Un modèle pour réussir sa vie : les contes de fées

cendrillonQu’est-ce que  réussir sa vie ? On pourrait dire très simplement que c’est avoir une « bonne vie ».

Sur quel critère une vie peut-elle être bonne  ? Et  quand ce n’est pas le cas, comment changer de  mode de vie pour être heureux ?

On peut réussir sa vie extérieure : réussir dans la vie, selon les conditionnements sociaux, mais rater sa vie intérieure.

L’idéal est bien sûr de réussir sa vie de manière globale.

Tout comme il existe des « patrons » pour créer une robe ou un pull-over, il existe un modèle universel (qui se décline en différentes versions), une stratégie archétypale pour réussir sa vie.

Rend-toi compte que nos ancêtres nous ont laissé des histoires pour réussir nos vies, comme des sillons pour semer nos graines (les souhaits) ?

Ce modèle est crypté dans ces histoires que nous connaissons tous, parce qu’elles sont éternelles : les contes de fées (merveilleux).

Pourquoi le modèle est-il crypté ? Les contes sont des histoires « à part ». Ce n’est pas tant le conte qui est crypté que le modèle  profond  d’accomplissement  de nos vies , la prophétie que nous avons à réaliser et qui a été oubliée.

Alessandro Jodorowsky a écrit que les contes  sont toujours des « moitiés » que nous transmet la tradition orale;  les autres moitiés étant « l’interprétation » que nous en faisons dans nos coeurs.

Ainsi, le sens d’un conte n’est pas univoque, car c’est à celui qui l’écoute ou le lit d’en trouver le sens pour lui. Le but est de tirer de chaque histoire des clés  conduisant pas à pas à retrouver sa propre Sagesse pour trouver une issue.

 

C’est  cette Sagesse qui peut aider à ré-ussir sa vie.

 

Les mots ont une histoire qui s’attache à la nôtre…

 

Le verbe réussir vient du latin et il est composé :

  • du préfixe qui a valeur de répétition ou de retour en arrière et

  • de uscire signifiant « sortir », qui a donné issue

Réussir a pour sens ressortir, « trouver une nouvelle issue » jusqu’au XVII ième siècle. Il a d’abord été synonyme de « résulter« , avoir pour conséquencese révéler.  Il n’était pas dit que le résultat devait être favorable (noter bien ceci).

Réussir a ensuite  pris le sens d’ aboutir à un heureux résultat ». Il est donc aujourd’hui synonyme de « succès ».

Le radical   ussir de re-ussir  (= sortir) est tombée en désuétude mais a laissé le substantif issue.

Sortir n’était pas un verbe de mouvement avant le XVI ième siècle ; il désignait échoir en héritage, recevoir le sort, tirer au sort.

Aujourd’hui sortir s’emploie particulièrement dans le sens de quitter un lieu (réel ou symbolique) dans lequel on est enfermé, échapper à un sort, trouver une issue. Il est devenu dynamique et implique une idée de choix, de décision, de libre arbitre.

Réussir, c’est tout de même re-sortir d’une situation pour en choisir une autre.

Quelques mots de même champ lexical que « sortir »

 

Champ lexical signifie de la même famille, apparenté.

  • Sortilège : recueillir un sort (lège = recueillir) – par extension « maléfice de sorcier » – celui qui tire les sorts.

  • Sorcier : diseur ou jeteur de sorts

  • Ensorceler : soumettre à l’action d’un sortilège

  • Sorte : sort fixé à chacun, rang, condition, catégorie, classe ; a pris le sens de manière, comportement de même valeur.

  • Consort : celui qui partage le même sort (anciennement époux, épouse pour consorte)

On voit donc bien que réussir (= ressortir) c’est changer son sort, « refaire une situation », trouver une issue à un blocage, un enfermement. La définition s’applique autant à l’abstrait qu’au concret.

Pour être reconnu, estimé, apprécié, il vaut mieux atteindre des objectifs normés, suivre des chemins balisés ? C’est bien là que le bâte blesse ? à quoi bon en effet, changer en apparence pour se retrouver dans la même situation intérieure (émotionnelle, mentale) d’enfermement.

C’est pour cette raison, que réussir réellement passe par une transformation, comme la chenille qui se transforme en papillon.

Parce qu’il vit dans un état qui ne le satisfait pas, l’être humain cherche toujours autre chose : le soleil aux Baléares, une fille en discothèque,  l’oubli dans l’alcool, Dieu au monastère, l’admiration chez les autres…chacun trouvera ses propres exemples.

