Où retrouver la confiance en soi ? (1)

confiance en soi Beaucoup de personnes se plaignent de « manquer de confiance en elle ». Dans le domaine du développement personnel, il existe des mots-valise qui gagnent à être éclaircis. Le concept de  » confiance en soi » en est un.  Et dans cette valise là, on peut finalement y  fourrer beaucoup de choses. J’apporte ici  quelques précisions afin d’amener le lecteur à plus de  discernement, et ainsi, je le souhaite,  dédramatiser ce sujet dans sa propre vie. Voire le rendre ludique.

Il y a quelque chose en vous qui doit absolument se révéler pour contribuer à l’évolution du monde : votre Prophétie. Cette prophétie est votre « programme de croissance ». Et si une qualité est vraiment nécessaire pour que le monde profite de votre lumière unique, c’est bien ce que l’on appelle la confiance en soi.

Quand on ne comprend pas l’origine d’un « mal », ou un mal-être,comme  le dit  » manque de confiance en soi », celui-ci devient   puissant, et nous tyrannise littéralement. Il a le contrôle, le pouvoir sur notre vie. Dès qu’on peut le cerner, le remède est trouvé : il suffit de revenir là où il a commencé et de changer ce qui peut l’être. Déjà, changer la perception et la vision qu’on en a. Le placer sous un autre éclairage. Cette manière de faire, produit des miracles, parce que cet autre point de vue peut vous émerveiller, vous surprendre et vous renouveler. Je ne parle pas de changer les évènements qui ont provoqué le mal-être, c’est impossible, mais de dégonfler l’impact  qu’ont entrainé les évènements ou les contextes, jusqu’à aujourd’hui.

Si vous êtes coutumier(e) de mes articles, vous savez que j’accompagne le changement par la magie du miracle. Parce que c’est tout simplement le pouvoir des contes de fées. Mettez votre  intellect à l’école du miracle !

C’est quoi la confiance en soi ?

Si je donne pour définition, à  la confiance en soi l’idée que nous nous faisons de notre capacité à affronter « sans excès de stress », une situation donnée, il est à l’évidence impossible de se sentir en confiance  en permanence, car nous n’avons pas toutes les compétences nécessaires pour faire face à tout.

Donc, premier point important à noter ! Déculpabiliser, Paris ne s’est pas fait en un seul jour.

 

Confiance et compétence vont ensemble

La  confiance en soi réclame une compétence, un savoir-faire : nager, faire du vélo, conduire, tirer à l’arc, cuisiner, chanter. Toutes ses activités demandent un apprentissage et  un entrainement avec un maitre ou pas. On apprend la confiance en soi en les pratiquant ; jusqu’à ce que la pratique soit devenue une habitude intégrée,  une  seconde nature.

A noter que beaucoup de nos compétences sont tellement intégrées qu’on ne sait même plus qu’on les a. C’est en les éprouvant qu’on s’en rend compte.

Pourquoi en serait-il autrement, pour toute autre compétence humaine non encore intégrée,  que pour  le tir à l’arc ? Je pense  aux compétences  qui impliquent la relation à d’autres personnes, comme   ;

  •  parler en public,
  • se sentir à l’aise avec une personne du sexe opposé,
  • lors d’ un entretien d’embauche
  • accepter ses émotions/sentiments
  • faire un projet

 

et surtout, la compétence que je juge la plus importante et dont peut être, on parle le moins.

  • La  découverte de nouvelles facettes de soi-même, ignorées ( connaissance de soi)

D’ailleurs on peut même dire que toute rencontre/relation  qui nous impressionne et/ou  nous met mal à l’aise est une rencontre avec une facette inconnue de nous-mêmes.Tout comme pour les apprentissages cités plus haut, c’est en apprenant à les dévoiler et en pratiquant la relation avec elle, que vous pourrez les apprivoiser.

Continuons dans cette logique…

Où aurions-nous donc égaré la confiance en soi ?

Puisqu’elle semble manquer pour certains, ou dans certains domaines, l’aurions-nous égarée ? ou ne l’avons-nous jamais posséder ?  A cela, je répondrais qu’elle est en potentiel à notre naissance,et même avant, et qu’ il est possible, de la développer.  Les écofacteurs (l »environnement éducatif) sont  plus ou moins aidants.

