Le Géant Vert ou l’Ange Vert ?

géant vert Cette image ci-contre n’a pas pu t’ échapper ! Tu sais forcément de quoi il s’agit.

Cet article fait suite à ‘Le Bouc fait son boucan ».

Cette publicité a fait suffisamment de « boucan « pour que tu aies entendu le cri de ralliement  du Géant Vert …ho! ho! ho ! et que tu aies répondu à son appel sans doute ! 

Dans cet article j’explique

  • la puissance de la publicité à travers les archétypes de l’inconscient collectif; disons-le, la récupération des archétypes et mythes à des fins publicitaires. 

  • Et pourquoi  les gens se laissent manipuler. Je fais le lien – évident- entre Pan l’homme vert, et le Géant Vert. 

Le Bouc fait son boucan

Dieu Pan On ne sait pas trop qui furent les parents du dieu Pan. Certains prétendent, tenez-vous bien, qu’il serait le fils du dieu Hermès et de la reine Pénélope, si, si, la fidèle épouse d’Ulysse.

Ou pire encore : Pan serait l’enfant issu de toutes les semences déposées dans le ventre de Pénélope par les prétendants au trône d’Ulysse.

Hum… l’image de Pénélope en prend un coup pour ceux qui en faisant l’égérie de la fidélité…

Ce sont de mauvaises langues, mais on ne sait comment  expliquer pourquoi ce bébé a des pieds de bouc, du pelage sur ses jambes et des cornes au front, et un tel appétit sexuel…

 

Quoiqu’il en soit, Hermès, l’un de ses pères supposés, l’accueillit fièrement, l’enveloppa dans une peau de lièvre et s’en fut le montrer aux grands dieux sur l’Olympe. Le bébé ouvre la bouche pour crier, mais il bêle, ce qui fait hurler de rire les dieux assemblés. Puis, comme le bébé bouc continue son boucan, les Olympiens décident que ça suffit, que le petit Pan est bruyant et souriant, mais qu’il faut le dégager.

 

La panique

 

Il fait du bruit. Il n’est pas le seul. Dionysos le Bruyant et Apollon l’Ebranleur en font également. Mais seul l’enfant aux pieds de bouc est capable de semer la panique.

Car panique vient de Pan. La panique est la peur qu’il inspire, une absolue défaite de la raison en rase campagne, dont le dernier témoignage attesté pendant une bataille concerne les Gaulois quand ils envahirent Delphes.

Pan sortit sa conque ( la conque est un mollusque dont le coquillage est utilisé comme instrument de musique à vent), souffla dedans et selon Pausanias (un voyageur de l’Antiquité), paniqués par le bruit des chevaux imaginaires, des troupeaux inventés et des taureaux inexistants, les Gaulois s’entre-tuèrent en plein sanctuaire de Delphes.

 

Le dieu de qui, de quoi ?

 

De qui est-il le dieu ? Des bergers, des troupeaux, de la fécondité. Pour qu’elle soit assurée et que les bêtes soient fécondes, Pan doit pouvoir copuler  à peu près tout le temps. Alors il traque les filles, les nymphes, les bergers, les chèvres, et quand il est seul, il ne peut pas s’arrêter.

Ce petit bouc divin n’est pas présentable !

Quand il cesse de copuler , Pan joue de sa flûte, la célèbre flûte de Pan.

panSelon certains, il courait derrière la nymphe Syrinx qui ne voulait pas de lui. Il la rattrapa. Syrinx demanda aux dieux de la changer en roseau, et les dieux l’exaucèrent. Triste et désolé, Pan coupa une gerbe de roseaux, tout ce qui restait de sa bien-aimée, et coupa les tiges à des hauteurs différentes en les collant les unes aux autres avec de la cire.

Ainsi, des amours ratées de Syrinx et de Pan, naquit la flûte qu’on appelle Syrinx ou flûte de Pan.

 

Alors Pan découvrit que la flûte de roseaux aidait l’étalon à saillir la jument, qu’elle pouvait faire pousser l’herbe, favoriser la lactation des femelles. Après quoi, aucune nymphe ne résista au charme de Syrinx qui, sous les lèvres de son amant cornu, s’était transformée en instrument à vent.

 

Je suis Pan ! Jupiter à genoux !

