Dans toutes les familles on attend un « messie »…

puzz

La connaissance de soi est le sujet d’une vie. Le « sens » dont on parle tant se trouve là. Plus on se connait et plus on est dans la justesse du sens de notre histoire. 

On n’en finit pas de se connaître et c’est ce qui fait de la vie une aventure passionnante, parfois  périlleuse. Le risque fait partie du voyage du héros. mais que risque t-on ? L’échec ?

L’échec est un diplôme ! (Idriss Aberkane)

Les fondations de l’amour sont dans la famille;  il faut être prudent ici avec le mot « amour » , car les fondations de la haine, du conflit  y sont aussi. Disons les fondations des « relations affectives » (comment on est affecté).

L’amour est le principe vital qui tend à réunir ce qui semble séparé par la conscience (autre principe vital) témoin de sa  propre différence. Ces deux principes s’appliquent en toutes circonstances et en tous lieux. C’est la polarité métaphysique de base.

Il faut revoir les fondations pour refaire circuler l’énergie de vie. Famille = vie.

Noël, dit-on, se « fête » en famille ?

Certains sont joyeux de voir Noël arriver, d’autres, au contraire sont  tristes. J’ai vécu tous mes Noël plutôt joyeusement jusqu’en 2015. En 2019, c’est le quatrième Noël de tristesse . Et là, j’ai décidé que cela suffisait, que le nouveau ( noël = nouveau) devait vraiment émerger. Qu’il y avait un « truc » que je ne « conte-nait » pas  par le verbe, par une histoire cohérente et organisée. Et j’ai trouvé !

 

Un puzzle en cadeau de Noël !

 

Donc à la question posée dans « l’ article Le Père Noël est-il une ordure«  ?, la réponse est non !

Le Père Noël a été généreux. J’ai reçu un puzzle ; je m’explique.

puzzleJ’ai été ostracisée, bannie  de ma famille peu à peu, soit directement par un membre, soit obligée moi-même de couper des liens  toxiques et destructeurs.

Bien que j’aie analysé depuis longtemps  certains éléments de ma « situation familiale », ils étaient encore  « épars » (éparpillés) et certaines données restaient obscures, notamment le pourquoi de ce déchaînement récurrent de violence et  humiliations à mon encontre, sans aucune raison rationnelle; c’est seulement ce Noël  que le puzzle donne une image cohérente.

J’ai fait une sorte de récap  de différents éléments de ma vie pour en avoir une image claire dans ma tête.

Tous les contes que j’utilise pour amener les personnes à améliorer leurs histoires se sont rassemblés, tous leurs héros et héroïnes se sont donnés la main pour me soutenir dans ma démarche d’en finir avec…

 

C’est  difficile de se rendre compte et de nommer les choses précisément. Les nommer c’est les rendre définies, circoncises, maniables. Et puis souvent on aimerait tellement que cela soit différent… que certaines injustices n’aient pas eu lieu…que certaines paroles n’aient pas été prononcées… qu’on reste dans le déni, on regarde ailleurs  !

 

Être le bouc émissaire

 

J’ai bien identifié le rôle, la mission dont m’a « plombée » ma famille (et que j’ai inconsciemment acceptée) : être leur « bouc émissaire ».

Comme c’est  très ancien, je n’y prêtais plus guère attention (la force de l’habitude) , mais j’avais tord car elle venait parfois  peser un peu trop lourd, contrarier ma raison d’être, mon évolution  dans la grande famille cosmique.

 

La personne dont je parle dans l’article précédent  (« Se libérer de la méchanceté compulsive »),  m’a aidée à son insu.  Mon instinct m’a guidée vers elle afin que la goutte supplémentaire de méchanceté  fasse déborder le vase, ou plutôt la vase….

Je suis restée 2/3 jours avec elle, en totale immersion dans la méchanceté gratuite (pour une fois qu’il ne faut pas payer j’en ai pris  pour mon compte ! ).

Et mon conte aussi !

Noël est un anniversaire de la naissance de l’enfant intérieur, du renouveau, un bon moment pour ressentir la famille en soi.

En cliquant sur ce lien,  une courte vidéo Europe 1 sur le sujet du bouc émissaire par une psychologue. 

 

 

René Girard, auteur du livre  « Le bouc émissaire ».

