Dossier secret #2 : révélation sur le Prince Charmant

Oh  ! On en a parlé du Prince Charmant !  et il a fait couler beaucoup d’encre…pour conclure  qu’il n’existait  pas ! Comme toutes  idées  reçues autour des contes de fées, elles ne sont pas connectées au vrai sens des choses….  Entrons  dans un temps de dévoilement du sens profond du prince charmant et non d’une image superficielle de celui-ci.  Quand le sens des choses de notre vie est dicté par l’entourage, l’éducation, la peur de l’originalité, la médiocrité, il perd sa substance vitale. Il est urgent  de dévoiler le vrai sens,  sinon nous sommes perdus. Notre Royaume est perdu. Dans la quête de l’amour, revoyons donc qui est ce « fameux Prince Charmant ». Sans le connaître vraiment, comment le rencontrer d’ailleurs ? Essayons de traduire ce que les muses ont caché dans l’histoire de notre Belle Princesse au Bois Dormant, que j’ai déjà évoqué dans le dossier secret#1 : révélation sur les contes de fées

Pour comprendre les contes de fées

N’interprétons  pas les contes de fées au premier degré. Si vous vous arrêtez devant les histoires de dragons qui dévorent les princesses ou de Chaperon Rouge qui ressortent indemnes du ventre du loup, bien sûr, dans la foulée, pourquoi ne pas y mettre le Prince, charmant ou pas, tout à l’avenant. Quand on perd le sens psychologique, symbolique, les récits paraissent évidemment stupides. Faisons un parallèle : le Père Noël  a t-il besoin d’exister en chair et en os pour faire rêver des millions d’enfants à leurs prochains joujoux, pour faire vendre des millions de jouets,  réunir des milliers de familles, décorer des forêts entières de sapins, chanter de magnifiques cantiques, faire dire des messes de minuit, réveiller le merveilleux…et aussi les angoisses des intrigues familiales ?  Noël signifie quelque chose pour presque tous dans le monde entier, et c’est ce sens  qui fait ressentir, agir, créer. Le Père Noël est un archétype  puissant !

Qu’est-ce qu’un archétype ?

Un archétype est un premier modèle, une sorte de prototype, un original. En psychologie (Jung – psychologie des profondeurs), c’est un symbole primitif et universel. Les contes eux-mêmes sont des histoires archétypales, donc pouvant servir de modèle de créativité existentielle, car parfaites. Ce sont des histoires de réussite miraculeuse, des modèles de succès, où chacun peut cependant y projeter son souhait. Pour les apprentis-sages que nous sommes, il est besoin d’un pattern, comme un débutant en couture aura la sagesse, pour se faciliter la tâche de se servir d’un patron.

Le Conte merveilleux est un archétype de succès

Un modèle parfait… »Parfait » signifie achevé, accompli. Effectivement les contes s’achèvent par un « happy end ». C’est l’arrivée à la bonne destination. Maintes fois, vous vous égarez dans le labyrinthe de votre vie, faites fausse route et rebroussez chemin, revenant sur vos pas, retardant d’autant le happy end, en vous épuisant, vous décourageant,  parfois. Ce sont les archaïsmes, mécanismes grippés de l’égo, qui entravent votre avancement. Les histoires archétypales que sont les contes, vous permettent de reprendre la bonne direction vers le happy end. C’est à cet avancement vers le succès, le happy end que je vous accompagne, à travers un PARCOURS AMOUREUX.

De qui parle t-on quand on parle du Prince Charmant ?

Charles Perrault

Quand on parle ordinairement du Prince Charmant, on imagine l’homme parfait, beau, galant, riche, sans défaut, achevé donc, sorte de star de l’académie de l’amour. Le collectif croit que dans tous les contes de fées, il y a  un Prince Charmant, du style ci-dessus cité. Le Prince Charmant, vu sous cet angle, provoque à Celles qui en rêvent toutes sortes de déceptions évidemment ! L’homme parfait, au premier degré d’interprétation, c’est bien normal de croire qu’il n’existe pas…ou qu’il est si rare, qu’il n’y en a pas un pour chacune.  Sachez que dans les contes populaires (vox populi) , il n’est jamais question de prince Charmant. Ni dans les contes de Perrault non plus. Alors d’où vient-il ?