Tout être humain quel qu’il soit, moine, athée,  criminel odieux ou mère admirable, vedette de cinéma ou manoeuvre sous-payé, ressent au fond de lui une insatisfaction, un refus de sa condition  d’être limité.  L’Homme est situé dans l’espace et dans le temps et il n’accepte ni l’un ni l’autre.

Quelque chose au fond de lui-même lui rappelle son origine illimitée, l’infini. Coupé de ce souvenir à l’intérieur de lui, il cherche à combler à l’extérieur son manque en se projetant sur des désirs extérieurs.Il devra les réintégrer.

 

Le conte merveilleux, modèle pour réussir

 

Les contes merveilleux  commencent toujours par des situations d’urgence, des frustrations, des désirs impossibles : en clair un mauvais sort, une situation périlleuse, une impasse, un avenir compromis.

Ensuite un héros potentiel ou une héroïne se met en quête de réussir, donc de trouver une issue à ce drame ; il (elle)  traverse des épreuves et finalement  réussit par miracle grâce à des outils magiques, des rencontres inattendues avec des messagers du monde de Tout-possible (fées), des synchronicités, etc.

 

La réussite c’est le happy end que l’on attend  de tous les contes merveilleux. Puisqu’on s’y attend, le conte est bien un « modèle » , un pattern de réussite. On sait que le héros va réussir mais on ne sait pas comment il va réussir.

Au fur et à mesure que l’histoire avance, on s’identifie au héros, craignant des épreuves,  s’émerveillant de ses exploits et surtout des rebondissements extraordinaires de l’histoire.

 

Et si nos histoires de vie se créaient sur le même modèle ?

 

Oui mais non…me diriez-vous…dans les contes de fées, c’est truqué, il y a des fées, des manteaux d’invisibilité, des bottes de sept lieux, des anneaux de pouvoir ou des chevaux qui vous emmènent où l’on veut à l’instant où on le dit.

Et dans la vraie vie il n’y en a pas ? C’est de la triche !

Détrompez-vous ! Que viennent nous dire ces féeries dans les contes ?

Ces histoires auraient-elles traversé les siècles pour être entendues des « idiots », des handicapés mentaux, ou des grands naïfs  ?

Ces outils magiques, ces formules magiques viennent nous dire que des solutions soudaines sont typiquement pour nous, taillés sur mesure et non que la mer va s’ouvrir (ou que le vin se transformera en eau .

Ils viennent nous dire que quand une situation nous devient intolérable, nous ne sommes pas obligés de souffrir. C’est qu’il y a un loup quelque part que nous ne voyons pas. Nous pouvons nous libérer.

Les contes  nous invitent à nous libérer des carcans de toutes sortes. Nous sommes dans la dualité  et ne voyons que le problème ; le conte apporte une clé pour refaire la synthèse sur un plan plus évolué.

Le conte n’apporte pas la réponse en lui-même. C’est le conte + votre problème qui est le miracle.

 La magie est dans  votre Nature. Avec une conscience et un regard qui aurait conservé l’information du merveilleux, vous verriez les choses de votre vie d’une façon aussi magique que dans les contes.

Alors qu’est- ce qui est magique ?

 

L’information quantique

 

Il y a un siècle, on découvrait que la matière était énergie. Le monde est un champ d’énergie et non la juxtaposition d’objets séparés. Aujourd’hui les physiciens quantiques disent que la matière est de l’information (information  énergie), qu’elle vient du vide quantique, et que dans ce vide quantique existent toutes les potentialités. L’information quantique est le merveilleux.

Le vide quantique est un principe de conscience  qui renferme un océan de  potentialités donnant forme à  la matière. Il in-forme cette dernière. Il la met dans des formes. Ce champ est invisible mais bien réel cependant.

Nous avons créé des habitudes, des règles sociales, des lois sociétales,  et tout ce fatras nous enferme dans un sort(ilège) collectivement et individuellement. ça nous arrange, ça nous donne des repères mais ce n’est pas la vérité absolue. Les assomptions de la science ne sont pas des vérités ; celles de l’éducation non plus, ni celles des dogmes religieux.

Tout s’informe et se transforme

 

C’est de cette magie dont il est question dans les contes. Les physiciens ne font que retrouver, ce que l’intuition a découvert depuis très longtemps. Cette science/sagesse  des contes  s’est transmise de génération en génération, se structurant sous forme d’histoires. Tout s’informe et se transforme, s’influence. La nature par exemple informe les aliments avec des minéraux, des vitamines, des oligo-éléments, qui eux-mêmes informent notre corps.