 

C’était le 25 décembre

En quête de réponse pour en finir avec la méchanceté (si cela était possible !) , j’ai été inspirée par le livre de René Girard : « le bouc émissaire » ( lien affilié) sur lequel je suis « tombée », et dans lequel il explique très bien les mécanismes de la violence et leur exutoire à travers  le « bouc émissaire ».

. Curieuse, je regarde la bio de ce Monsieur et je découvre qu’il est né un 25 décembre !! tiens tiens…Elle est pas belle la coïncidence ? T’es au courant qu’il y a 365 jours dans l’année ? Et pile poil, c’est le livre d’un monsieur né un  25 décembre, qui m’éclaire le 25 décembre sur mon triste Noël à répétition du 25 décembre !!!

Tristesse lié au bannissement qui m’accable dans ma famille depuis ma plus tendre enfance. Un bannissement que j’ai compensé de mille façons mais bon , Noël te relie à un égrégore « familial » quand même; je pouvais difficilement y échapper. !

Mais pourquoi ce 25 décembre ai-je été éclairée plutôt que les autres 25 décembre des années précédentes ?  Bonne question !

Réponse simple : parce que j’ai accepté ma tristesse; j’ai accepté de la ressentir pleinement, contrairement aux autres années où je la niais, je la détournais.

 

Bouc émissaire

bouc émissaireJe ne vais pas t’embrouiller avec des détails, seulement dire que dans toutes les familles (ou communautés) on attend un messie, autrement dit un sauveur (sens de messie) , parce que dans toutes les familles il y a des difficultés, des jalousies, des rancoeurs, des blessures, de la violence.  du « mimésis » comme l’appelle Girard. Dans toutes les communautés, même quand elles ne sont pas de sang.

Et la communauté désigne  un « bouc émissaire » pour se « sauver »expier les péchés. On a un bon exemple avec Jésus.

Alors autant te dire que dans le nouveau paradigme les choses doivent changer drastiquement… si l’humanité veut survivre.

Créer de la cohésion d’un groupe, éviter la violence du  « tous contre tous » en accusant un ennemi commun, en déviant la violence dans le « tous contre un »…c’est d’un autre temps.

 

Définitions du bouc émissaire : 

Le bouc émissaire ou souffre-douleur est un individu innocent sur lequel va s’acharner un groupe pour s’exonérer de sa propre faute ou masquer son échec. C’est la personne qui paye pour toutes les autres.

D’origine religieuse, l’expression bouc émissaire signifie  en langage courant la personne qui est désignée par un groupe comme devant endosser un comportement social que ce groupe souhaite évacuer. Cette personne est alors exclue du groupe, au sens propre ou figuré, parfois punie ou condamnée. 

De tous les temps, les hommes ont ainsi eu recours à des boucs émissaires pour porter les maux du monde qui les terrorisaient, ce qui a parfois donné lieu à des tragédies dans l’histoire de l’humanité (histoire des Juifs ou autres minorités raciales).

Cinquante ans en arrière, il y avait encore dans les étables un bouc (oui un vrai bouc !) attaché toute l’année au mur derrière les vaches; il était sensé focalisé tous les microbes pour les éviter aux laitières productrices évidemment. Rien de scientifique la-dedans mais une vieille réminiscence du bouc émissaire version santé du bétail. On croît rêver non ?

De la superstition comme tout ce qui touche aux religions !

 

De la chenille au papillon

 

Je me suis sauvée moi-même  de ce rôle en me créant une autre histoire, en donnant de la consistance légendaire à mon histoire plutôt que rester dans les névroses  familiales.

Mais comme tu le sais sans doute,  les membres de notre famille – et c’est pour cela qu’ils représentent souvent un piège- essaient de maintenir la même image de nous-même, parfois jusqu’à la folie  !

Pour te citer un exemple presque drôle ( je ne vais pas rentrer dans le tragique !), mais totalement surréaliste,   ma soeur  m’a fait un scandale quand j’ai changé de couleur de cheveux. Quand je dis un scandale, c’est un scandale ! Pour te dire à quel point dans certaines familles le changement est problématique. Le manque d’un  simple repère  de couleur de cheveux peut déstabiliser et créer un conflit…ou le révéler.

 

Alors bien sûr, moi qui ai « choisi » de faire du changement mon métier, d’accompagner les changements de scénarios de vie…je suis devenue le bouc émissaire parfait…

mais regarde bien, si on reprend la définition :

« …la personne désignée par un groupe comme devant endosser un comportement social que ce groupe souhaite évacuer » , et comme je l’explique dans cette vidéo ( manque de confiance en soi ou méfiance de soi),  nous faisons d’abord les choix qui nous ont été dictés à notre insu.

