L’histoire de l’aigle qui pataugeait avec les canards

Cet article, du festival « la croisée des blogs » proposé ce mois-ci par Axel Hatem du  blog   les ressources du changement     me pose la question de « ce qui m’a inspirée en développement personnel » .  Ce qui a inspiré mon  envol  sont  des moments inoubliables qui ont complètement changé ma vie, m’ont donné une foi à toutes épreuves, assimilant ma vie à une quête dont je suis l’héroïne. Je ne ferai qu’ évoquer ces moments magiques car je vais y dédier plusieurs articles, voire même un ouvrage, tant ces expériences  ont été  initiatiques…et continuent de l’être. Faire passer l’ineffable avec des mots est un exercice de style dans lequel  je m’exerce avec passion.

Il était une fois, il y a une 20 aine d’années environ…comme dans les contes de fées, après de difficiles épreuves, ma vraie vie a commencé…

Mais d’abord laissez moi vous dire comment j’étais et ce que je faisais.

J’étais mariée depuis quelques années à un agriculteur,  j’avais abandonné mon propre destin, et je travaillais avec lui « comme une malade » et je l’étais. Des symptômes chroniques en  tous genres me pourrissaient la vie. Je somatisais tout simplement ce que je pensais de la vie, ou plus justement ce que je n’en connaissais  pas encore. Mon insu se matérialisait dans mon corps.  Je mettais en scène ce qu’on m’avait appris de la souffrance, la mort, les mauvaises nouvelles. Histoire très banale, mes parents,  éducateurs, professeurs, les médias m’ont communiqué une « vision du monde » qui n’était pas valorisante, épanouissante.

Dans la symbolique de mes maux, problèmes articulaires et respiratoires principalement, il est clair aujourd’hui que je manquais d’espace pour respirer, me déployer, m’étirer, prendre de la hauteur, et que mon éducation avait été aliénante, sclérosante, avilissante, étouffante…et surtout qu’elle ne m’étais pas adaptée.

Mon histoire archétypale

canardMon  histoire archétypale  sur un plan ontologique  est  celle du « vilain petit canard », en pire !

Pire car ce n’est pas un  cygne, mais un aigle que je suis vraiment ; il me faut, de l’air, de la hauteur, de l’espace, une vision à 360°. Être un aigle parmi les canards est pire qu’être un cygne parmi des canards, car  cygnes et canards   ont au moins le goût de l’eau en commun. Je n’ai RIEN contre les canards, palmipèdes au plumage souvent coloré, adorables et drôles dont certaines espèces volent  très bien mais il y a un mais ! leur nature n’a rien à voir avec celle des aigles, vous en conviendrez. Elle n’est ni meilleure ni moins bonne mais différente : ils ne vivent pas dans le même élément.

Tous les membres  de ma famille proche fouillent dans la vase, cancanent et restent dans la mare de la basse-cour. Ils y sont heureux et cela ne me gênent pas le moins du monde. J’ai même essayé de m’y adapter.

Je pataugeais avec les canards

Par ignorance,  attachement,  immaturité, complaisance, atavisme et j’en passe, j’ai mis des palmes et  voulu apprendre  à nager dans la mare. Alors Dieu sait si j’ai pataugé, me suis sentie submergée, engloutie.

Et savez-vous ce qui m’est arrivé ?

Un jour, j’ai touché le fond et là au moins j’ai senti quelque chose de plus ou moins ferme pour décoller, tout d’abord lourdement car mes plumes était abîmées et engluées des eaux vaseuses de l’étang. J’ai vidé mes poumons, mes sinus, de toute cette vase que j’avalais depuis longtemps. Oui réellement, pendant trois semaines j’ai perdu le goût et l’odorat totalement,  j’inondais  des mouchoirs  et  je crachais mes poumons. « J’en sort ou j’en crève, telle était ma formule magique ! » et elle a marché car ce fût une mort symbolique et une renaissance.

Le début de l’inspir

Mon corps se préparait réellement à l’inspiration ; au véritable inspir, au  souffle vital, ce fil ténu qui nous retient à la vie et nous relie à l’ensemble, au Tout. Nous ne pourrions tenir que quelques minutes sans respirer : cela nous montre bien notre dépendance à l’air que chacun respire. Nos poumons sont les ailes que nous n’avons pas dans le dos.

Suite à ce nettoyage drastique, j’étais hors d’eau et même si je ne volais pas encore très haut, j’étais sauvée du déluge, et devais prendre de la hauteur. C’est ce que je fis en rencontrant un élève de Patrick Drouot, physicien et guérisseur  connu. Ce monsieur proposait des « expansions de conscience ». Suite à  la première séance,  j’ai éprouvé un fort « sentiment de légèreté mais surtout d’éternité ». Je n’étais plus seulement ce corps souffrant et limité  mais aussi une conscience infinie. Et c’était vraiment rassurant, exaltant, reposant. J’étais bien plus que ce que je voyais dans le miroir.