C’est tout simplement dans la version de Walt Dysney de Cendrillon (1950) qu’apparaît le  prince « Charmant » –c’était son nom, improvisé pour le film –  qui s’est popularisé depuis et généralisé à tous les princes de contes dans l’imaginaire collectif. Il faut croire que cela arrangeaitattendait-on à l’époque un modèle masculin de la sorte ? Mais où serait la créativité existentielle, le romantisme, avec un homme parfait ou avec une femme parfaite pour les messieurs ? Quelle excitation, quel mystère, quel libre arbitre  ?

Prince et princesse  à marier

Dans les contes, existent trois fonctions symboliques.

La première, la seule dont nous parlerons ici, est la fonction royale, puissance régnante de la conscience . C’ est la fonction politique du Royaume,  le discernement,  l’intelligence,  l’Esprit.  Les enfants du Roi et de la Reine sont la descendance,  qui n’ont du titre princier qu’une possibilité à atteindre, un potentiel d’accomplissement (de créativité) Vous reconnaissez-vous dans ce potentiel  ? A la source se trouve toujours un potentiel. Celui de l’oeuf est le poussin qui deviendra poule. Celui du gland est le chêne…mais tout reste à créer.

Ces archétypes princiers sont, en complémentarité,  promesses de la pérennité du royaume ;  promesses seulement car ils ont en charge de s’épouser pour assurer le renouvellement de la fonction royale. Sans leurs épousailles point de salut pour le royaume !

Le Prince et la Princesse sont donc les archétypes d’un principe d’accomplissement. Le prince est le modèle du principe masculin et la princesse le modèle du principe féminin ; ils sont  « aspirants »  à la future Royauté. Nous possédons chacun ces deux principes, qui doivent s’épouser, pour révéler l’amour humain. Nous avons besoin de l’autre sexe  pour nous « inspirer ». Je rappelle à l’occasion que « sexe » signifie coupure.

La ré-union de ces deux principes, dans les contes,  donne lieu à des épreuves, tout comme dans la vie. Pourquoi ? parce qu’il faut transcender l’égo, la séparation,  et retrouver l’unité dont nous sommes issus. C’est la condition humaine.  L’Esprit doit commander à la matière, la créer et réunir les séparés, chercher des combinaisons heureuses. Une épreuve est une façon de se soumettre à « l’intervention divine »,   pour raffermir sa foi en l’unité. Sous ma plume, prenez les mots Dieu, divin comme laïques et universels.

Nous sommes coupables !

Coupable est la capacité d’être coupé, comme raisonnable est la capacité d’avoir de la raison. Etonnant non ?

Coupable signifie  que nous sommes coupés de nous-même, de l’Autre (alter égo), de  la  Nature et de Dieu (notre divinité), depuis le Chute dans la Matière. En notre ÂME et conscience, nous pouvons, par l’amour, recréer le lien consciemment. ÂME est composé de A d’Adam (l’homme) , du E d’Eve (la femme). Entre les deux le M, aime. Le M de la Matière à créer. Le secret de l’âme, avec son accent circonflexe qui nous montre la direction céleste est le Principe d’Amour ,  caché en toute chose mais que nous devons cher-cher (doublement le rendre cher à notre coeur et chair à notre corps). Dieu l’a caché et nous propose d’exercer notre libre arbitre, notre créativité pour le choisir.

A chaque échéance, nous pouvons saisir notre chance ou ne pas faire le pas…choisir le Bien ET  le Mal.  Nos chances sont ce qui nous échoit quand nous sommes en phases avec notre  » accomplissement », ce que nous avons à accomplir pour le Créateur et la Création.
Nous avons aujourd’hui sur terre, des choix cruciaux à faire pour cesser d’être coupables mais bien sentir que nous sommes coupés et chercher à nous réunifier.

La Belle au Bois Dormant

Emmanuelle, du blog Aimaenergy, me demandait dans un commentaire : « quel conte sauverait l’humanité du bourbier dans lequel elle est  enfoncée » Je pense vraiment que la Belle au Bois Dormant est ce conte, dont vous pouvez lire le résumé de la première partie (la plus significative) dans mon article :

Dossier secret#1 : révélations sur les contes de fées

Le conte de la Belle au Bois Dormant est notre destin à tous. Nous devons nous réveiller de notre immaturité, notre léthargie. Nous avons à trouver notre âme-soeur pour compléter notre Graal, notre coupe, et cesser de battre stérilement notre coulpe.  Pour ce faire, nous  avons  des intrigues à traverser, où le bien et le mal se transcenderont.