Toute la mutation de la chenille en papillon  consiste à choisir nos choix, quitte à se tromper, à recommencer etc…

Beaucoup ne font que devenir de « meilleures chenilles » cependant, en cherchant à se changer. Ce qui est déjà un premier pas, une tentative, mais pas vraiment satisfaisante. La « meilleure chenille », c’est le principe du « bien-être » à toutes les sauces.

Muter n’est pas confortable. N’est jamais confortable. C’est pourtant ce que l’humanité doit faire aujourd’hui.

 

La fête de Noël

.

Rappelons déjà que Noël n’est pas le jour de la naissance de Jésus, mais une fête païenne (paysanne) récupérée ensuite par la religion monothéiste chrétienne. Le 25 décembre est la date du solstice d’hiver, c’est à dire la moment ou le temps de jour  est au plus bas, tandis que le temps d’obscurité est au plus haut. L’histoire de Jésus ( je dis bien « l’histoire) est un mythe solaire, celui de la montée de la lumière et la diminution de l’obscurité.

En suivant les rites de la nature, on est sensé être descendu pendant l’automne jusque dans nos profondeurs, pour y chercher la vraie lumière (oui, c’est en effet dans l’obscurité qu’on la trouve)  la promesse de renouveau; et ensuite la ramener à la surface en une ascension progressive.  Noël annonce , prépare le printemps avec la Pâques etc….

Toutes les fêtes dites religieuses (devenues commerciales et consommatrices maintenant) sont des moments pour prendre conscience de sa nature primitive et se recaler sur elle, car elles sont d’abord et avant tout des célébrations de la vie naturelle liée à la Terre mère, au cosmos etc….

Après on peut faire naître un Jésus à la date qu’on veut.  Pour moi, jésus est plus un archétype, un type de personnage plutôt qu’un personnage particulier ayant existé. On n’a aucune preuve de son existence, mais il existait forcément des rabbins, des guérisseurs, des êtres éveillés, des maîtres spirituels etc…

Son histoire est celle d’un bouc émissaire.

 

Jésus Christ le bouc émissaire le plus célèbre de l’Histoire

 

boucD’après l’histoire, Jésus  donna à la haine  de fortes occasions de se décharger sur lui…J

Il provoqua  ses adversaires en leur reprochant leur volonté secrète de tuer. Ce n’est pas une passion née spontanément qui s’est déversée sur lui. Il dévoila de façon imparable, chez ceux qui rejetaient le défi de sa prédication, un penchant latent à la violence.

L’Évangile de Luc relève que leur opposition était, en fin de compte, insensée. Elle ne naissait pas de raisons objectives, bien que les scribes crussent certainement en avoir ; ce n’était que le produit d’une passion aveugle.

 

Les récits de la Passion des trois Synoptiques insistent expressément sur ce constat. On chercha des témoins après que la décision de le tuer fut prise. Devant le Grand Conseil, on cracha sur lui et on le frappa à coups de poing (Marc 14,65). Selon la présentation qui est faite de la rencontre avec Barrabas, la foule exigea la libération du meurtrier et la condamnation de l’innocent. À la question du gouverneur romain sur ce qu’il devait faire de Jésus, tous crièrent, sans donner la moindre raison : « Crucifie-le ! » (Marc 15,13). Comme il insistait pour demander quel crime il avait commis, les dirigeants et la foule répondirent sans même se donner la peine d’accusations fictives. Ils trahirent leur désir véritable en se contentant de crier encore et toujours plus fort : « Crucifie-le ! » (Marc 15,14). Le récit montre ainsi que la Passion a complètement submergé la raison sereine. La foule ne réclamait plus qu’un sacrifice sanglant. Sous forme narrative, les Synoptiques expriment la réflexion qu’on trouve dans l’Évangile selon Jean : Jésus a été haï sans raison  (extrait d’un article : https://esprit.presse.fr/article/schwager-raymund/le-christ-bouc-emissaire-35942)

 

Partout Jésus Christ crucifié rappelle qu’on a besoin de soumettre quelqu’un  à la torture pour être sauvé ! Quel est cette effigie du malheur ? N’est-ce pas complètement débile ? On a besoin de quelqu’un qui expie à notre place, au lieu de rectifier soi-même nos comportements déviants ?  

