La Belle et la Bête ( version Loup Blanc) ou comment on rate sa chance

L’histoire finit par  « elle comprit alors sa faute mais il était trop tard, elle fut malheureuse pendant tout le reste de sa vie » La version de la Belle et la Bête dont je vais vous entretenir ici, moins connue que celle de Madame Leprince de Beaumont, est d’Emmanuel Cosquin. Titrée « Le Loup Blanc » elle finit tragiquement. Elle est très intéressante car  il s’agit d’un conte d’avertissement… comment rate t-on  sa chance ?…déjà par manque de courage  et/ou de persévérance, mais pas seulement. 

Ce conte est  l’histoire de beaucoup  de relations (ou de rêves) qui tournent court ou ne voient jamais le jour… et ensuite de solitude et de regrets.  Cela fait réfléchir, non ? quand on sait que les contes de fées détiennent la Sagesse. Je consacre plusieurs articles à la Belle e la Bête  car ce conte est , à mon sens, un des pivots de la « mythologie amoureuse ». Intégrer ses leçons me semble, certes pas facile, mais primordial ! Jugez-en.

 Idéal chrétien et laïcité des contes de fées

L’idéal chrétien nous enjoint d’associer la bonté à la beauté et nous nous attendons toujours à cette association. Les contes sont laïques et n’ont que faire de l’idéal chrétien ; ils parlent d’une spiritualité intrinsèque dénuée de tout dogme.

Pour qu’il y ait spiritualité, il suffit d’avoir un « esprit ». Le conte raconte la vie telle qu’elle est ; c’est  là que réside le merveilleux. Vivre la vérité, c’est  laisser le pouvoir de vie, la magie s’exprimer. Les dogmes ont remplacé le pouvoir de vie et l’ont dénaturé. La pensée magique comme la pensée mythique sont enfouies dans l’inconscient collectif, assimilées à des erreurs et des superstitions. Les codes magiques sont donc « oubliés ». Il faut les réapprendre pour réussir sa chance.

L’idéal chrétien occulte une partie des êtres, leur Ombre notamment (voir l’article  l’Ombre du prince Charmant) , les figeant dans des images pieuses et les castrant de leurs mystères.  Ce conte, défi à l’idéal de perfection,  parle de la nature des choses et soulève émotions et  questionnements. Vivre  ce conte dans la réalité  remet en question beaucoup de conditionnements et fait émerger des conflits internes  tenaces. Je vous parlerai de ma propre expérience actuelle dans un prochain article.

. Le prince de ce conte est véritablement l’anti-prince charmant au sens où nous l’avons vu  dans les articles précédents (l’homme parfait et tout-prêt rêvé par les femmes depuis le film Cendrillon de Walt Dysney). Il est le vrai prince,  à découvrir derrière son sortilège, sans  se fier aux apparences. Le monde de féerie, monde de Tout-accomplissement attend  autre chose :  notre participation.

Résumé  du conte : le Loup Blanc d’Emmanuel Cosquin

Un marchand sur le point de  partir en voyage, demande à ses trois filles quels cadeaux elles aimeraient qu’il leurs rapporte. Les deux filles aînées demandent de magnifiques robes. La plus jeune, sa fille préférée ne veut rien, mais sur l’insistance de son père exprime son vœu profond : « Je veux la rose qui parle ».

Le père, étonné, ne sait pas où la trouver mais il se met en quête de la rose-qui-parle, persuadé que cette rose existe, puisque  sa fille bien aimé a posé cette requête. Il persévère dans sa recherche (il est en complète adhésion au voeu de sa fille)  et enfin, un jour il arrive devant la porte d’un château. Tendant l’oreille il entend parler et chanter des roses ; à peine en cueille t-il une , que surgit un Loup Blanc furieux, maître de céans, qui lui dit que le châtiment pour ce vol est la mort…à moins qu’il ne lui amène la première personne qu’il rencontrera en rentrant chez lui.

La mort dans l’âme le père rentre chez lui et serre sa fille bien aimée dans ses bras, n’osant   lui avouer ce qui lui est arrivé. Pourquoi faut-il qu’au bonheur de rapporter ce que souhaitait vraiment sa fille, la mort soit associée ? Il finira par lui dire l’exigence du Loup Blanc. Comme elle aime son père, elle n’hésite pas à ce mettre en route vers le domaine du Loup Blanc.