Ceci fût le premier envol vers une aventure hors du commun, que je ne raconterai pas ici en détails car elle fera l’objet d’une thèse approfondie, appuyée de « preuves scientifiques » et de témoignages.

Héroïne de ma vie

Je me suis élevée dans des sphères de conscience d’une subtilité et d’une beauté infinie, où la seule information est l’amour pur  alors que le temps et l’espace sont abolis. J’y ai recueilli  ma mission, par  télépathie. Je suis ainsi devenue héroïne  de ma vie. Cette mission est simple :

  • accompagner les autres à prendre leur envol, à être dans leur mission de vie, à vivre l’amour humain, dans le couple, réconcilier les idéaux avec les gestes sacrés du quotidien. Remettre du corps à l’esprit et de l’esprit au corps. Encourager chacun à retrouver foi en lui et en la vie.
  • pour ce faire, j’ai reçu un outil magique : les contes de fées. Les contes sont en totale adéquation avec ce que j’ai découvert de la vraie vie parce qu’ils parlent justement de ce monde en dehors du temps…il était une fois…là où se trouve la matrice de la réalité quotidienne.
  • Je suis donc devenue coach (ou fée), j’aide les personnes à réaliser leur souhaits et je les initie à la magie de la vie. Notamment ici dans le domaine amoureux.

Conclusion : la vraie vie c’est l’aventure des formes.

Je sais qui je suis et quand je fréquente des canards, je ne me sens pas obligée de patauger avec eux ! je peux le faire par pur plaisir ! C’est avec une immense joie que je les côtoie et que je leur enseigne à voler plus haut tandis qu’il entretiennent chez moi l’instinct grégaire. Beaucoup d’entre eux apprendront qu’ils sont aussi des aigles, des cygnes  ou des colibris. Notre identité n’est pas figée, elle est mouvante, en perpétuel devenir. Peu importe la forme que l’on a par moment, la joie de vivre, l’accomplissement vient de savoir qu’on n’y est pas enfermé. Ma vraie vie qui a commencé était celle de l’aventure des formes qui sont toutes intégrées dans le vivant.

L’aigle est le symbole de l’éternité.

Et vous ? laissez un commentaire pour   partager ce qui vous a inspiré !

14 comments on “L’histoire de l’aigle qui pataugeait avec les canards

  1. Sylviane

    Salut l’Aigle,

    J’ai bien aimé ton histoire de canard qui patauge car cela m’a semblé ressembler étrangement à ma propre histoire.

    Tu as su saisir la « chance » quand tu as rencontré cet élève de Patrick Drouot et c’est ce qui est magique dans la vie c’est que lorsque nous somme prêts comme disent les Hindous, le maître arrive sous quelque forme que ce soit.

    Malheureusement beaucoup ne saisissent pas cette opportunité et il faudra encore qu’ils pataugent dans la mare et qu’ils manquent d’air au point de monter dans le prochain train.

    C’est vraiment intéressant que nous puissions tous partager nos expériences et voir que, finalement, nous sommes tous embarqués dans le même bateau.

    Cordialement
    Un article par Sylviane : l’intuition en exercice3-méditation du sanctuaire

  2. Elisandre

    Bonjour Sylviane, fée des bois !

    Oui , j’ai saisi la chance, et depuis cela je saisis beaucoup de chances tout le temps. la chance est notre « modèle d’accomplissement », des messages de « ce que l’on peut devenir de mieux ». C’est la fée des contes qui propose de sortir des conditionnements.

    merci de ton passage au Royaume

    Elisandre

  3. Emmanuelle LABAT

    Bonjour Madame la Fée,

    Bravo pour cet envol ! à tous les points de vue ! et le résultat aujourd’hui par l’écriture.

    Je me suis envolée sur les plaines sibériennes, mongoles et chinoises…. 10 ans pour ensuite créer un blog et revenir à l’écriture avec un autre qui a aussi pris son envol en écrivant sur les murs de sa maison.
    Pour moi c’est une histoire de train … http://aimaenergy.com/qui-suis-je/. Avant d’embarquer dans ce train magique le transmongolien, on m’avait prévenu que je ne reprendrais pas le même train pour rentrer à la maison et que surtout je ne serai plus la même. Ce fut un voyage initiatique d’un an !

    Nous sommes maintenant à l’heure du partage, si nous pouvons servir d’exemple pour les autres. Ma foi notre mission sera bien remplie!