Rappelons-nous  l’innocence !

Souvenons-nous du frisson qui résonnait en notre âme, nous, enfants qui avons grandi, lorsque les « grands » nous racontaient ces histoires. Souvenons-nous de cette délicieuse sensation de bien-être, qui réchauffait notre cœur, quand l’amour l’emportait. La Belle au Bois Dormant, mais aussi Cendrillon, Blanche Neige, des histoires aux aventures époustouflantes pour les innocents que nous étions, prêts à tout pour le triomphe de  l’amour. Qu’avons-nous fait de notre innocence aujourd’hui ? de notre vaillance ? Qui a dit que dans ces contes, le prince était un être parfait, idéal, conforme à nos attentes ou à celles de notre entourage ? riche, beau, jeune, sérieux, répondant à tous nos désirs à l’avance ? cela est une vision « matérialiste » de la chose, une projection d’une image parfaite de soi-même, un diktat culturel, une paresse spirituelle.  Nos désirs sont exaucés 100 fois quand nous savons voir au-delà des formes superficielles et ne pas nous contenter des premiers résultats…quand nous acceptons de nous engager dans une vraie création : chercher la Beauté derrière les épines.

Alors qui est le prince Charmant ?

Charmant est un terme puissant qui a peu à voir avec une mine agréable et de bonnes manières. Charmant signifie qu’il charme,  envoûte et ensorcelle tel un magicien, qu’il exerce une  emprise sur la femme…et sur ce qui est « endormi », en latence. Un  charme est une sorte de chant, de formule magique qui transforme la matière ». Charmant est l’amour qui nous appelle.

N’oublions pas  que la beauté de la princesse exerce aussi une emprise sur le prince. Celui qui traverse la haie d’épines autour du palais a un tel désir, que les branches s’écartent sur son pas-sage. La clé de créativité des contes de fées réside dans  l’infini du désir, auquel est donné la résolution par grâce. Les souhaits ne se réalisent pas pour les tièdes. Jésus lui-même a dit « je vomis les tièdes… »

Dans le conte de la Belle au Bois Dormant, le prince qui traverse la haie de ronces  installée autour du château n’est pas une mauviette. C’est un passionné ! Son charisme, son magnétisme est assez puissant, magique pour donner envie à la Belle de se réveiller et de tomber dans le temps historique, dans le quotidien…de reprendre forme animée, se marier, avoir des enfants, affronter des conflits, créer une histoire romantique ? Dans la suite de l’histoire, la Belle devra affronter sa terrible belle-mère…

Des jeunes filles attendent le fameux prince charmant/homme parfait et nient leurs vrais désirs. Elles sont déçues et restent au NID, symboliquement, dans le sommeil, comme la Belle au Bois Dormant. Des femmes au mi-temps de la vie, après une vie maritale, conditionnée, des enfants, retombent dans le même sommeil. Elles attendent l’homme qui ne les dérangera pas. Ni dans leurs valeurs, ni dans leur indépendance, ni dans leurs émotions ; ni, nid…et elles restent dans leurs illusions…100 ans…ou ad vitam eternam.. Il n’y a qu’en rentrant dans les monstruosités de nos vies, les friches, que nous mettons au jour les perles de créativité, les trésors de nous-mêmes. Alors les ronces s’écartent devant nous. C’est vrai, parfois, je vous l’accorde, il faut un temps de repos bien mérité.

Conclusion sur le Prince Charmant

Le prince est un archétype, modèle parfait (et non homme parfait) d’un potentiel de fécondité, habité d’un puissant désir de séduire une princesse de son rang, et prêt à traverser les épreuves pour la rencontrer ou la délivrer, afin qu’ils accèdent ensemble à leur royauté et révèlent les promesses du royaume. Chaque polarité inspire et révèle l’autre. Le prince est le retour en nous des forces conscientes qui viennent arracher notre « moi endormi » à l’indifférence, l’ignorance ou  l’illusion sur soi.