Les contes rentrent en résonance avec notre sagesse profonde, notre ADN. Des milliers de héros ont réussi avant nous. Les contes nous informent de la manière de réussir dans telle et telle situation.

Selon notre habileté à reproduire la magie de la Nature, l’information que nous créons peut enrichir ou dégrader notre environnement (et notre vie). Si nous remplaçons les forces de vie des plantes par des produits de synthèse tels pesticides et  insecticides, l’information se dégradent dans les aliments et produira inévitablement des carences et empoisonnement dans nos organismes. L’information mutuelle des éléments vitaux entre eux se produit au niveau de la matière, de l’énergie et de la conscience. L’ information que nous communiquons par la pensée, l’énergie, la parole, élèvent ou dégradent nos relations.

 

Au fait de quel sort doit-on sortir pour réussir ?

 

Des sortilèges que nous avons créé collectivement et/ou  individuellement :

  •  la vision matérialiste et mécaniste des choses qui conditionnent notre mental et condamnent notre vie à l’illusion  de la séparation

  • les voiles qui nous empêchent de voir l’invisible des liens et des influences par nos sens  fermés au merveilleux.

  • les formes désuètes de notre vie qui demandent notre croissance, le développement de nos vieilles enveloppes.

 

Quelle issue emprunter  ?

 

  • la capacité de puiser dans les informations universelles par identité : ce que nous offre les autres en transcendant  notre croyance en la séparation.

  • Profondément en nous, se trouve un relais de la Source de toutes choses, toutes les informations et les bienfaits : le SOI ou l’Esprit qui nous habite, le centre où tout se rejoint dans la même essence.

  • Prendre le raccourci de l’infini de toi-même :Dans ton impuissance, il y a un infini. L’infini n’est pas touché par l’obstacle.

 

Conclusion

 

Réussir est très personnel ( exclusivement au sens de unique). Tu as la moitié de la solution dans ta demande, ton problème et l’autre se trouve dans les contes de fées. N’est-ce pas merveilleux ?

C’est comme un jeu de piste ou un rébus. C’est une aventure et cela se passe à partir de ton problème aujourd’hui et non dans un pays idéal à un moment idéal etc…

Ce qu’il te faut , c’est une méthode simple et ludique qui te permette le changement pour réussir, comme un jeu, une méthode accessible à ton enfant intérieur

Si tu veux connaître l’autre moitié, visite cette page (clique)

Laisse un commentaire pour dire de quoi tu as besoin pour progresser, pour réussir. merci

12 comments on “Un modèle pour réussir sa vie : les contes de fées

  1. Elisandre

    Bonjour Michael,
    Je suis une chercheuse depuis toujours ; j’aime chercher, trouver, résoudre des énigmes, dévoiler des mystères …
    Merci
    Elisandre

  2. Elisandre

    Bonjour Nikih
    merci de ton commentaire
    j’ai visité ton blog et je suis impressionnée ! j’adore !
    A bientôt
    Elisandre

  3. André

    Bonjour,
    Un peu surpris. Ah! la physique quantique… Jamais vraiment compris…
    Cependant, les contes, oui. Je les utilises abondamment dans mes animations. Ils regorgent de sagesse.

    Qund j’irai acheter du pain, je me souviendrai du passage de ton article. Donner un peu d’argent en échange d’un produit n’est pas une rencontre. Tu me le fais réaliser. Faire de chaque achat une rencontre véritable… Un beau programme.

    Merci pour cette réflexion kabalistique. Tres inspirant.
    Bravo!
    André

  4. Elisandre

    Bonjour André et merci de ta visite
    Si tu comprends les contes, tu peux appréhender l’essence de la physique quantique. Ce thème sera approfondi dans mes écrits. ce qui est fantastique avec les contes c’est qu’on les comprends avec la possibilité du moment, mais ils sont des miroirs magiques qui, pourvu qu’on le souhaite ouvrent à d’autres possibles inconnues.
    Faire de sa vie un conte, c’est les prendre pour modèle d’accomplissement.