Il s’agit d’un Royaume Magique qui appartient à des fées. Celles-ci ont jeté un sort à ce prince qui se transforme en    Loup Blanc et hurle sa détresse de l’aube au crépuscule.  Chaque soir cependant,  le beau seigneur demande  à la jeune fille  d’exprimer ses moindres désirs pour la satisfaire. Cette dernière  ne tarde pas à se  plaire dans ce lieu ; il lui promet de l’épouser et de la faire reine un jour.

Le père, qui avait accompagné sa fille jusque là, rentre chez,  lui après avoir fait la promesse exigée par le  Loup Blanc de ne rien dire de ce qui se passait en ce lieu. Malheureusement il ne la tint pas, ses deux autres filles le pressant de questions au sujet de leur cadette. Jalouses et intriguées, elles  se rendirent, elles aussi,  au château des fées et harcelèrent leur jeune sœur qui  leurs résista longtemps,  mais finit par leur révéler le secret du Loup Blanc.

A peine eut-elle fini de parler qu’elle entendit un cri déchirant ; le Loup Blanc tomba mort à ses pieds !

Persévérance et courage

C’est donc ainsi que l’histoire finit mal, sans accomplissement car la jeune fille n’a pas su résister, avoir la persévérance et le courage nécessaires pour aller jusqu’au bout et recevoir la grâce qu’elle avait sollicitée au départ. Sa quête est interrompue ; elle n’a pas su mourir à l’ancien monde (au monde ordinaire – images conditionnées de la relation)

Le dictionnaire définit la persévérance ainsi: qualité de mener à bien ce que l’on a entrepris, sans se décourager. 

Le courage est la qualité du cœur et c’est justement la qualité principale dont le héros doit faire preuve : maintenir la force et l’intégrité de son cœur devant les épreuves. Seules les épreuves feront la preuve devant Dieu que la Grâce peut être accordée.

Grâce au  père, sa persévérance et son adhésion totale au souhait de sa fille, elle a eu l’immense privilège de rentrer dans le royaume merveilleux qui lui était destiné, que son coeur attendait depuis toujours et dont elle aurait pu  devenir la reine ! Mais dans ce lieu de fécondité, le prince qu’elle doit un jour épouser est marqué d’un enchantement, d’une  grande douleur qu’elle doit partager ; elle est celle qui peut  le délivrer. Du fait de son voeu unique, elle pressent que c’est possible puisque c’est là que se trouvaient les roses qui parlent…mais…

Réussir sa chance a un prix exigé par le monde féerique

La chance est ce qui nous est présenté quand nous osons demander et chercher ce qui nous appelle vraiment ( la rose qui parle). Mais nous recevons toujours plus que ce que nous avons demandé…et nous n’y sommes pas toujours préparés.

Devant les chances se dressent les ogres et les sorcières, souvent bien déguisés. Le voeu initial est le germe conscient d’un rêve plein de promesses sur lequel vont se jeter tous nos aspects destructeurs (les soeurs). Nous devons affronter nos ombres pour mieux faire jaillir la lumière.

Ce royaume de la Rose qui parle était le plein accomplissement, le déploiement de son voeu initial. Mais comment tenir bon face aux assauts du penser conditionné du monde ordinaire ? (que viennent rappeler le harcèlement des soeurs)

Dans  le Royaume de la Fécondité  les règles ne sont pas les mêmes (promesse faite au prince). Par son attachement à ses  anciens conditionnements, la Belle a trahi le monde magique. Elle manque de maturité et de persévérance. Le monde magique voulait  tout lui donner mais il attendait quelque chose en retour (ici la transformation  du prince).

La Belle devait pour cela se placer en « affirmation infinie » pour le souhait de son coeur, sans jamais faillir devant la menace. Elle devait vivre une alliance  et une préférence pour la source des bienfaits, le royaume magique du Loup Blanc où tout ce qu’elle désitait lui était accordé.  La partie « infinie » de nous-même appartient à cet autre monde.

C’est la partie ondulatoire de la lumière, dont parle la physique quantique.

La fécondité s’exprime peu dans notre vie car elle est dangereuse. C’est du moins ainsi que nous la pressentons quand nous ne connaissons pas ses règles. Nous nous en protégeons. Notre égo s’en protège.