Sur un plan existentiel, en chaque homme, il y a un prince, caché parfois derrière un aspect repoussant, tel dans le conte de la Belle et la Bête. Mais c’est lui qui nous fera princesse ! Messieurs, n’ayez plus peur de vos aspects repoussants !

L’échéance, la chance est arrivée !  en vous réveillant, vous réveillerez tout le château. L’amour est une chose sérieuse car il est le ciment des nouvelles constructions  pour que règne  un nouveau monde.

Faites-en une priorité. Que cela devienne votre credo et fasse taire votre égo et toutes ses excuses ! Participez vaillamment au Nouveau Royaume  en vivant un PARCOURS AMOUREUX tel que je le propose en 4 séances !  C’est un parcours inoubliable.


21 comments on “Dossier secret #2 : révélation sur le Prince Charmant

  1. Pingback: Farandole sur La Créativité

  2. Bernadette GILBERT

    Tout un voyage au pays de contes de fées, bravo ! Il me semble toutefois que tu confonds créativité et création mentale ou inconsciente… A moins, finalement, que ce ne soit la même chose !
    Pour ma part, comme bien des femmes, j’ai pensé qu’un jour je rencontrerais mon prince charmant. J’ai souvent cru l’avoir trouvé, d’ailleurs… Puis, avec le temps, les expériences négatives se multipliant, j’ai -du moins je le pense- fini par comprendre pourquoi ces princes n’étaient vraiment pas charmants : parce que je n’avais rien, moi non plus, d’une charmante princesse ! Alors, j’ai entamé une autre route, un autre type d’éveil et je me suis mise à la recherche de ma propre princesse pour la rendre la plus charmante possible… Là, maintenant, je pense que celui que je vais rencontrer saura me voir princesse et charmante…
    Un article par Bernadette GILBERT : Mère de famille ? Un trésor de créativité !

  3. Elisandre

    Bonjour Belle nadette !

    Excuse moi, je ne vois pas ce que tu veux dire au sujet d’une confusion…

    la créativité est une « activité » au sein de la création. Nous sommes des acteurs, magiciens aux nombreux outils, disposant d’un libre arbitre ; selon notre dextérité innée ou acquise, nous pouvons puiser à toutes les sources, créer des formes à l’infini et avoir accès aux mystères de l’inconscient personnel, collectif et même plus…

    Cet article est fait pour interpeller les projections sur le prince « Charmant »…et détacher la notion de « charmant » de la perfection, interprétation superficielle…à compléter.

    ..pour détacher le sens superficiel du mot charmant et comprendre que le charme est la formule magique d’une forte attirance entre un homme et une femme, une alchimie qui révèle le génie d’une situation, d’un couple en perpétuel devenir.

    C’est le désir sacré, à partir du manque…et ce manque lui même est parfois à créer

    Tandis que le principe actif puissant dont je parle dans la conclusion est « génital » chez l’homme et fait pour « féconder » biologiquement la femme, le principe actif de la femme est mental et fait pour féconder l’esprit de l’homme.
    Voilà pourquoi les femmes rêvent souvent longtemps au prince et « compensent », com-pensent par toutes sortes de créativités, s’imaginant princesses. La Belle princesse au Bois Dormant…elles créent un monde de rêves, de beauté dans le gynécée…

    En réalité elles dorment, se reposent …piquée par la quenouille et sujette au sortilège de la sorcière (revoir le paragraphe la concernant : confusion) , en attente de polariser à nouveau leurs principes masculin et féminin pour les faire se rencontrer dans la matière.
    Le processus peut se répéter plusieurs fois dans une vie bien sûr…

    Comme je l’explique dans l’article « dossier secret #1, il faut remonter dans le sortilège pour s’en libérer…vraiment.
    Se sentir princesse c’est avoir contacté son « principe » seulement, ce qui est déjà très intéressant car c’est être connecté au principe régnant, le fonction royale. Le potentiel reste à développer.
    Se sentir princesse c’est comme au début du conte « le roi et la reine était stérile et enfin une princesse leur est née »…puis la fête avec tous les invités et les belles recettes…et tous les dons reçus….et……

    Elisandre

  4. Sylviane

    Bonjour Belle au Bois Dormant,

    Comme j’adore les contes de fées et les autres j’adore tes articles. C’est vrai que la notion de Prince Charmant est la pomme empoisonnée de la vilaine sorcière. Je ne pense pas avoir jamais connu une femme qui n’ait pas cru un jour ou l’autre à ce mythe.

