La crainte, prémisse de l’éthique et la responsabilité

désolationL‘enthousiasme (voir l’article précédent) n’empêche pas la crainte nécessaire à l’éthique dont notre monde a tant besoin aujourd’hui. Et à la « nouvelle » responsabilité. 

Je ne suis pas de celles(ceux) qui croient que les contes de fées sont des « romans à l’eau de rose » – ce que croient la plupart des gens – Les contes relatent des aventures (héroïques), autrement dit des histoires qui concernent l’avenir (aventura =avenir), un cheminement de ce qui est à ce qui devrait être. C’est le moment de retrouver tes super-pouvoirs !(vidéo)

L’aventure à toujours à voir avec un dépassement, une situation à relever, un royaume à conquérir, le dévoilement d’un mystère.  Le  conte part d’un passé présentifié (figé dans le présent) qui doit se transformer en avenir. Autrement dit c’est l’histoire d’une transmutation dans le temps . le temps permet l’effet du mouvement.

Cet article  te présente à la fin une vidéo complète dont je souhaite ardemment qu’elle  lève en toi le désir de transmutation, l’héroïsme au quotidien ( vidéo) ,  main-tenant, urgemment, et si tu ne comprends encore pas,   rappelle-toi dans quel état tu es quand tu as ne serait-ce qu’un degré et demi ou deux de plus  en  température ! Tu auras alors un aperçu du malaise de TOUT ce qui se trouvera sur Terre, et qu’aucune « technologie » ne pourra changer.

Le présent n’est pas réellement un « temps » mais un « moment », autrement dit un mouvement (étymologie moment = mouvement) un cadeau, une opportunité pour transmuter. le présent est à la fois néant et infini ( tout-possible).

 

Le contraire de ce qu’il faut faire

proverbe yiddish : « Prépare-toi au pire, le meilleur peut s’arranger de lui-même. »

As-tu  remarqué que la plupart des gens se préparent au meilleur et espèrent que le pire s’arrangera de lui même ? » Le contraire de ce qu’il faut faire ! Le héros du monde réel se met en quête d’ arranger le pire (délivrer la princesse  du dragon) et c’est alors le meilleur qui lui arrive.

Le cancer civilisationnelle, ne nous le cachons pas,  est en phase terminale. Donc seul un miracles, des miracles, une somme considérable de miracles doivent avoir lieu pour transmuter. Chacun va devoir apprendre à faire des miracles.

Beaucoup se réveillent à partir de sonnettes d’alarme différentes (santé, finance, affectif, injustice, information, cataclismes)  et commencent à comprendre dans quel monde nous vivons… de l’étendue des actions destructrices, de la violence inouïe contre le vivant. C’est comme  s’apercevoir que nous vivons  un cauchemar collectif, un monde dans lequel  nous sommes des esclaves. Pire encore, nous avons donné l’ acceptation tacite de notre esclavage  ! A certains ,ça donne pas envie d’ouvrir  les yeux, d’ailleurs ils préfèrent se rendormir. Ce n’est pas le moment !

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le malmais par ceux qui les regardent sans rien faire” – Albert Einstein

 

Coopération : première loi de la jungle

 

fourmiLa civilisation représente notre part civilisée à chacun, c’est à dire la perte de nos instincts, de notre capacité à survivre et l’élaboration d’une vie artificielle en quelque sorte.  La civilisation est un engourdissement collectif. Ce qu’on appelle la « culture » est parfois – souvent- une aberration.

Certains pensent que pour vivre ensemble, il faut être « civilisé ». Je ne pense pas qu’on ait jamais parlé de fourmis « civilisées », pourtant elles vivent en communauté. Bref, ce n’est peut être qu’une question de terminologie… Mais aujourd’hui il vaudrait mieux retrouver notre part sauvage pour vivre en « système » et notre capacité à « coopérer » avec les autres ( tous les autres) et à apprendre d’eux, de la nature, avec humilité.

Un mot a fait surface dernièrement :  la notion de « réensauvagement » .Une autre manière de parler du retour au naturel.

 

La responsabilité a changé

 

C’est sur ce fond de catastrophe possible que se construit le nouveau concept de responsabilité. L’ancien concept de la responsabilité: c’était avoir à répondre de ses faits et gestes, en subir les conséquences, réparer le tort causé à autrui; l’ancienne responsabilité est donc mesurée sur ce qui a été fait, sur l’action effective.

« Or il y a encore un tout autre concept de responsabilité qui ne concerne pas le calcul ex post facto de ce qui a été fait, mais la détermination de ce qui est à faire » Hans Jonas auteur de L’éthique de la responsabilité

 

Voici la vidéo, prends le temps de la visionner, tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas ! ( et laisse un commentaire sous l’article !

 

3 comments on “La crainte, prémisse de l’éthique et la responsabilité

  1. Lea

    Il est vrai que contrairement à ce que l’on pense, craindre n’est pas forcément une mauvaise chose…

    1. Elisandre

      Oui, parce que la témérité ou l’inconscience ne sont pas de l’héroïsme !

  2. Pingback: Sujet le plus important de notre siècle : bienvenue dans le monde fini | Le Royaume Amoureux d'Elisandre

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