Le secret est de persévérer malgré les malentendus, les illusions  et les pièges que ne manque pas de nous  tendre la fécondité ! Devenir Héros a son prix.

Conclusion

Quand je demande aux personnes  pourquoi elles ne sont pas en couple, beaucoup me répondent que c’est parce que les hommes (ou femmes)  ne sont pas « comme il faut ». Traduisons « comme elles voudraient qu’ils soient,  à leur image », celle de leur égo bien sûr. Pas de mal à cela, mais il faut choisir entre un sort figé et frustrant et tenter sa chance. Faute de rencontrer sa propre ombre, à travers les monstruosités de l’Autre, et de l’intégrer, tout comme dans ce conte,  elles ratent leur chance.

Ceci est l’histoire type des déceptions multiples liées

  • à l’idéal chrétien,
  • à l’ignorance du langage de la fécondité,
  • auxquels s’ajoute un manque de persévérance, de foi face aux obstacles qui ne manquent pas de se présenter.

Mais comment persévérer quand on ne connait pas les règles du monde magique ?

Comme je l’explique dans l’article dossier secret #1 : révélation sur les contes de fées , vous devez traverser les obstacles intérieurs pour retrouver votre royauté perdue  et revenir à l’ordre avant le chaos, avant le sortilège.

Je subodore que ces chances ratées sont  une des raisons pour lesquelles, nombre d’hommes (d’âge mûr j’entends) , devant l’exigence des compagnes potentielles de leur génération, se tournent ou essaient de se tourner vers de très jeunes femmes qu’ils domineront (par l’autorité ou l’argent), oubliant ainsi dans l’exercice du pouvoir ordinaire, leur monstruosités, leurs souffrances, leurs blessures, telles celles  du Loup Blanc.

C’est une hypothèse que j’avance. Pour en savoir plus lisez l’article les demi-dieux meetic, remettons les pendules biologiques à l’heure.

Je continuerai sur ce thème,  dans la farandole prochaine d’articles, avec mes amis de « l’art de la vie » et je parlerai de :

  • la rencontre avec mon Ombre
  • comment je suis dans le Royaume Enchanté car cette histoire est mon histoire
  •  comment elle peut être la vôtre,
  • en allant jusqu’au happy end bien sûr, à condition de se révéler  héroïne (ou héros quand on est prince)

Laissez un commentaire et racontez comment vous avez une fois raté votre chance !

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20 comments on “La Belle et la Bête ( version Loup Blanc) ou comment on rate sa chance

  1. Danièle

    C’est une histoire bien triste mais au combien courante.
    Il n’est pas possible d’exiger des autres ce que l’on ne veut pas qu’ils exigent de nous.
    En amour c’est la même chose et pour toutes relation. Il faut savoir donner pour recevoir.
    Et souvent on obtient le meilleur.
    J’attends le prochain article avec impatience.
    Un article par Danièle : L’acné fait sa rentrée

  2. Elisandre

    Bonsoir Danièle !

    Oui il faut voir au delà des apparences et surtout voir dans son propre coeur;
    La fécondité ne nous donne rien sans notre total engagement et sans que nous traversions nos résistances archaïques.
    A bientôt et merci de ton commentaire

    Elisandre

  3. grossir

    Je préfère encore la version de Disney =) du moins pour la raconter aux petits, et ne pas les traumatiser =)

  4. Elisandre

    Bonjour !

    merci de ta visite ! je vois très bien ce que tu veux dire.

    Disney a mis en film la version de madame Leprince de Beaumont dont je vais parler bientôt.

    Je suggère que les petits ont besoin d’avertissements et de limites comme les grands. Pour réussir il faut aussi savoir comment on échoue car il n’y a pas de réussite sans préparation avec des échecs…et de la persévérance, puisque cet article est préparatoire au festival d’article sur la persévérance (groupe « l’art de la vie »)

    D’autre part ton commentaire est intéressant à plusieurs niveaux car
    1) les petits sont-ils réellement traumatisés par un conte qui finit mal ? ou cela leur donne -til la « possibilité d’échouer », la permission en quelque sorte.

    2) n’est-ce pas intéressant de leur poser alors la question de ce qu’ils auraient fait eux pour réussir et d’ouvrir à tous les possibles ? de leur faire trouver les qualités à développer pour réussir, plutôt que leur donner tout prédigéré ?