    J’ai l’impression d’être lente dans ce que j’accomplis, car je fais de chaque acte une rencontre importante, une bribe d’histoire magique.
    A chaque fois j’ai conscience que je suis devenue autre et en même temps restée la même. Parce que l’Autre est un autre et aussi le même que moi…mais qu’à tous les deux on a ouvert une porte secrète qui donne sur un bout de mystère…

    Voir mon article :
    http://leroyaumeamoureux.com/miroir-o-miroir-dis-moi/
    A bientôt
    Elisandre

  5. andre

    Bonjour Elisandre

    comme le dit michael
    beaucoup d’heures de recherche pour nous présenter le sens étymologiques de certains mots utilisés dans les contes
    nous sommes dans la mode du story telling comme si c’était un phénomène nouveau
    mais les contes de fées sont également des stories telling avec une touche plus mystérieuse et plus archétypale de leurs contenus

    bravo encore elisandre
    NB çàne change rien de le dire mais je trouve que le noir du blog est trop présent
    pourquoi avoir choisi cette couleur
    est ce lié au thème du conte ou par préférence personnelle ?

    a bientot
    andré

    1. Elisandre

      Bonjour André,

      Exactement ! le storytelling est à la « mode »

      Les contes de fées ont une dimension spirituelle. Archétypale comme tu dis qui relie au monde spirituelle ; ce que n’ont pas forcément les histoires ordinaires.

      Revenir au storytelling c’est un pas intéressant : comprendre que nous sommes pétris d’histoire; l’être humain n’a que les histoires pour se repérer; c’est un être mythique; rétablir les histoires c’est remettre le MUTHOS à l’honneur alors que nous avions crû seulement au LOGOS, la logique.

      Quelque chose en nous, pour se rapprocher de la nature, retourne petit à petit au muthos, ce langage secret plein de sens.

      Oui le noir du thème me plait beaucoup et c’est vrai qu’il s’accorde bien à ma thématique de l’inconscient, de l’Ombre, de l’invisible.

      On est ici dans le secret et aussi le sacré. Le noir est la couleur des écrins qui protègent ce qui est précieux.
      Voilà André, j’espère avoir répondu à ta question.
      A bientôt
      Elisandre

  6. Emmanuelle

    Madame la fée, Madame quantique est impressionnée de voir que tu abordes le sujet du monde quantique et de ses lois !

    Une fan de plus du monde invisible.

    Je suis en train de terminer une vidéo de plus de deux heures sur les principes de base des soins énergétiques, et je me suis régalée avec l’approche quantique des choses, dans lequel tout est possible et c’est bien ce qui fait encore peur à la plupart des gens. La pensée linéaire est tellement plus pratique.

    A bientôt sur le fil invisble du net……..
    Un article par Emmanuelle : L’art quantique : aboutissement esthétique de recherches scientifiques

  7. Elisandre

    Bonjour madame Quantique !
    Oh ce n’est pas de hier que je m’intéresse à la physique quantique puisque les secrets des contes c’est cela, dit d’une façon poétique en quelque sorte. Le merveilleux, le miracle, c’est issu du champ quantique de tout-possible.

    Le monde invisible n’est pas inexistant puisque j’ai eu la chance de la voir, avec mes yeux invisibles, l’entendre avec mes oreilles invisibles, l’approcher avec mon corps invisible. il est nulle part et partout à la fois.
    Au niveau macroscopique, nous sommes un peu égarés, aveugles et sourds, indigents.

    Je ne sais même pas si cela fait peur ; c’est peut être tout simplement hors du champ de conscience pour une grande partie du monde.
    Si tu ne connais pas, va voir la Spirale dynamique de Clare Graves…
    A bientôt cher Emma

    Elisandre

  8. hannah@methode Tipi

    Bonsoir Elisandre,
    C’est sympa les synchronicités, la physique quantique était justement au cœur de mes travaux du moment. Cette intelligence de l’univers explique comment l’univers se plie en quatre pour l’obtention de nos désirs! Savoir que d’autres nous-mêmes suivent les fils de nos histoires en faisant des choix différents…
    Un article par hannah@methode Tipi : Chats, chiens et chevaux, voulez-vous connaître la face cachée de votre animal familier?

  9. Elisandre

    Bonjour Hannah

    Oui on peut le voir dans ce sens ou bien que nos désirs, nous sont inspirés par le reve créateur de la vie et donc que dès que l’on se met en marche, les réponses qui existaient déjà apparaissent, se dévoilent;
    Nous sommes aveugles et sourds.

    Elisandre

Leave a reply to Elisandre Annuler la réponse

CommentLuv badge