Jugeons de ce qui est, un point c’est tout !

moutonChaque système, chaque clan, chaque profession a son vocabulaire, sa sémantique. Les mots sont porteurs  d’ un sens qui se déforme et se reforme au cours du temps et des occasions. 

Il arrive souvent que nous laissions les mots penser à notre place. Ils courent, nous les attrapons et nous en faisons tout un monde. Certains deviennent des malédictions, créent des sortilèges. Vous avez le pouvoir de dé-mot-iver ou re-mot-iver les mots, à votre guise, pour vous ouvrir les perspectives. Tout est possible vous le savez bien, mais comment ?

Savez-vous que l’on peut faire passer la guerre comme « force de paix »  par exemple ?

J’accuse le flou des mots qui dissimule la pensée,  le flux des mots pollués,  leur usage dévoyé.

Je traque  les mots et expressions qui brouillent les pistes,  falsifient la compréhension de nous-mêmes et de  notre environnement. Les mots peuvent emprisonner  et alors les moutons deviennent  enragés.

« Ce qui importe avant tout, c’est que le sens gouverne le choix des mots et non l’inverse. En matière de prose, la pire des choses que l’on puisse faire avec les mots est de s’abandonner à eux. » George Orwell auteur de « 1984 »

Combien de fois nous laissons-nous sidérer, stupéfier, tromper par des mots, sans prendre le temps de  ressentir profondément leurs effets? Combien de fois les employons-nous sans jugement ? D’ailleurs, à ce propos, ne vous a t-on pas répété maintes fois : « il ne faut pas juger » ? Pourtant, Les grandes valeurs humaines, découlent de la faculté de juger. En philosophie le jugement est une pensée qui décide de la valeur d’une proposition.

On (le collectif moutonnier) confond juger avec incriminer, rejeter, dénigrer, inculper, condamner etc…

Regardons de plus près ces valeurs opposés et autorisons-nous à les juger :  bien/mal et positif/négatif.

Nous appelons bien ou mal ce qui sert ou bien nuit à la conservation de notre être.. Spinoza

 

Sans jugement point de libre arbitre

Les moutons n’ont pas de mots, c’est pour cette raison qu’ils se laissent tondre et mener à l’abattoir sans broncher, mais pas sans souffrance. (Moi-même, pour eux)

comportement moutonnierSans jugement point de discernement. Sans discernement, point de vrais choix. Sans  vrais choix, point de libre arbitre. Sans libre arbitre, point de joie.

Bien et mal ne désignent pas non plus rien de positif dans les choses, mais rien d’autre que des manières de penser ou notions que nous formons de ce que nous comparons les choses entre elles. Spinoza

Le bien et le mal  sont. deux notions qui n’ont d’existence, qu’en relation l’une envers l’autre. Une action est dite « mal» par comparaison à des actions estimées «biens».

Ces deux notions sont relatives à la culture et au moment historique. Le mal et le bien, d’hier ou de demain d’ici ou d’ailleurs, sont différents. La présence du mal a certes de quoi décrédibiliser le divin, dévaluer ‘idée d’un dieu « tout amour ». Mais où serait alors  notre libre arbitre ? C’est à nous que revient le choix, grâce à notre capacité de jugement.  Notre divinité dont on parle tant, se trouverait-elle par là ? Allez savoir…allez voir…en dedans.

 

jugementVers la perfection ?

 

Je défend l’idée selon laquelle  l’humanité est vouée à atteindre sa perfection (technique, psychologique, sociale, spirituelle). et s’achemine vers la paix universelle, le bonheur l’extase.

Il serait plus facile de démontrer cette évolution vers l’amour universel s’il n’y avait pas  la présence du « mal ». qui  brouille en effet, l’idée d’une amélioration continue pourtant réelle. C’est vrai que l’entêtement du « mal » au sein du groupe humain, peut donner l’impression d’être définitif. Mais même s’il semble que l’humanité va de plus en plus mal, c’est une illusion d’optique.

Le mal n’est que la cheville ouvrière de sa valeur contraire, grâce au jugement que l’on peut en faire.

L’humanité va de mieux en mieux. Ce n’est pas le mal qui augmente, mais la sensibilité au mal qui se développe au sein de notre espèce. Une bonne nouvelle non ?

A faire passer pour augmenter la bonne humeur.

 

Positif/négatif ; soupesons le poids des mots

 

jugementJ’entends parler souvent de pensées positives et négatives, émotions positives et émotions négatives. Dans le « développement personnel », c’est un peu à la mode. et c’est grosso modo l’équivalent de bien et mal. On évite de parler de bien et mal, car c’est trop judéo-chrétien ; alors à la place on parle de positif et négatif. C’est kif-kif bourrico !

Une émotion  est un message significatif à entendre d’abord et écouter ensuite. C’est un avertisseur, un signal. Idem pour une pensée. Chaque pensée vient nous dire quelque chose et nous devrions écouter nos pensées autant que nos émotions comme des messages intimes, pour mieux nous connaitre et nous satisfaire. Une émotion ne peut être que positive dans le sens où elle est là, dans l’instant, et vient vous rendre un service inestimable.