Qui plus est, c’est dieu lui-même qui envoie son fils  ? Quel est ce dieu  ?Quoi de plus pervers ?

 

Dreyfus, les juifs ont aussi été des boucs émissaires.

 

Cela signifie que l’Église chrétienne et le christianisme en général, en tant que phénomène historique, a été une religion du sacrifice, dans laquelle le salut est atteint par la mort sacrificielle de Jésus.   On retrouve cet aspect dans un grand nombre  de chants de l’Église,  dans ses croyances et ses écrits et dans la liturgie de son principal sacrement, la messe. Dans toutes les religions intervient la notion de sacrifice mais le christianisme est la seule qui se soit fondée, développée sur l’idée du sacrifice.

 

Extrait de l’article de Cairn.info :

« Le mythe chrétien du sacrifice, tel qu’il a fonctionné dans l’histoire chrétienne, se présente ainsi. Jésus, être divin, est descendu sur terre dans le but même d’apporter le salut à l’humanité en mourant sur la croix. Sans ce sacrifice, l’humanité était condamnée à la damnation à cause de ses péchés, hérités d’Adam. L’humanité seule était incapable d’échapper aux péchés et à ses conséquences. La colère de Dieu le père ne pouvait être apaisée que par le sang de Jésus sur la croix ; mais en même temps le Seigneur a montré son amour pour l’humanité en envoyant son fils pour qu’il soit torturé à leur place. Tout comme Abraham, il a offert son fils ; mais, à la différence d’Abraham, il n’a obéi à aucune autre volonté qu’à la sienne en immolant son fils.« 

 

Alors tu comprendras que du bouc au diable il n’y a ensuite qu’un pas !

 

Change de paradigme !

 

puzzleLe changement de paradigme se fraie un chemin partout dans le monde actuel.

On le rencontre à travers :

  • – les mouvements mondiaux pour le climat comme Extinction Rebellion End Ecocide on Earth, l’Affaire Climat…

  • – les mouvements pour la reconnaissance et la protection des droits des animaux en tant qu’êtres sensibles doués d’intelligence

  • – les mouvements sociaux en France, au Liban, en Irak, en Équateur, au Chili, en Bolivie, à Haïti, en Guinée, en Algérie…​​​​​​​

 

Tous ces mouvements sont issus d’un seul et même principe :

 

  • Celui qui met en LUMIÈRE tous les systèmes d’avilissement du Vivant : la barbarie et l’exploitation à outrance des humains, des animaux et de la nature.

  • Celui qui dévoile toutes les manipulations perverses des systèmes sociétaux actuels.

  • Celui qui dit STOP aux aberrations du psychisme malade de l’humain

(lettre de Grégory Wispelaere)

Conclusion

 

Le bouc émissaire, c’est l’histoire du Vilain petit canard ou de Cendrillon. Il faut se rendre dans d’autres histoires, des histoires de réussite à la fin pour connaître  sa vraie nature non sacrificielle.

Se connaître est une véritable enquête que l’on fait sur sa propre histoire.

Pour construire une histoire qui tienne debout, on peut  la mettre  dans le miroir des contes, qui sont des histoires parfaites de transmutation et d’initiation alchimique.

En tous cas, démasquer les mécanismes du bouc émissaire est une tâche essentielle pour les artisans de paix. elle est une tâche essentielle pour moi. 

Comment  me suis-je  rendue compte que j’étais un  « bouc-émissaire » ?

Mises bout à bout, j’ai eu conscience que j’étais rejetée spécifiquement quand je venais de faire quelque chose de bien,  rendre un service,  faire plaisir, apporter du soutien etc…c’est à ce moment là que j’étais accusée et remise  à ma place de »victime sacrificielle« . Un bon geste  fait de l’ombre à l’autre, le met mal à l’aise et il rentre dans la méchanceté compulsive.

Je me suis aperçue que j’étais toujours accusée de la faute que commettait  l’accusateur.

A force, c’est devenu gros comme une maison cette histoire ! je dis bien « à force »car

 

Ce qui retarde la compréhension :

 

  • c’est l’attachement que l’on a à sa famille depuis sa plus tendre enfance.

  • On ne peut pas croire, on ne veut pas croire qu’on est trahi par sa mère, son fils.

