Crise identitaire, quête identitaire

point d'interrogationLa crise dont je parle dans le premier article (Deviens le Christophe Colomb de ton identité) de cette série de trois sur le sujet si important de l’identité est souvent appelée  « crise de sens ». Je trouve que le terme « crise identitaire » est plus pertinent car il ramène au sujet de la crise : la personne. Et non à l’objet : crise financière, crise écologique…

Le sens que la personne cherche est le sens de sa destinée mais comme je l’explique dans le deuxième volet (Comment savoir qui je suis) « Quand on ne sait pas qui on est, on ne sait finalement pas non plus de quoi on est capable « ; et alors c’est la panique car c’est un cercle vicieux qui s’enclenche

Qui suis-je ? d’où je viens ? où je vais ? quelle est ma mission ? Ces questions risquent de tourner en rond. Dois-je attendre de savoir quoi faire pour commencer , ou dois-je d’abord savoir qui je suis pour savoir quoi faire ?

To be or not to be ?

 

Beaucoup passent leur vie entre ces questions, ou s’en débarrassent pour ne plus être inquiéter (hum !) en laissant glisser ces questionnements identitaire dans « l’inconscient » (playlist « faut-il avoir peu de l’inconscient ?) et en plaçant un couvercle dessus : « MOÂÂ je suis cartésien(ne), MOÂÂ je suis scientifique….

 

Un mystère et une quête abyssale

 

Le processus identitaire est l’approche progressive d’un mystère;  un mouvement ésotérique (éso = vers l’intérieur, et ter = davantage que) qui ne peut être ni figé, ni absolu.

L’intérêt  de la quête d’ identité est de fonder et de rendre plus intelligible la question de la liberté.

La liberté c’est cet écart entre la nature triple de la personne ( corps, âme, esprit) qui est là comme un témoin et les possibilités tendant vers l’infini que lui offre la Vie.

Un témoin est ce qui sert de « preuve ». C’est pour cette raison que le héros est celui qui vit des é-preuves, car il é-prouve une expérience, porte la preuve, le témoignage à l’extérieur(é= ex) et offre son Graal aux autres. Il « revient » après avoir cherché et trouvé ce qui manquait.

Les « failles » pour aller dans la profondeur

 

C’est à travers ses failles identitaires qu’il se rend compte du manque et donc de ce qu’il peut combler, la pierre qu’il peut poser sur l’édifice. Sur l’Eglise ( église = assemblée)

Celui qui comprend cela a tout compris de sa mission sur Terre et se moque des modalités précises car la matière est malléable et ce qui compte, le cadeau c’est ce qui a pu être éprouvé au fond de soi, pour l’offrir au Bien Commun. Eprouvé est bien plus que « ressentir ».

Nous avons  le choix d’être responsable de ce processus identitaire , protagoniste plutôt que « victime ».

Une vie de victime ou une vie héroïque ?

 

Pour quoi « identité »

 

Pourquoi ce mot « identité » , « identité » veut dire le fait d’être identique.

Mais identique à quoi  ?

Puisque notre MOI  est changeant, qu’il s’altère, il s’agit d’être identique à SOI, donc identique au Soi. Plus nous nous enfonçons (psychologie des profondeurs) dans les mystères de notre esprit inconscient et plus nous allons vers notre essence commune, vers le lieu ou l’espace et le temps disparaissent et ou les formes disparaissent pour ne laisser place à rien et tout en même temps.

 

L’identité est la quête de ce lieu sacré qui n’en est pas un. Un lieu qui nous appelle; qui appelle le héros en nous car l’ego craint de s »y perdre.

 

Pour faire simple, et donner une définition certes approximative mais relaxante, je dirais que je suis, nous sommes des êtres en quête de liberté. Liberté des formes. La liberté est une belle facette de l’amour.

Si l’identité est un mystère, elle  est aussi une nécessité, une quête nécessaire.  A la fois cette identité est requise, exigée et en même temps inaccessible. Cela ne ressemble t-il pas à la liberté ?

Et si je ne peux la saisir dans l’immanence, c’est bien qu’elle est transcendante.