Il existe bien sûr des émotions agréables et d’autres qui le sont moins, mais chacune ayant sa raison d’être. Il vaut mieux les intituler agréables et désagréables ; ainsi, en même temps, vous jugez de leur teneur sans vouloir vous débarrassez du  « négatif ». Sans la condamner donc. Si l’émotion semble « négative », c’est qu’il manque quelque chose  : de la compréhension, de la patience, de l’intelligence, de l’affection, de la compassion, de l’humour, peut être une action … ? C’est à vous qu’il revient de vous « ajuster ».

Tout un art, une oeuvre de précision. (et dire que certains s’ennuient, et  ne sachant que faire regardent la télé ! )

Quand on n’est pas présent(e) à son propre corps, on devient une cocotte minute, que dis-je,  une usine à gaz, une centrale nucléaire,  et ensuite, on dit « il faut gérer ses émotions »  ou « je n’ai pas confiance en moi »

Du tambour au Stradivarius

 

stradivariusA ce petit jeu subtil des émotions, de tambour grossier ordinaire, vous pouvez devenir  Stradivarius !

Certes, il faut mouiller un peu sa chemise, plonger parfois dans la piscine. Tout habillé.

Quand je suis triste j’exprime que quelque chose ou quelqu’un me manque ; quand je suis « dégouté(e) « , je rejette quelque chose ou une situation. Quand je suis joyeux(se), mon besoin ou mon désir  est comblé et cela m’apprends que j’ai envie de reproduire la situation,  etc…

 

Par exemple : la colère

Le fait d’être « en colère » est souvent confondu avec l’agressivité. En général, l’émotion en elle-même est souvent confondue avec les suites qu’on peut lui donner. Chaque étape est à considérer. Si je suis en colère, quel besoin ou désir n’est pas satisfait ? et comment  y remédier. ? Si je juge ma colère mais ne la condamne pas, je vais utiliser cette énergie chaude pour changer quelque chose dan ma vie. Je vais « mesurer » et agir en conséquence. Par contre, ce que je ne m’autorise pas ( ici la colère) reviendra avec force, d’une façon ou d’une autre. La colère de base qui m’avait prévenu(e) deviendra o-rage, puis ouragan et tsunami ?

L’archétype de la colère, cette émotion chaude est le dieu Mars. Chaque divinité non reconnue se révolte, nous tyrannise ; ceci pour le dire de manière plule dieu Marss poétique. Mais alors, dieu ne serait-il finalement pas tout-amour, puisque la mythologie grecque dont nous sommes héritiers grouille de dieux de toutes sortes et de touts comportements ?

Oui et non, mais cela est une autre histoire…

Quel grand théâtre que notre intimité, ne trouvez-vous pas ? Les contes, héritiers de la mythologie, mettent en scène votre théâtre intérieur. Le coaching par les contes peut vous montrer comment retrouver la virtuosité d’un Stradivarius en ne négligeant plus les archétypes ( ces dieux qui tentent d’ attirer votre attention). Quand leurs forces signifiantes viennent réorganiser votre vie, tout s’ouvre pour votre demande et les miracles arrivent.

 

Chaque émotion, chaque pensée a sa place

 

Il en est ainsi pour chaque émotion et pensée, qui sont comme les voyants lumineux d’un tableau de bord, avertissant de la suite à donner au signal premier.

  • Les pensées

Mes pensées sont noires ? elles ont un sens, je dois les écouter. Elles servent à traverser la nuit noire de l’âme. Plus je les repousse et plus elles prennent de force contre moi.  Avant d’allumer la lumière ( ou la télé,  pour me distraire  = me tirer de moi-même), je dois avancer à tâtons, en aveugle. Où suis-je ? dans quelle galère  suis-je embarquée ? où vais-je ? ou cours-je ? sur quel étagère ? ai-je des compagnons ? comment-suis-je arrivé(e) là ? L’Insight,  l’Eurêka, le miracle (la lumière intérieure) s’allumera  quand j’aurai « touché » du doigt l’interrupteur, de manière imprévue le plus souvent.

.La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair, mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur. Carl G.Jung

 

« Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire. » Carl G.Jung

 

 

Soyez judicieux ; déliez-vous la langue

 

Ne pas juger c’est perdre sa capacité de discernement. Vous ne pouvez plus faire de choix judicieux ( même racine étymologique que jugement)

Jugez donc  judicieusement  avant d’être accusé de criminalité. La vidéo suivante vous édifiera un peu plus sur le pouvoir des mots, avant que vous n’en perdiez trop. Une fois de plus vous seriez dans le manque ! 

Ne sont-ils pas remplacés par des maux quand on ne les trouve plus ? Ranger bien vos mots, même ceux qui dé-rangent. Ar-rangez-vous avec eux ! N-égo-ciez leur sens. Pesez-les comme il faut.

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