    Effectivement, l’amour est une chose sérieuse et le problème est que lorsqu’on rencontre « celui » qui fait battre notre coeur on fait tout un tas de projections alors qu’il faudrait aimer l’Autre INCONDITIONNELLEMENT. En le voyant non pas comme un Prince Charmant mais comme un être imparfait qui, avec ses faiblesses et ses forces, nous plaît alors là on a vraiment des chances de vivre une grande histoire. Pour l’avoir vécu, je peux vous dire que c’est extraordinaire.

    Bon, raconte-nous encore des histoires car tu les racontes très bien.

    A bientôt
    Un article par Sylviane : Homosexualité et stress

    1. Elisandre

      Merci Sylviane de ton appréciation !
      Eh bien je souhaite même vous faire des podcasts maintenant je vais m’y mettre…incessamment…
      Oui l’amour est un paradoxe :
      – une chose très sérieuse car c’est le principe organisateur, l’EROS. On doit donc pouvoir l’intellectualiser, le comprendre
      – et aussi une chose « folle » qui nous transcende, nous échappe, nous traverse

      Entre ces deux extrémités, nous trouvons notre identité d’êtres humains.

      Le problème avec le « prince charmant » /homme parfait, ce sont ces polarités bien distinctes.
      L’homme qui doit être complètement masculin d’une part, tandis que la femme serait complètement féminine, cette séparation, coupure (de par la culpabilité/coupable). Séparation des rôles.

      Alors qu’il faut à la fois se vivre comme complet ET incomplet.

      Aller à la rencontre du Prince (principe masculin) en soi ET à l’extérieur de soi. (homme)
      Là surgit la réalité, la chance. Cette alchimie est parfois délicate.

      Elisandre

  5. Michele

    Bonsoir Belles Dames,

    Merci Elisandre de ce bien sympathique article qui m’a rappelé mes jeunes années au cours desquelles je passais de longues heures à rêver du Prince Charmant. Mes films préférés étaient Blanche Neige et La belle au bois dormant…un vaste sujet qui fleure bon le romantisme 🙂
    J’ai finalement trouvé mon Prince Charmant et nous sommes mariés maintenant depuis de longues années. Comme tu le mentionnes Sylviane, l’important pour durer est de savoir retirer nos projections mutuelles. Le problème pour nombre de couples est qu’ils n’en sont pas conscients et ignorent tout simplement et malheureusement de quoi il s’agit ! Un travail sur soi essentiel que tous devraient connaître pour vivre heureux, amoureux dans l’union du masculin et du féminin, en soi et dans le couple…
    A bientôt
    Un article par Michele : Atteindre ses objectifs : Et vous, où en êtes-vous de votre course ?

    1. Elisandre

      Bonjour Michèle,

      Eh oui il faudrait être instruits des choses les plus importantes de la vie dans les écoles et universités, telles le couple, les projections et toute la créativité qui vient de l’amour…malheureusement les programmes sont plutôt encombrés d’enseignements très peu utiles et se rapportant à tout ce qu’il y a de plus belliqueux dans l’être humain.
      Je pense à l’histoire de France, où l’importance est donné aux guerres, conflits, comme si c’était bien cela qui rythme la vie

      Elisandre

  6. Danièle

    Quel merveilleux article !
    Conte de fées ou réalité, c’est là qu’est la question et tu y réponds parfaitement.
    Lorsque l’on rêve du prince charmant on ne peut qu’être déçue.
    Et si notre compagnon avait tout ce que nous recherchons mais que nous n’avons su le voir ?
    Il faut parfois revoir son propre point de vue pour voir les autres autrement.
    J’ai passé un très bon moment à lire ton article.
    Bravo !
    Un article par Danièle : Bien-être et créativité

    1. Elisandre

      Merci Danièle,

      Je me demande à te lire si je me suis vraiment clairement exprimée, quand même. Les contes de fées SONT la réalité, une capacité de voir le merveilleux en toutes choses. Ils sont la façon de voir la vie à partir de notre AME, d’un point de vue plus spirituel (au sens laïque attention).