    A bientôt

    Emmanuelle
    http://aimaenergy.com/amemission/
    Un article par Emmanuelle LABAT : Prélude au voyage de l’âme

  4. Pingback: Récapitulatif de la croisée des blogs de Juillet 2011

  5. Blanck

    Nous avons du temps pour donner et du temps pour recevoir
    Ton histoire raconte cette harmonie
    Le temps est pour chacun différent
    Nous nous rencontrons pour apprécier le sien et
    reconnaître celui de l’autre très différent du sien
    Quoiqu’il en soit ce temps, il fait partie de ton temps pour donner et recevoir
    merci beaucoup pour ton témoignage
    Un article par Blanck : Règlement intérieur

  6. Elisandre

    Bonjour Elfi !

    Et il y a un « lieu » si on peut dire, c’est la conscience ou ni le temps ni l’espace n’existent plus. Pas de séparation et pourtant c’est l’infini…
    C’est là que je me suis envolée, changeant à jamais ma perception de la vie.

    Elisandre

  7. Elisandre

    Merci Bernadette de ta visite sympathique et de ton appréciation. !
    A bientôt
    Elisandre

  8. Marjorie / Histoire à Vivre

    Bonjour Elisandre, j’adore ton histoire !!!!!! Belles images de comparaison, si vraies, beau récit, dans lequel je pense nous pouvons être beaucoup à nous reconnaître.
    A bientôt sur ce blog prometteur (je transfère cet article).
    Marjorie

  9. Elisandre

    Merci Marjorie de ta visite sympa !

    Oui bien sûr que beaucoup peuvent se reconnaître dans cette histoire car je l’ai raconté comme un conte de fées !
    Cela m’a amusé de la relire suite à ta visite.

    En vrai j’adore réellement les canards et tous les matins je vais promener mes chiens au bord du canal d’Agen…et je suis ravie de voir des canards au bord de l’eau tous les jours. J’y rencontre aussi des gens qui se promènent là régulièrement. Ce matin j’ai rencontré un monsieur que je croise fréquemment.
    Dans la conversation que j’ai entamé avec lui (je fais donc le canard) il m’a glissé le fait qu’il détestait le mois d’octobre, qui commence maintenant, car ses deux parents étaient morts en octobre. Depuis trente années que sa mère est morte, je l’ai senti « patauger » dans beaucoup d’émotions.
    Je lui ai expliqué certaines choses dont j’ai le secret et je l’ai senti se libérer…je suis sûre que son mois d’octobre va être bien meilleur que prévu. J’étais heureuse de lui avoir permis un peu de recul, de hauteur.

    Après ma promenade je suis allée au marché. La vie n’est pas ingrate : un commerçant a rempli gratuitement mon sac de plein de légumes, comme cela, tout simplement, avec le même plaisir que j’avais eu à soulager cet homme au bord du canal.
    J’ai donné de mon temps, de mon savoir…et la vie m’a donné de quoi manger pour la semaine !

    Elle est pas belle la vie ? aucun bienfait n’est jamais perdu !

    Vous voyez les canards sont formidables ! ils cancanent et les messages vont très vite…mon Dans mon Royaume magique, je vis des histoires magiques tous les jours.

    Elisandre

  10. nikih

    Je viens de lire pour la première fois un de tes billets. Quand tu parles de révélation grâce à cette grande ouverture du coeur, je l’ai vécue à 27ans et; j’ai été si perturbée que je me suis retrouvée à l’hôpital!Mais depuis ce temps, je vis chaque jour la magie de la vie etcela fait plaisir de rencontrer des soeurs…

  11. Elisandre

    Bonjour Nikih,

    C’est une grâce de te trouver ce matin parmi les commentaires, dans un petit moment où je me désolais un peu de la « fermeture » de certaines personnes qui me tiennent pourtant à coeur.

    Sans doute as-tu lu aussi l’article « comment je suis devenue fée ? » sinon, tu y aurais quelques détails supplémentaires….
    Pour moi c’est le contraire en quelque sorte quand je perds légèrement mon identité spirituelle au milieu d’ un entourage « sans coeur » c’est là que je me retrouve éventuellement à l’hôpital ou au moins malade.
    C’est assez rare ou vite réparé car le feu sacré se rallume très vite en moi. ..mais cela me fait frôler la catastrophe que nous vivons sur terre.
    Je ne perds pas ainsi la conscience de ce que j’ai à faire, ma mission.

    Je souhaite beaucoup de témoignages comme le tien.
    Merci infiniment
    Ps : je sais aujourd’hui que ce que j’ai à faire est de ne pas lâcher l’amour même pour ceux dont le coeur est fermé…au contraire

    Elisandre

  12. Pingback: Mission accomplie ! faire-part amoureux | Le Royaume Amoureux

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