    3) les contes sont-ils pour les enfants ou les vestiges d’autres formes de penser correspondant à « l’enfance » de l’humanité, à des couches moins rationnelles de notre intelligence ?
    Sont-ils réellement pour les enfants ou bien nous ne savons plus quoi faire du merveilleux une fois adulte ?

    A bientôt pour d’autres échanges. j’aime bien les commentaires car il lance ma réflexion dans des directions nouvelles.

    Elisandre

    1. Sylviane

      Bonjour Elisandre,

      Il y a quelques années, je travaillais ici et là et restais très peu de temps chez moi et lors d’une conférence sur le bonheur je demandais aux spectateurs ce qu’était le bonheur pour eux vu que pour moi à cette époque « dormir 3 nuits de suite chez moi et dans mon lit était le comble du bonheur ».

      Un homme m’a répondu « pour moi ce serait de trouver une femme comme il faut » . Bien sûr je lui ai demandé ce qu’il entendait par là. Eh bien ! me dit-il une femme qui reste à la maison et qui s’occupe de moi. Je te passe la suite et les cris outrés de certaines spectatrices mais cela rejoint ce que tu dis « comme il faut  » est avant tout selon nos goûts à nous. Pas étonnant que tant de couples aillent droit dans le mur. Aimer l’autre c’est accepter ses faiblesses donc les nôtres.

      Peu de gens sont prêts à affronter leurs dragons intérieurs.

      A bientôt pour la suite tu sais que j’adore les histoires
      Un article par Sylviane : L’intuition en exercice-la découverte de soi2

  5. Elisandre

    Bonjour Sylviane,
    Merci de ton commentaire tout à fait en rapport.
    Eh bien j’espère que de plus en plus de gens vont être prêts à rencontrer leur ombre parce que c’est par là que se trouve la fécondité, l’accomplissement;
    En fait avec les contes c’est extrêmement simple et ludique. Ce n’est que la pensée rationnelle qui croit cela difficile. L’ombre se rencontre dans les couches plus archaïques de notre intelligence.
    A très vite

    Elisandre

  6. Emmanuelle

    Bonsoir Elisandre,

    Tu es dans le royaume amoureux et moi dans le royaume des âmes.

    Voici la définition que je viens de traduire, écrite par Jeff Brown

    « Ame-ombres: des mémentos de notre destin diffusés par notre âme tout au long de ses vies. Ces balises lumineuses nous font de l’ombre partout où nous allons, nous rappelant toujours à revenir dans notre maison. »

    Se regarder à l’intérieur et en avoir le courage et toujours revenir vers soi.

    Je ne connaissais pas l’histoire que tu as racontée. Trop souvent cela « capote » à 2 minutes de la victoire. A trop écouter les autres, nous faisons souvent des bêtises.

    Très bel article.

    Emmanuelle
    Un article par Emmanuelle : Rendez-vous avec l’énergie de l’âme selon Jeff Brown

  7. Elisandre

    Bonsoir Emmanuelle !

    Le royaume amoureux c’est le royaume de l’âme, de ce qui nous relie à la source commune. C’est la liberté qui nous reste dans ce monde conditionné.
    A trop écouter les autres oui…mais ces autres sont des parties de nous-mêmes mal assurées, encore inconscientes, coupées de notre intégrité.
    A bientôt ma chère !
    Elisandre

  8. Blanck

    bonjour et merci pour cette description du conte « Le Loup Blanc »
    J’ai rencontré ce prince à plusieurs reprise envouté de différentes façons : j’avoue que ma persévérance c’est arrêté à chaque fois mais aussi je dois avouer que cette persévérance est de plus en plus consciente car je m’aperçois que mon courage me permet de dépasser des obstacles comme jalousie, infidélité, colère et alors je suis de plus en plus rassurée car la scène est de plus en plus large pour aimer et être aimer.
    Un article par Blanck : Règlement intérieur

  9. Elisandre

    Bonjour Elfi !