 

Personne n’a mieux parlé du dieu Pan que Victor Hugo dans un poème qui en fait un satyre inconvenant. Le dieu Hermès vient le prendre par l’oreille pour le traîner au tribunal des dieux. Mais le satyre devient immense, « des avrils tout en fleurs verdoyaient sur ses membres », « sa poitrine terrible était pleine d’étoiles » et le petit dieu bouc triomphe du roi des dieux.

« Place à tout ! Je suis Pan ! Jupiter, à genoux ! »

 

Ah, j’allais oublier. « Place à tout » bien sûr. Car en grec, Pan signifie « tout. »

 

 

Pan, le Tout Primordial

 

Ci-dessous un extrait de

« Sorcières et démons » de Édouard Brasey, publié par Pygmalion Éditions en 2000

Une lecture « éclairée » de la nature profonde de Pan… Bien différente de la vision pauvre qui tend à faire du diable un avatar de Pan…

 

Dieu des Cultes Pastoraux, Pan possède un corps à moitié humain et à moitié animal. Barbu, velu, cornu, il a des jambes de chèvre aux sabots fendus et des yeux rusés étirés sur les tempes.

 

pan et la chèvre

Pan et la chèvre

C’est un satyre à l’appétit sexuel démesuré, qui assaille indifféremment les nymphes et les jeunes garçons ; à défaut de proies, il se livre à l’onanisme, tant sa sexualité est exigeante. Il vit dans les forêts, et sa couleur est le vert.

Son nom, Pan, signifie « Tout », et le Grand Pan désigne le Grand Tout, l’énergie primordiale et féconde propre à l’univers et à la vie, dont l’expression peut être parfois anarchique et chaotique.

Il incarne la puissance des éléments de la nature, dont le déchaînement provoque une « peur-panique », signe de l’affolement des sens et de la raison qui saisit quiconque se trouve en contact avec ce dieu avide et désordonné, à notre ressemblance.

L’Eglise catholique romaine, on le comprend, n’a eu aucun mal à métamorphoser un pareil dieu en diable satanique, en bouc cornu des sabbats.

 

Il est l’ »Homme Vert », à savoir l’homme de chair incarné sur Terre, proche de l’état de nature, se régénérant chaque année au printemps jusqu’à ce que, à la fin des temps, il meure à lui-même, en quittant son enveloppe charnelle (symbolisée par le vert) pour  se fondre dans la claire lumière .

panPan, c’est avant tout le Dieu Vert, celui qui n’a jamais renié ses origines terriennes et sylvestres, c’est le Dieu Sauvage qui se couche au pied des arbres et comprend le langage des oiseaux.

C’est le Cornu, dont les deux cornes sont les antennes qui lui permettent de capter les messages du ciel. C’est le Magicien aux pieds agiles, qui souffle dans sa flûte et nous convie à danser autour d’un feu de joie.

Pan, c’est le pouvoir de l’enfance et du jeu, la force du rire, la soif de l’amour, la communion avec la nature immense et vierge. Pan, c’est la revanche de la campagne et des forêts sur les villes ; c’est l’état sauvage contre celui de civilisé ; c’est le monde de l’intuition et de l’ »éveil » s’opposant à celui de la raison ; c’est la magie contre la science. […]

Bien que pourchassé par l’Église de Rome, le sabbat des sorcières serait donc moins une hérésie satanique que la manifestation d’une religion pré-chrétienne, s’enracinant aussi bien dans l’Antiquité grecque et romaine que dans les anciens cultes celtiques et germaniques. La sorcière adorant le « diable », rival noir de Dieu, cacherait en réalité une authentique prêtresse de Pan et une adepte du panthéisme, pour laquelle tout est Dieu, car Dieu est partout, dans chaque objet et dans chaque être vivant. Le dieu Pan est partout : dans les hommes, les animaux, les arbres, les plantes, les pierres, le vent qui souffle dans le soir. Pan désigne la gloire de Dieu sur Terre. Car le dieu Pan affirme que Tout est Dieu.

Voilà bien une idée que je partage pleinement !

Et toi ?

Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire sur la relation que les humains entretiennent avec cet archétype…

Si cet article t’a plu, laisse un commentaire !

Le Dieu Pan parle bien sûr d’une spiritualité incarnée ( c’est un dieu = un archétype), cette vidéo ci-dessous va t’intéresser. La voie initiatique du Héros des contes est une voie laïque d’évolution qui prend en compte tous les aspects de la nature.