  • On ne peut pas croire non plus que si on ne leur fait que du bien, ils n’en feront autant, ou qu’au moins, ils ne nous feront pas de mal.

 

Il existe plusieurs types de victimes idéales.

A l’école, les victimes types sont plus angoissées que l’ensemble des élèves.
Ce sont des élèves timides, sensibles et calmes.
Ils souffrent également d’un sentiment d’infériorité et ont une image négative d’eux-mêmes et de leur situation.
Ils considèrent bien souvent qu’ils ne valent rien…

Rectification : on leur a rabâché qu’ils étaient inférieurs, donné une image négative d’eux-mêmes afin qu’ils considèrent qu’ils ne valent rien.

J’ai été ainsi, j’en parle dans l’article ‘le pouvoir de la parole, entre chien et loup », 

mais aussi comment j’ai commencé à m’en sortir grâce aux histoires, comme le moyen de choisir une autre vie, de donner à  ma vie une matière épique .   

Mais heureusement je n’ai jamais été un bouc émissaire à l’école.

 

Je suis ou j’étais la victime idéale  de par mes qualités d’empathie, compassion, bonne volonté, courage, dévouement, sensibilité.

Heureusement la médaille a une autre facette ; depuis longtemps, pour vivre pleinement ces qualités non plus en victime et les orienter à un idéal, j’ai développé mon  identité souveraine, héroïque, visionnaire. Grâce aux clés des contes. Chaque conte est un remède homéopathique de réorganisation interne.

 

cendrillon20Pour moi la famille est un microcosme où l’on apprend à se forger un caractère, où l’on fait ses premières armes; c’est le creuset alchimique dans lequel on doit apprendre à transmuter le plomb en or. Et du plomb, il y en a parfois beaucoup. Mais plus il y a de plomb et plus il y a d’or , plus on devient riche au sens spirituel !

C’est  probablement en réaction aux mauvais traitements émotionnels que j’ai été obligée de développer des qualités masculines; et comme Cendrillon d’aller au bal pour rencontrer le prince (le principe masculin).

 Cendrillon est toujours présentée comme une pauvre fille qui « attend le prince »; c’est méconnaître le vrai message du conte ou le voir de manière superficielle.

Comment résonnes-tu à cet article ? Merci de laisser  un commentaire !

 

 

11 comments on “Dans toutes les familles on attend un « messie »…

  1. Sylvie

    Elisandre, vous qui aimez les mots, il ne vous aura pas échapper que dans le mot BOUC EMISSAIRE, il y a le mot EMISSAIRE, chargé de mission….. Lorsque vous êtes le bouc émissaire de quelqu’un, est ce l’épreuve que la vie vous demande de surmonter ne correspond pas à un message quel vous avez la mission de transmettre…. ??…..

    Je ne suis pas d’accord avec vous sur votre interprétation du Christ et de la croix…. on aura sans doute l’occasion d’en parler une autre fois….

    1. Elisandre

      Merci Sylvie de votre commentaire ! bien sûr, je parle d’ailleurs de la mission dont m’a « plombée » ma famille et des qualités que j’ai dû développer pour surmonter les épreuves. On rajoute du poids aux chevaux de course qui gagnent trop souvent.

      Seulement si je peux la définir, circoncire aussi bien aujourd’hui, et la contenir cette mission, c’est que je peux m’en libérer; sinon je n’en aurais pas reçu l’inspiration et l’image claire.
      Nul n’est tenu de se croire coupable quand il est innocent. Être l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir peut ne plus être une option. Je venais juste de terminer un livre d’enquête policière. Le sujet : une femme qui a fait 15 années de prison injustement accusée d’avoir tué son futur mari. Une fois sa peine purgée, elle trouve une journaliste qui accepte de remettre la lumière sur son affaire et elle est enfin innocentée et lavée des injures !!!
      Nous sommes dans une culture de la souffrance, de la méritocratie, de la compétition; changer de paradigme, c’est transmuter cela.

  2. Sylvie

    Oups…..en parlant de « mission », je ne pensais pas à la « vocation » d’accepter d’être puni alors qu’on est sans reproche !….Non, je parlais de la mission qui est donné à celui qui vit une injustice et qui doit se battre jusqu’à ce que sa dignité soit rétablie…. Ce travail de rétablissement de la justice vis à vis de lui même doit j’imagine donner beaucoup de force pour ensuite être en mesure d’aider les autres à faire de même, et par voie de conséquence aider le monde a se libérer de toutes les injustices, de toutes les prises/abus de pouvoir qui asservissent les peuples…. le bouc émissaire a pour mission de propager la juste parole de la « guerre sainte »…..
    Aller en guerre (via l’Amour) contre ses propres ennemis intérieurs et extérieurs pour émanciper le Monde….