      Mais c’est bien que je sois obligée de redire les choses autrement car je veux écrire un livre sur le sujet et les confusions m’obligent à toujours plus éclaircir.

      merci de ta visite danièle
      Elisandre

  7. Emmanuelle

    Bonjour Madame la fé,

    Ton article est tellement riche que je vais m’y prendre en plusieurs fois.

    Ecriture excellente ma chère;….
    « Coupable signifie que nous sommes coupés de nous-même, de l’Autre (alter égo), de la Nature et de Dieu (notre divinité), depuis le Chute dans la Matière. En notre ÂME et conscience, nous pouvons, par l’amour, recréer le lien consciemment. ÂME est composé de A d’Adam (l’homme) , du E d’Eve (la femme). Entre les deux le M, aime. Le M de la Matière à créer. Le secret de l’âme, avec son accent circonflexe qui nous montre la direction céleste est le Principe d’Amour (Eros organisateur du chaos), caché en toute chose mais que nous devons cher-cher (doublement le rendre cher à notre coeur et chair à notre corps). Dieu l’a caché et nous propose d’exercer notre libre arbitre, notre créativité pour le choisir. Le choiX nous échoit. Le X de choix nous montre une croisée des chemins. »

    Si tu le permets je vais essayer de le traduire en anglais pour notre ami Jeff Brown et lui transmettre.
    Une fois de plus je suis ravie que ma créativité est donnée le contenu au blog aimaenergy, et tu me donnes encore quelqeus explications rationnelles au mélange de l’âme et de l’amour qui s’y trouve.

    Je retourne dans l’article lire la suite.
    Un article par Emmanuelle : La créativité : l’art du coeur

    1. Elisandre

      Bonsoir Emmanuelle !
      Traduis je t’en prie…
      Oui ne plus nous sentir « coupables » mais seulement coupés et donc « intégrables, uni-fiables ».

      J’ai identifié maintenant exactement pourquoi je n’aimais pas du tout l’idée de pardon quand j’ai pris conscience du sens réel du mot « coupable »
      On ne peut pardonner qu’aux coupables. Ne soyons plus coupables – donc les autres non plus – mais ressentons que nous sommes COUPES et CAPABLES de nous réunifier, pour en finir !

      Elisandre

  8. Emmanuelle

    Pour un dimanche matin, c’est mieux de lire ton article que d’aller à la messe !

    Le prince oui, comme l’a dit Bernadette, encore faut-il être une princesse.

    Je me suis toujours sentie princesse, dans le sens russe, étant une âme russe en quelque sorte. La belle au bois dormant dansée et racontée par les Russes est une merveille. Le Prince correspond donc bien à la princesse. Je pense que faire l’exercice de définir des critères (exercice couramment donné dans le cadre du développement personnel classique) pour le prince que l’on cherche, en fait nous invite à donner les critères sur qui nous sommes. Avec une bonne introspection, nous pouvons voir si nous sommes bien cette princesse.

    « Je me réjouis du jour où lorsque la seule chose qui pourra enflammer une relation, est l’appel de deux âmes, l’une vers l’autre, deux âmes-cœurs battant dans la même direction, un désir murmuré de relier l’essence de l’une à celle de l’autre. J’ai envie de te vouloir non pour gratifier mon égo, non parce que tu es belle à l’extérieur, mais parce que ta présence invite ma propre divinité à sortir de sa cachette. Je veux te toucher avec le cœur sur la main, connaître l’alchimie entre nous qui n’est pas identifiable au genre masculin/féminin, mais qui trouve sa source dans l’essence, une coulée de lave d’amour déferlant du cœur vers les organes génitaux, pour aller encore bien au delà, vers le plus vaste. Dans ce monde construit d’amour, la relation sera toujours vécue comme une pratique spirituelle, l’expression de notre dévotion au Moi Divin. » Comme Jeff Brown l’a bien exprimé, je souhaite à toutes les princesses et les princes du monde de pouvoir vivre cela un jour, le ressentir. Et le rationnel et les critères charmants du prince sont au placard avec les balais !!