 

Tu peux lire la suite de cet article en cliquant ici : le géant vert ou l’ange vert

 

 

Crise identitaire, quête identitaire

point d'interrogationLa crise dont je parle dans le premier article (Deviens le Christophe Colomb de ton identité) de cette série de trois sur le sujet si important de l’identité est souvent appelée  « crise de sens ». Je trouve que le terme « crise identitaire » est plus pertinent car il ramène au sujet de la crise : la personne. Et non à l’objet : crise financière, crise écologique…

Le sens que la personne cherche est le sens de sa destinée mais comme je l’explique dans le deuxième volet (Comment savoir qui je suis) « Quand on ne sait pas qui on est, on ne sait finalement pas non plus de quoi on est capable « ; et alors c’est la panique car c’est un cercle vicieux qui s’enclenche

Qui suis-je ? d’où je viens ? où je vais ? quelle est ma mission ? Ces questions risquent de tourner en rond. Dois-je attendre de savoir quoi faire pour commencer , ou dois-je d’abord savoir qui je suis pour savoir quoi faire ?

Mille et une nuits pour aider la vie à éclore

mille et une nuitsLe roi de Perse, Chahriar, est un jour invité par un autre sultan. Il part  en laissant son épouse, Dinah, seule au palais.

Celle-ci en profite pour le tromper  et lorsqu’il l’apprend, Chahriar la fait exécuter sur le champ pour cause d’adultère. (on voit bien là la haine des femmes dans toutes les religions ! bref, ce n’est pas dans l’histoire)

Prétendant que toutes les femmes sont perfides ( bah voyons , qu’est-ce que je disais !), il décide d’épouser chaque jour (« ils » ne peuvent pas s’en passer quand même…bizarre non ?) une vierge (!!!) qu’il fait exécuter au matin de la nuit de noces, pour se venger mais surtout, pour être certain de ne pas être une nouvelle fois trahi  (le pauvre !).

Shéhérazade, fille aînée du Grand Vizir, et aimée de tous, se porte alors volontaire pour faire cesser le massacre (état d’esprit du héros/héroïne), et met au point un habile stratagème (une stratégie de réussite) avec sa sœur cadette Dinarzade (on ne réussit jamais seul):

– « Ou bien je délivrerai les femmes de ce sort ou alors je périrai comme elles « , dit Shérazade à son père.

Je te supplie de ne pas exposer ta vie répondit-il !

–  il le faut !

–  j’ai bien peur qu’il ne t’arrive ce qui est arrivé à toutes les autres !

Les « enfants » qui ne peuvent pas naître, qui ne peuvent pas être

 La mythologie raconte que les choses ont commencé à exister avec des forces « naturelles » que l’on vit comme « surnaturelles », des puissances archétypales. Le mythe est une expression de ce qui est à l’origine dans tout être humain. « 

 Les ténèbres et le vent se sont unis et ont donné naissance à un oeuf. De cet oeuf est né Eros. La partie supérieur de l’oeuf est devenu la voûte céleste. La partie inférieure le chaos qui a formé la Terre.

Eros était le lien entre Uranus le Ciel et Gaïa la Terre. 

Autre version :

Uranus empêchait ses enfants de naître, et les  renvoyait  dans le sein de leur mère Gaïa,  à tel point que celle-ci, excédée,  arma l’un d’eux, Chronos/Saturne, d’une grande serpe aiguisée, avec mission de châtrer son père. Ce qui fut fait.

Comment savoir qui je suis ? identification VS identité

Quand  on ne sait pas qui on est (en tant qu’esprit), on risque de s’inventer un personnage et de finir par croire qu’on EST ce personnage. C’est ce qu’on appelle l’ignorance fondamentale.

Le fait de s’identifier à un personnage s’appelle l‘identification. ( croire que l’on est uniquement ce personnage)

Quand on ne sait pas qui on est, on ne sait finalement pas non plus de quoi on est capable ; on ne sait pas si on est ce qu’on croit être, alors il y a une peur énorme d’être perdu.

La panique.

Cet article fait suite à Deviens le Christophe Colomb de ton identité.

Quand on panique, on s’accroche à ses idées, et surtout on a un énorme besoin de croyances; on cherche les souvenirs, on a perdu son personnage et son rôle. Un peu comme un acteur qui ne se souviendrait plus quel est son rôle et son texte.

C’est la même panique, le même trac  que les acteurs ressentent avant de rentrer en scène, mais ça se passe sur la grande scène de la vie. Quelle différence ? Aucune pour ainsi dire !