    Notre condition d’humain fait que la souffrance est inhérente à l’évolution de notre conscience… expérience -> conscience…. Mais, comme vous dites, le miracle se trouve dans le fait que plus on re-connait/accepte cette loi, moins elle est supposée nous peser et nous faire souffrir… C ‘est un des symboles du Christ en croix…. il me semble !!!!!!…..

    1. Elisandre

      Être puni alors qu’on n’est pas coupable mais seulement le souffre-douleur du groupe est le rôle attribué de manière inconsciente au bouc émissaire. C’est une manière archaïque d’évacuer la violence. Oui c’est une injustice et on doit se battre jusqu’à ce que sa propre dignité soit rétablie. Et c’est bien ce qui m’a donné de la force et qui fait que j’en transmets aux autres et que je les comprends. J’ai fait ça naturellement toute ma vie, mais le concept précis de « bouc émissaire » n’a jamais été aussi net et précis que maintenant. Disons que comme Monsieur Jourdain, je faisais de la prose sans le savoir ! On connait tous le cas des enfants battus qui ne dénoncent pas leur parents et même les protège. Merci pour votre commentaire Sylvie !

    2. Elisandre

      Je fais une seconde réponse pour la seconde partie de votre commentaire Sylvie !
      Vous voyez, on en est arrivé à faire croire aux gens que l’image d’un supplicié voulait dire autre chose qu’un homme supplicié, pieds et mains cloués, éventré par une lance Ils sont forts les « religieux, comme sont forts le publicitaires aujourd’hui pour nous vendre autre chose que ce qui est vendu. Pour être plus conscient, c’est de l’amour qu’il faut, pour intégrer plus en soi et on vous a fait croire que amour=souffrance Les religions existent et ont toujours existé à des fins politiques et uniquement politiques.
      Comment envoyer des types se faire massacrer sur des champs de bataille sinon en leur disant qu’ils iront tout droit au Paradis s’ils défendent la patrie, parce que c’est beaucoup plus glorieux que de mourir au chaud dans son lit ? Une fois « déchristianisé », le message reste quand même. On vous vend la souffrance comme un culte sacré depuis la nuit des temps. N’est-il pas temps que ça change ?

  3. Sylvie

    Bonjour Elisandre,
    Je vous retourne le compliment !….. vous me parlez des croyances judéo-chrétiennes dont vous ne vous détachez pas dans votre analyse !…. Bien sûr, le pouvoir de l’Eglise qui a véhiculé des principes castrateurs pour mieux dominer le monde etc.. etc… Tout à fait d’accord…. Mais en ce qui me concerne, je ne me réfère pas à « l’institution » et à ses manipulations, je me réfère à….. comment dire…. « l’esprit christique »….. qui est tout à fait autre chose….
    Si vous voulez, c’est comme pour les contes…. il y a plusieurs lectures…. et un sens caché pour les plus initiés….. Avec les textes dits sacrés, les Evangiles, le Coran, il y a aussi des sens cachés, universels…. d’une grande puissance de « vérité » on va dire…. Pensez vous vraiment que le conte du petit Chaperon Rouge soit plus maqique et merveilleux que celui de Jésus par exemple ???….
    Et puis, qui a révélé et diffusé que l’Amour, (« pour être plus conscient, il faut de l’amour ») était la source de tout ?…. Jésus (le Je-Suis) justement !!!!…. et il n’y a pas de hasard…. seulement voilà, la récupération des messages révélés a à l’oeuvre en permanence….
    Je ne fais pas du tout une fixation sur la question religieuse…. la religion est de support de sens comme beaucouc d’autres…. « Tout est dans tout et inversement » !!!…. Mais dénigrer en bloc le religieux, c’est comme jeter le bébé avec l’eau du bain…. Bonne journée !