    Waouh ! très bien de dire que « la scène est de plus en plus large pour aimer et être aimé » !
    Cette image est excellente !
    C’est le processus d’intégration de nos ombres.
    A bientôt Elfi et merci de ton apport;

    Elisandre

  10. Louise

    Waouh! J’adore ta façon de voir les choses!
    Je doit t’avouer que je pensais tomber sur un site un peut « nunuche » et bien pas du tout!
    Tu me réconcilies avec le romantisme et la féérie, je pense aussi qu’il faut accepter ses défauts pour pouvoir accepter ceux des autres, oui les hommes ne sont pas parfaits!
    Les idéaliser m’a conduit à rencontrer des hommes qui mentaient pour coller à cette image!
    Ce qui a été une source de grandes désillusions pour moi!
    Cela en partie à cause d’une enfance bercé de Disney!
    Préserver nos enfants n’est pas une solution. Personnellement je leur lit des fables est aussi biensur des Disney.

  11. Elisandre

    Bonjour Louise et merci du compliment

    Oui je souhaite réhabiliter la spiritualité des contes de fées et les sortir du côté nunuche comme tu dis; ce sont des enseignements spirituels.
    Même les interprétations psychologiques sont souvent tirées par les cheveux.
    Elisandre

  12. Pingback: Comment je suis devenue fée : l’accouchement du coeur | Le Royaume Amoureux

  13. suzanne

    wow!!….combien enrichissant et vivant ici…..merci …..tellement d’actualité pour moi dans ma vie….beaucoup de souffrance et beaucoup de paradis…..je vis la dualité à fond…..je viendrai puiser à cette belle source qu’est ton site………

  14. Elisandre

    Bonjour et merci Suzanne de ta visite et de ton commentaire !

    Oui je crois que je construis mon blog comme découlant de la Source telle qu’elle m’a demandé de le faire…pour que de nombreuses personnes puissent s’y abreuver et retrouver leur nature complète en intégrant l’Esprit à la matière.

    A bientôt
    Elisandre

  15. Marjorie / Histoire à Vivre

    Une fois encore, merci Elisandre. J’adore ce conte que je ne connaissais pas, et qui mérite d’être mieux connu ! Je t’avoue que je ne comprends pas bien, disons plutôt « n’appréhende » pas bien, la notion de fécondité. Quant à la part d’ombre de l’autre, cela rentre selon moi sous le sens lorsqu’on aime vraiment l’autre, non ? On l’aime pour ce qu’il est, pas seulement pour ses qualités ? Je me sens méli-mélo, ce soir, pardonne-moi ^^ Toute mon amitié et bravo pour ton blog féérique et porteur d’espoir, de nouvelles approches, d’originalité !

  16. Elisandre

    Bonjour Marjorie,

    Merci de ton commentaire et de tes questions; cela me donne la possibilité d’éclaircir.

    La FECONDITE, c’est la dimension féerique, le monde de Tout-possible qui correspond à notre modèle d’accomplissement, quête du vrai sens de notre vie.
    . A chaque fois que nous appréhendons, pour reprendre ton mot, la fée, que nous la rencontrons, elle nous aide à dévoiler un secret de nous-même…mais comme je le dis dans cet article, cela a son prix car la fécondité nous accorde notre souhait « en échange » de services pour l’ensemble ; je sais cela semble bizarre mais c’est ainsi et c’est pourquoi la fécondité intervient si peu dans nos vies car nous nous en protégeons- paresse humaine, égoisme –

    Il faut du courage pour être héros de sa vie. C’est cependant le projet de notre âme. Le projet de notre âme se cache derrière la matière. il se cache même derrière les idées, les concepts.

    Concernant la part d’ombre, il n’est absolument pas question de la part d’ombre de l’Autre, ni de ses défauts, mais de la NÖTRE uniquement. Je pense que tu as lu l’article avec les pensées conditionnées de l’idéal chrétien (et je ne t’en veux pas), puisque pour vraiment comprendre il faut vouloir s’initier.
    Qualités et défauts n’ont rien à voir avec part d’ombre et de lumière, même si c’est bien une croyance répandue. Bien/mal.

    Mon approche est originale mais surtout originelle puisqu’elle est initiatique (revenir au début) au désir de l’âme, au projet d’incarnation, et elle est exigeante c’est sûr.

    A bientôt Marjorie

    Elisandre

    1. Marjorie / Histoire à Vivre

      Merci de ton éclaircissement, chère Elisandre. Oui, nous sommes souvent plus conditionnés qu’on ne le pense (et voudrait) par le christianisme.
      Toute mon amité !
      Marjorie

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