En effet, le développement des qualités intrinsèques  de l’être humain relève de l’épigénétique, c’est à dire des influences de l’environnement sur l’expression de nos gènes. Ce n’est donc pas génétique mais épigénétique. La découverte de l’épigénétique a été un grand pas dans l’histoire humaine car précédemment, il était dit que tout était fixé d’avance par les gènes. Aujourd’hui on sait que nous ne sommes pas soumis à cette fatalité. Toute « graine » peut être cultivée à tout moment. Donc notre potentiel de base est « cultivable » à tout moment, d’une incompétence à une compétence, par la pratique.

La confiance et la méfiance

Le contraire de confiance est méfiance. Je définirai le manque de confiance en soi comme la méfiance  en soi.  Nous méfierions-nous de nous-même alors ? Comment cela est-il possible ? Une partie de nous se « méfierait » de l’autre. Elle aurait peur d’être trahie ? Une partie de nous aimerait faire ou dire quelque chose et l’autre partie ne le voudrait pas ou ne le  pourrait pas ? Il y aurait une dissociation ? une fracture en soi ?moi social

C’est tout à fait cela ! deux volontés ayant des intentions différentes se sont polarisées en nous et crée une tension des contraires inconfortable !

Mais rassurez-vous, Einstein a dit :

Ce qui différencie l’homme ordinaire de l’homme de génie, c’est que l’homme de génie tient les contraires plus longtemps.

Ce n’est pas le sujet ici mais cette tension peut être exploitée avec beaucoup de bénéfices sur le plan de la croissance de l’Être. Imaginez si vous n’aviez qu’une seule jambe pour marcher !

Regardons quelles sont ces deux parties qui se mettent en concurrence et se font parfois une guerre impitoyable.

  • Notre Moi social

Nous avons hérité d’une « mythologie » ( histoire) familiale, sociale qui balise notre « zone de confort », donc notre zone de sécurité (confiance). et formate notre manière de penser le monde et d’agir dans celui-ci. Des repères que l’on préfèrerait immuables. En dehors de cette mythologie, point de salut !

Nous avons appris à créer un Moi social conditionné par la culture dans laquelle nous baignons ; celui-ci est habitué à certaines actions, attitudes  stéréotypées qu’il maitrise parfaitement et automatiquement. Certains autres comportements sont tabous. Ils peuvent même apparaitre comme « subversifs ».

Tout le matériau emprunté à la culture n’est cependant pas nous, mais nous l’avons  intégré à l’intérieur de nous. Il est tellement conditionné que nous finissons par penser que nous prenons des décisions nous-même quand nous nous en servons automatiquement par action et réaction !  C’est comme un logiciel intégré. Nous sommes identifiés à la manière de penser de la communauté ambiante. C’est pour cette raison que nos avons bien du mal à nous intégrer à d’autres cultures.

Le logos

Je précise que ce logiciel intégré est déterminé par le langage ( tout comme un  logiciel informatique est déterminé par un langage informatique) . En effet notre langage articule nos histoires et celles de notre communauté. Il nous donne des repères devant l’immensité des possibles. Nous faisons paradoxalement les choix qui nous ont été dictés ! Ainsi, l’histoire est écrite d’avance et c’est cela qui donne l’impression de « déterminisme« . Sur tout évènement nous plaquons des mots qui permettent d’appréhender un certain type de réalité  limitée par  une vision du monde, un périmètre. C’est à la fois un enfermement et une sorte de kit de survie. Beaucoup de nos contemporains abandonnent la quête de leur liberté contre le kit de protection ( illusoire bien sûr si on manque de discernement). En clair ils vendent leur âme au diable.

Pourquoi aimons-nous tant être dans notre famille par exemple ? ou avec nos amis d’enfance ? parce qu’elle, ils  nous racontent toujours les mêmes histoires rassurantes. Non pas rassurantes parce qu’elles ont toutes été magnifiques, valorisantes, mais parce que nous les connaissons. Cela nous donne une impression de contrôle.C’est ainsi que nous préférons parfois rester dans une histoire sordide que nous connaissons plutôt que mettre en place la belle histoire que nous imaginons. Nous n’avons pas le nouveau logiciel, le logos et nous appréhendons de  l’inventer.