    1. Elisandre

      C’est bien, au moins ça fait débat ! merci du commentaire Sylvie ! J’aimerais réveiller les gens dans leur capacité à réfléchir leur histoire dans le miroir de la vie, dans le miroir de mes écrits. Rien de peut changer sans s’engager, s’impliquer, se dire depuis son point de vue. La vérité est un miroir brisé, un puzzle comme celui dont je parle dans cet article. Chacun y met un bout de son image, on ne sait pas le résultat que ça pourrait donner mais on le découvre au fur et à mesure, on le révèle et c’est celà qui fait qu’on dévoile sa propre légende.

      J’aurais dû dire « pour être plus conscient (inclure davantage de facettes, une plus grande partie de l’image) il faut du désir ». Le désir est la sensation , presque l’action de l’amour. Pudiquement on parle de « motivation ».

      Quant aux contes, ils sont laïques, mais SURTOUT ils sont PAIENS; par leur nombre et leur diversité ils véhiculent une sagesse intégrative, alchimique qui correspond au polythéisme ancien. Ils renvoient l’image d’un héros en chacun et chacun aussi ordinaire soit-il est un héros, une héroïne, a accès immédiatement à une vie épique.

      Comme je le dis dans l’article , chaque conte est un remède homéopathique qui vient éclairer à partir de l’ombre en soi. Il fait surgir le miracle de l’instinct de vie dans l’instant de vie, modestement mais sûrement.

      Il n’y a jamais eu de guerre même sainte pour un conte de fées…à ma connaissance. L’insignifiance APPARENTE des contes fait leur force et leur sagesse. ils prennent l’ego par surprise, l’assouplissent, lui font accepter l’inacceptable, l’impossible, l’impensable.
      Il est romanesque, teinté de christianisme mais il avance masqué pour garder ses racines païennes,sa sagesse populaire . Il ne promet pas « d’ailleurs »,à la fin des temps, mais il fait venir l’ailleurs à la conscience (le souffle de l’inspiration, la synchronicité). Il est une histoire qui synthétise les trois temps, un contenant de réponses potentielles.

  4. Sylvie

    C’est comme vous voulez…. pour ma part, pas de parti pris….. les contes ont leur intérêt, le message christique bien compris aussi !…. paien ou sacré est un faux débat !….
    et en dehors du prisme judéo chrétien, il n’y a pas d’ailleurs meilleur à la fin des temps… !! c’est une mauvaise interprétation de ce qui est relatif à « la Source »…. pour faire court !!!!….
    Grand sourire….. à bientôt !

  5. Nathalie

    C’est marrant aujourd’hui j’ai fait tombé un puzzle et des pièces se sont détachées. Moi qui n’ai jamais pu finir un puzzle contrairement à mes soeurs. J’ai parfaitement rassemblé toutes les pièces manquantes et il y en avaient beaucoup. Au final je me suis dis ça y est j’y suis parvenue mais je ne savais pas si je devais me réjouir car je voyais que je pouvaient faire aussi bien que mes soeurs et cela elles ne le supportent pas.

    J’ai vu qu’inconsiemment j’attendais le coup de bâton d’avoir supplanté mes soeurs. C’est une belle prise de consience car oui moi aussi j’ai été le bouc émissaire lorsque j’arrivais à faire quelque chose par moi même.Merci pour ce bel article Elisandre car tu m’as mise au défi de enfin sortir de mon silence et la synchronicité a été tellement évidente que je n’ai pas pu faire autrement que laisser les mots sortir à travers ce commentaire.

    1. Elisandre

      eh bien voilà, un acte manqué réussi Nathalie. qui t’a fait faire un pas et c’est super de le partager car il va conforter quelqu’un d’autre et de fil en aiguille on se relie consciemment à la force des autres. Merci, merci, merci…et puis moi je me dis que je n’écris pas pour rien non plus, que ça aide à provoquer des prises de conscience, des progrès pour chacun.

  6. Nathalie

    Non bien sûr tu n’écris pas pour rien Elisandre. Mais parfois il faut laisser les choses se décanter. S’infuser comme une petite tisane pour en récolter la substantifique moêlle. Trop tôt elle n’est pas assez infusée, trop tard elle y est trop ! c’est là qu’interviennent les synchronicités comme pour nous dire. Ca y est, tu y es ! Juste là maintenant.

    Et là… A nous d’agir. Ne laissons pas ces précieux moments passer comme un train qu’on laisserait passer et qui nous conduirait. vers la destination que l’on désire secrètement. A bon entendeurs…

Leave a reply

CommentLuv badge