 

Nous cherchons le point de « référence »

 

La perception de la propre identité confère un point de référence : « j’ai changé mais je suis le même; je suis en train de changer, mais je suis toujours moi-même, et serai toujours le même en essence »

 

L’expression psychologique de l’identité commence dès les premiers mois de la vie, avec les toutes premières expériences de contact affectif entre le bébé et sa mère,  et le processus d’expansion de l’identité durera tout le temps que vivra la personne.

L’expression biologique de l’identité se manifeste de manière aiguë à travers le système immunitaire. Celui-ci représente la vigilance maximale face à la présence d’un agent identifié comme étranger ( exogène ou endogène). Sa mission est d’éliminer l’impropre, l’intrus et de conserver intact le propre, le même. Le système immunitaire est donc destiné à conserver l’intégrité génétique de l’individu. Les maladies auto-immunes sont une catastrophe (=renversement, bouleversement) identitaire.

 

Notre identité biologique, psychologique se révèle et se renforce dans la présence de l’autre par la conscience d’être différent. Vivre dans la joie d’être avec l’autre procure la sensation endogène d’être vivant. Le développement de l’identité est conditionné par la relation à l’environnement. . par la référence intérieure permanente sur son « sentiment de soi »

 

Identité et lien

 

La relation au monde se comprend comme un gain et une perte d’identité. C’est dans la pulsation de la relation que s’organise et se réorganise le pacte avec la réalité.

Se donner aux autres, entrer en contact, s’ouvrir, se laisse absorber, mais aussi mettre à distance,  décréter des espaces limités, éviter le contact sont des manières différentes d’entrer en relation avec les autres.

Moi/l’Autre sont par conséquent les pôles entre  lesquels se génèrent et s’organisent  toutes les possibilités de l’existence humaine.

L’élaboration de ton  identité repose sur une  tension existant entre l’intérieur et l’extérieur, qu’il faut dédramatiser en souriant de tes erreurs, de tes maladresses.

 

Même quand on n’a ni bras, ni main, et qu’on est dit « bête », on peut être doué pour créer du lien.

Sous la vidéo, un exemple de relation au différent, et un autre au même. 

 

Les gourous  disent  parfois « croire » n’importe quoi

pourvu que ça flatte…

 

J’ai entendu hier un « gourou »  du développement personnelde ceux qui « montent sur scène  » comme des idoles, et galvanisent les émotions des foules en leur faisant croire qu’ils sont déjà des dieux – dire que « l’humanité avait l’exclusivité de l’imagination »… Ah bon ?

Chacun y va de sa justification à être humain+++.

Je me suis posé la question de la véracité de cette affirmation, sans lui trouver de réponse définitive immédiate, attendant une expérience ou une inspiration (une synchronicité), qui me permettrait d’en juger par moi-même.

Puisqu’on « m’affirmait « quelque chose qui me mettait la puce à l’oreille (il parlait des chiens) , qu’est-ce que l’élan vital ,lui, en dirait ?

Ce que nous oublions au sujet des animaux, nous commençons par l’oublier à propos de nous mêmes. Jonathan Safran Foer, écrivain.

Aujourd’hui j’ai la réponse dans cette petite vidéo rafraichissante que tu peux visionner ci-dessous. J’ai bien sûr mon propre filtre basé sur mes expériences, mais…

 

Une Nouvelle Humanité se lève qui ose défier des idéologies déistes aveugles et arrogantes, et éprouver son « identité » (ce qu’il a d’identique avec le reste des vivants) et le partager avec eux.

Le Merveilleux est dans cette direction et non dans des « shows » sur la grandeur de l’Homme qui deviendra grand quand il acceptera sa juste référence au sein du vivant.

 

L’instinct continue d’être l’explication favorite chaque fois que le comportement animal implique trop d’intelligence !!! Il y aurait bien un technocrate qui dirait que c’est parce qu’il prend le chien pour sa mère ou une connerie du genre..;mais si c’est le cas, alors nous devrions retrouver nos instincts et prendre plein d’autres êtres pour notre mère…

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