Si ! dans la vie beaucoup de gens appellent ce trac le « manque de confiance en soi ». Mais tu sais quoi, si tu veux dédramatiser, tu peux aller lire cet article en cliquant : « de l’inutilité de la confiance en soi. » 

Deviens le Christophe Colomb de ton identité !

L’homo (l’hominidé de notre espèce) est sapiens.  C’est ainsi qu’il s’est nommé lui-même évidemment, en découvrant ses particularités.  Pour se différencier de tous « les autres » qu’il veut ou croit ignorants, car « sapiens » veut dire  « sage »ou « celui qui sait ».
Tout dépend donc de son savoir. Note que dans savoir, il y a « avoir ». ça tombe bien ! Son savoir est  acquis : culturel, cultivé. 
L’homo sapiens fait , agit  selon ce qu’il sait, ce qu’il a appris, ce qu’on lui transmet.  « On » ce sont ses congénères. Avec ce titre d’homo sapiens, les « autres » (toutes espèces confondues  sont effectivement incultes) , du moins de ce qu’il sait, Lui.
Est-ce à dire qu’ils sont ignorants ? certainement pas car la sagesse est inscrite dans le livre de la vie, dans l’ADN de chaque être. Est-ce à dire qu’ils sont « inconscients » ? Encore moins ! car tout ce qui vit est forcément une conscience puisqu’elle est en relation avec le reste. Ah ! certainement que la conscience d’un caillou est différente de la tienne ! Mais elle est pleine conscience pour le caillou.

Vivre ta légende personnelle VS universelle

arrePrenons une métaphore bien connue : le  chêne est dans le gland.

En transposant à ta vie : ta réalisation, ta réussite est dans ton souhait, ton désir, ton rêve.

Appelle-le comme tu veux, ton souhait est le germe de ton accomplissement.

Que lui manque t-il pour se déployer  ?

De l’oxygène, de la liberté, de l’espace et de l’amour. De l’attention en fait. De la tension. Être tendu vers…

Comme tu le sais « il n’y a de bons vents que pour celui qui sait où il va« . C’est à dire pour celui ou celle qui a un But vers lequel  tendre, diriger, orienter son potentiel son dynamis ( clique vidéo : où trouver l’énergie ?).

Comme tu le vois dans l’exemple de notre chêne, tu as en potentiel un But plus grand que toi.  Le chêne est beaucoup plus grand que le gland, et il semble même totalement différent non ? qui dirait, à voir un petit gland tout rond qu’il porte un chêne feuillu en lui ? Personne, s’il ne le savait pas ! Ce serait complètement inattendu, une surprise, un miracle !  Si on voyait en accéléré un gland devenir chêne, on crierait au miracle ! As-tu déjà pensé à cela ?

Le Miracle est … Ridicule – Dangereux – Evident !

livre miracleVoici un triptyque tiré d’une citation du philosophe Schopenhauer qui  illustre le fait  que toute idée nouvelle, révolutionnaire, passe dans l’ordre, par les 3 étapes suivantes :

1. ridicule
2. dangereux
3. évident

« Toute vérité franchit trois étapes. – D’abord, elle est ridiculisée. – Ensuite, elle subit une forte opposition. – Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence »

La citation est apocryphe ( se dit d’un texte dont l’authenticité est douteuse).

La vraie citation de Schopenhauer est tirée de la fin de la préface de son grand œuvre, Le monde comme volonté et comme représentation. Ce résumé ne trahit cependant  pas l’idée du grand philosophe allemand.

Je vais développer un peu…d’abord avec des exemples connus,  et avec ma proposition de changement par miracle. 

L' »affaire du siècle » : bienvenue dans le monde fini

trainSi tu veux bien refaire alliance avec le vivant, si tu n’es pas  dans le déni au sujet de notre avenir en tant que Terrien, si tu te poses des questions, et que tu cherches des « pistes » de réponses, cet article va t’éclairer. c’est du moins mon souhait !

La conscience collective s’éveille peu à peu à la possibilité d’un effondrement planétaire. (collapse), un changement radical de civilisation. Pour moi, cela ne fait aucun doute .

Cette situation te provoque certaines angoisses ou au moins un flou dans ta vie, comme si tu avais du mal à envisager l’avenir, mais elle te force à réfléchir;  car tu as peut être des êtres chers dans ce futur, des enfants,  des petits-enfants. Même si ce n’est pas le cas, par compassion, tu  cherches des solutions ou  tu souhaites en mettre en place. 

Comment vivre au mieux  l’effondrement et contribuer au changement par la puissance  érotique ou héroïque ?