    Alors, nous sortirons du bourbier de notre société actuelle. Les volcans ont commencé à cracher …..
    La belle se réveille tout doucement ……

    Emmanuelle
    Un article par Emmanuelle : La créativité : l’art du coeur

  9. Elisandre

    Alors bientôt, je parlerais de « comment devenir princesse »
    Très beau ton texte…

    Elisandre

  10. Philippe

    Bonjour Elisandre,

    Je n’ai pas grand chose à rajouter après tous les intéressants commentaires déjà publiés …

    Oui je crois que l’être humain doit prendre conscience qu’il est urgent et indispensable de réconcilier le principe féminin et le principe masculin en chacun(e) de nous.

    Sur la recherche du prince charmant, je voudrais te dire que moi j’ai longtemps cherché « la femme de ma vie », et je l’ai souvent trouvée … ce n’était donc pas la femme de ma vie, ou plus exactement je ne cherchait qu’un idéal ! 😉
    Comme le dit bien Michèle, il faut se libérer des attentes, il faut arriver à aimer l’autre d’une manière désintéressée, et puis aussi aimer l’autre avec ses défauts (et non pas aimer une image, un idéal qui n’existe pas), ce qui génère un amour qui n’en sera que plus durable parce-que réel!

    Enfin sur la recherche de l’amour, du prince, de la chérie, etc., j’ai aussi enfin compris que l’amour est une disposition qu’il faut faire vivre en nous, en notre intérieur. Si tel est le cas, par la simple loi d’attraction par affinité, nous le connaîtrons ! 🙂

    A bientôt et encore bravo pour ton excellent article !
    Un article par Philippe : Repas végétarien, recette facile

    1. Rita

      Le concept de Prince charmant est encore très enraciné chez les jeunes filles. Et elles le trouvent… le temps de la cristallisation.

    2. Elisandre

      Bonjour Rita !
      Le concept erroné de prince Charmant ! Tous les hommes sont des princes, principe masculin, et ils portent tous un charme ou enchantement, un sortilège en fait. Ce sortilège est une épreuve pour la princesse. Epreuve supportable ou non bien sûr. Le prince et la princesse sont censés se délivrer l’un l’autre de leurs sortilèges. c’est l’amour qui délivre.
      Ou je me suis mal exprimée, ou chacun lit l’article avec les mêmes représentations collectives, les conditionnements des dessins animés de Walt Dysney.

  11. Elisandre

    Bonsoir Philippe !
    Eh oui c’est bien sûr. Deux ingrédients :
    – le désir infini
    – l’innocence
    C’est comme en cuisine, il faut les bons ingrédients…
    Et pour les trouver ou retrouver, faire le chemin à l’envers et rencontrer ogres et sorcières…
    les monstruosités de notre vie.

    Merci Philippe de ta visite toujours bienvenue
    Elisandre

  12. Pingback: Qui d’autre veut gouverner son Royaume Amoureux ? | Le Royaume Amoureux

  13. Marjorie / Histoire à Vivre

    Ma chère Elisandre, cet article me subjugue ! J’adore !!!!! Moi qui suis une incorrigible romantique, et qui en ai souffert durant des années, m’en sentant même coupable !!!!, je peux te dire que je découvre avec délectation que les contes de fées…. existent !!!! Et que mon imaginaire, ma foi, n’est plus un handicap, encore moins une honte !
    Merci donc pour ta créativité, pour ce blog, merci d’être toi-même.
    Au plaisir

  14. Elisandre

    Bonjour Marjorie !

    Ne te corrige pas, reste dans une quête héroïque.
    L’imaginaire n’est pas l’imagination. Les contes de fées sont comme des cartes d’orientation dans ce pays là, celui de l’imaginaire. C’est un monde très peu conscient, voire inconscient pour la plupart ; d’autres dimensions de la « réalité ».
    Les contes merveilleux relient le conscient et l’inconscient par le biais de symboles (dont la fonction est de relier) Ceci rend la démarche d’affronter les ombres (ogres et sorcières) plus facile, même légère, contairement à ce qu’on pourrait croire
    A bientôt

    Elisandre

  15. Pingback: Comment je suis devenue fée : l’accouchement du coeur | Le Royaume Amoureux

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