Le conditionnement linguistique permet l’échange avec les autres de manière superficielle puisque chacun se réfère à des consensus communs. Mais ce conditionnement n’exprime pas notre Moi profond. ce que j’appelle notre Prophétie, l’histoire unique que nous avons à réaliser. Cette histoire reste prisonnière derrière des croyances collectives adoptées, jusqu’à ce que nous décidions de la révéler, évidemment.

Comment ?

  • Notre Moi profond : l’Enfant Intérieur

Le moi intime, profond,  est caché en nous, recouvert, écrasé parfois,  par le langage commun codé. Le Moi profond refoulé est devenu insu à la partie conditionnée : le Moi Social cultivé. Le Moi profond est  ce que nous étions avant le conditionnement linguistique, avant l’âge de 3 ans environ. Il s’agit bien sûr de l’Enfant Intérieur.

C’est cette partie de nous, non dépendante du conditionnement culturel, qui est notre vrai Moi, notre essence,  et qui fait craindre au Moi Social  de trahir sa gouvernance, son contrôle. Voilà la racine de ce qu’on appelle le manque de confiance en soi. Cette peur viscéral de se révéler.

Le mythos

L’Enfant Intérieur vit dans le domaine de l’indicible. Et cela s’appelle le MYTHOS, complémentaire du Logos. Cette facette de soi  échappe au langage comme un enfant échappe parfois à ses parents. D’ailleurs, c’est elle qui nous fait faire des lapsus dans le langage parlé. Un mot échappe à notre contrôle selon ce que le mythos voudrait exprimer. Le Moi profond  détient notre Vérité. Ne dit-on pas que « la vérité sort de la bouche des enfants ?

Ce Moi profond est notre part d’innocence.

Selon la manière dont il a été traitée, éduquée, et comment notre Moi social l’a intégrée, cette part de nous-mêmes sera plus ou moins problématique pour ce Moi social en représentation. Imaginez un enfant que vous enfermez de longues heures dans un placard, comment se comporte t-il quand vous ouvrez la porte ? J’exagère un peu pour que ce soit parlant.

 

L’enfant Intérieur communique mais ne parle pas encore

enfant intérieur

Emotions

La sensation, l’émotion sont les moyens de communiquer de l‘Enfant Intérieur. et dans un monde où ses moyens d’échange sont mal jugés, voilà pourquoi le Moi social masqué a peur d’être trahie par des réactions inattendues, voire non souhaitées dans certains contextes.

Le Moi Social continue donc de se protéger en faisant taire cet Enfant, cette innocence en lui. Je veux dire taire ses émotions, car l’enfant est celui qui ne parle pas  avec des mots ( Du latin infantem, accusatif de infans « qui ne parle pas »).

Instincts vitaux

Cette partie de nous, ce sont aussi les instincts.  Les instincts sont des mandats cosmiques qui permettent que la vie de  notre espèce, qui a commencé il y a très longtemps  existe encore aujourd’hui; J’aimerais donc que vous preniez la mesure de l’importance de cette facette de vous-même : l’infans. Nous sommes fils et filles de l’univers et nous resterons en vie si nous entretenons le lien au cosmos à travers nos instincts, nos rythmes vitaux et tout ce qui entretient et anime notre biologie.

La vraie trahison

Sans prêter suffisamment attention à notre Enfant Intérieur, alors nous le trahissons et non l’inverse. Nous trahissons  notre vrai Moi. Nous trahissons la vie, notre vraie vie et entretenons un mode de sous-vie pervers.

Ne restons pas  dans le mensonge et l’illusion. tentons de concilier culturel et inné. C’est la condition pour retrouver ce qu’on appelle couramment la confiance en soi. Pour moi ce n’est que la surface d’un manque bien plus profond. Je le développerai ultérieurement.

 

Comment retrouver la fameuse confiance en Soi ?

