à t’aimer , puis que tu demandes à ton Guide spirituel (mais avant, tu devras apprendre à communiquer avec lui) …et quoi encore, avant de t’y mettre ? Tout ça pour moi, ce sont des « tue-l’amour » ( au sens large bien sûr).

 

Admettons une personne qui aimerait peindre : quand on peint, si on veut en vivre, il n’y a pas que les moments bénis où on a le pinceau entre les mains. Il faut par exemple d’abord apprendre certaines techniques, prendre des cours peut être, pratiquer, et ensuite, il y a toute la partie exposition, commercialisation, rangement, et tout un tas de petits détails à assumer… Pour faire un beau jardin, c’est pareil, pour devenir un bon musicien, pour déménager, changer de région, changer de travail, changer de compagne ou compagnon…enfin dans tous les projets qui te feraient plaisir, ou qui sont vitaux; il y a des efforts à fournir. Il y a de l’action, du yang à investir. La créativité n’est pas seulement un concept artistique, elle est existentielle. Elle est dans nos cellules, qui se défendent, par exemple, contre des agresseurs.
C’est tellement plus facile de flâner, de faire des tâches routinières ! Pour faire quelque chose de nouveau, ça demande une plus grande attention, de la concentration, et parfois ça énerve, ça agace, c’est décourageant. On ne devient pas virtuose sans faire des gammes. C’est pour cette raison que je raille la « quête de confiance en soi ». Il faut juste  prendre un but, pratiquer, et on prend confiance naturellement, sans se « prendre la tête », si j’ose dire.
Et alors, ce qui est formidable, c’est qu’au bout d’un temps, tu as l’impression de faire les choses sans plus aucun effort et même d’être carrément « inspiré »; ça coule de source. La fierté de soi s’éprouve profondément en créant son oeuvre de vie, son Grand Oeuvre. Ce Grand Oeuvre Alchimique passe d’abord par l’oeuvre au noir; dans le ventre du loup (du Petit Chaperon Rouge par exemple). Ce n’est pas « donné d’avance », il faut oser prendre un chemin de traverse, aller à travers bois, ne pas rester sur ses rigidités, ses acquis, les injonctions parentales. Les choses données d’avance sont des « plus », mais ne prouvent pas une évolution quelconque.
Il est indispensable d’ oser faire des actes « un peu fous », décalés,  quelque peu risqués parfois, pour rester éveillé, ou s’éveiller. Tout en poursuivant son Idéal.
      Il faut saisir l’opportunité que la vie présente, en finir avec les hésitations, les doutes, attraper la branche qui te sortira du marécage de la stagnation. Parfois il convient de renoncer à des exigences, des prérogatives, des attentes, des prétentions….et partir à l’aventure. Les efforts ne sont pas toujours « laborieux »; ce sont parfois des choses à lâcher, à dégager, à laisser derrière soi, coûte que coûte…car on gagnera plus loin. Mais c’est ressenti comme un effort; « ça fait peine », comme on dit.
Sache que, plus tu fais des choses difficiles  pour réaliser concrètement  ton avenir, plus tu seras inspiré, et plus les choses deviendront faciles. Donc, je dirais même que l’inspiration est quelque chose pour laquelle il faut aussi s’exercer. L’inspiration, c’est tous ces « eurêkas » qui te viennent soudainement devant chaque obstacle.
poussin qui sort de l'oeufComment s’exercer à l’inspiration ? Très simple: se mettre à réaliser ce que l’on souhaite et devant chaque problème, poser la question pour trouver la solution,  écouter la réponse,  et la mettre en oeuvre sans aucun doute.
Être créatif revient à vivre une vie héroïque, tel le héros des contes. Le héros fait ce qu’il y a à faire sans se retourner. Le héros ne ressent pas, il éprouve et c’est bien autre chose ! ressentir est superficiel, éprouver est profond. Une quête  de ton authenticité t’amène à éprouver; c’est cela les épreuves du héros.  Eprouver. Les efforts éprouvent et prouvent  qui tu es.
Plus tu fais des choses difficiles, et plus ta vie devient facile. Plus tu fais ce que les autres ne font pas, et plus tu as des chances de réussir ta vie, parce que tu réalises ce que tu as et ce que tu es d’unique. Parce que bien sûr, la créativité, ce n’est pas faire la même chose que les autres, puisque tu es l’inique exemplaire.

 

Le conditionnement aux états négatifs

 

L’autre raison majeure de saboter sa vie en ne la créant pas selon son désir profond est le conditionnement émotionnel. Il est aujourd’hui prouvé scientifiquement que les cellules s’habituent, et deviennent dépendantes de certains états émotionnels. Ce n’est pas psy, c’est physique; les états de l’humeur sont dépendants des hormones secrétées. C’est ainsi qu’on voit des gens souffrir par amour ! Comme si l’amour était de la souffrance. C’est alors un état de manque qui rappelle peut être la relation défaillante à la mère ou au père.
Cela devient une habitude : repérer des compagnes ou compagnons potentiels qui vont faire secréter « la drogue qui tue », et se lancer dans la relation pour ressentir, RE-sentir la drogue bien connue. Là aussi il faut « faire un effort » pour s’entraîner à un autre ressenti.
Les émotions,- quelles qu’elles soient, sont des sortes de drogues. Nous sommes une véritable « pharmacie ambulante » et tant que l’on est identifié aux personnages que l’on joue, sans recul, on a besoin de « doses » journalières. Cela se passe exactement comme le jeu des acteurs, qui doivent, pour bien jouer leur rôle, ressentir  les émotions. Que dirais-tu d’un acteur qui rigolerait ou aurait l’air désinvolte dans une scène  tragique ?Tu dirais que c’est un mauvais acteur. Pour toi, tu le vis de manière identique, mais la petite différence, c’est que tu crois que c’est LA réalité, LA vérité.

 

Comment s’entraîner à autre chose ? régler le thermostat

 

C’est un peu comme un thermostat, il faut changer le réglage. Si ton thermostat est réglé sur « le manque », tu cherches à tous prix des gens et des situations qui vont te faire éprouver le manque. Parce que tes cellules réclament leur drogue. Pourquoi ? pour te sentir vivant(e). Ou plutôt « survivant », parce que évidemment, c’est du superficiel.
Donc il va falloir faire une sorte de « sevrage émotionnel » de l’émotion, en pratiquant une véritable politique de gestion de l’énergie. Ce n’est pas le sujet de cet article d’approfondir cela, donc, je n’irais pas plus loin dans l’explication.

 

Conclusion

 

Regarde comment tu fonctionnes, fait de l’auto-observation. Va au plus simple, à l’action et déploie une stratégie pour t’emmener vers ton « éprouvé », afin de sortir du ressenti qui te garde en surface. Il te faut une stratégie pour cela. Cette stratégie est dans les contes de fées. Faire de sa vie un conte, c’est de la créativité. Révéler au monde pleinement la bonne nouvelle que tu es venu apporter.
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