Vous pouvez en déduire facilement la solution  :

  • développer  des qualités féminines telles la patience, la douceur, le maternage
  • mais aussi des qualités masculines telles la protection, la capacité d’encourager, de valoriser
  •  recréer le lien avec Votre Enfant Intérieur, l’accueillir, l’apprivoiser, le rassurer et l’écouter. Ses besoins, ses demandes. Le reconnaitre tel qu’il est et l’aider à se réconcilier avec l’adulte qui l’a peut être ignoré ou blessé.
  •  se reconnecter à ses sensations corporelles, ses instincts vitaux

 

Votre Enfant Intérieur n’appartient qu’à vous. Il détient  votre Prophétie, l ‘histoire unique que vous avez à réaliser. Quand vous connaitrez votre Prophétie, ce sera véritablement un Jeu d’Enfant de la réaliser.

Plus vous tournez le dos à votre enfant Intérieur et plus vous douterez de réussir vos souhaits, vos rêves, vos désirs profonds.

Plus vous serez proche de votre Enfant Intérieur et plus vous instinctaccomplirez votre vraie histoire, votre mission de vie,  de manière fluide ; comme dans les contes de fées que vous avez (peut être) racontés   à des enfants. Car, finalement, qu’est-ce qui est si étonnant dans les contes de fées ? qu’est-ce qui fait douter les personnes de ces histoires, qui leur fait dire que les contes de fées n’existent pas ?

La réponse est simple : elles ont délaissé leur Enfant Intérieur.

 

Vous êtes enfant du Cosmos

Tout a basculé pour moi quand je me suis laissée prendre par la main par mon Enfant Intérieur. Je suis alors devenue fille de l’Univers. Je le raconte dans le livre que vous pouvez télécharger gratuitement en vous inscrivant au Royaume Amoureux sur la page où vous vous trouvez, ou en allant à cette page ( si vous ne l’avez pas déjà fait bien sûr) 

Si on observe les animaux, ils ont beaucoup  à nous apprendre sur les instincts que nous pouvons retrouver et entretenir pour vivre merveilleusement notre vie. Malheureusement, depuis que l’humanité a décidé de se couper de ses instincts et de dominer la nature, en même temps que l’instinct, elle détruit la vie animale et la vie sur Terre, tout l’écosystème favorable à la vie.

 

Contribuez au service de la  Conscience-

Il y a heureusement une grande prise de conscience aujourd’hui,  l’émergence de l’ intelligence affective et la compassion envers tous les êtres. Pour retrouver la propre confiance en soi et en sa valeur d’être humain, il est à mon avis indispensable de retrouver notre humanité fondamentale, qui est, comme son nom l’indique d’être près de l’humus, le sol, la terre, la simplicité et l’humilité. Donc proche de sa nature.

Travailler sur soi dans son coin avec des exercices d’affirmation de soi ou de visualisation ne suffit pas. Ne sert même à pas grand chose. (Bon d’accord, c’est un peu comme apprendre son texte avant de jouer sur scène) La vraie confiance se retrouve dans l’écoute du sensible en nous, et chez les autres êtres  et dans de nouvelles actions contributives   dans le monde, avec l’Esprit d’Enfance.

Demandez-vous toujours, « l’enfant que je suis ferait-il cette action ?’, « supporterait-il cela ? et de proche en proche vous allez vous rapprocher de Lui. La mémoire va vous revenir de qui vous êtes vraiment.Vous ne refoulerez plus le Soi Divin, car c’est bien de cela dont ‘il s’agit.

Cette démarche demande de la patience, de la constance et la volonté de protéger la vie, et de valoriser cet Enfant Intérieur. Un jour, vous n’aurez plus peur de ce que vous pensez être aujourd’hui  une trahison possible de cette innocence en vous. Car entre le Moi Social adulte et l’Enfant Intérieur il  n’y aura plus de trahison, mais seulement communication (comme unique action) et même communion (comme union). Vous aurez intégré la relation.

En fait, ce n’est pas la confiance qui vous manque, pas quelque chose, mais QUELQU’UN ! Vous !

 

 

 

 

 

 

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