Ils ont dansé avec un ange …tomber amoureux

Si vous voulez comprendre à fond cet article et en tirer la quintessence, lisez la première partie. Comme nous l’avons vu dans cette première partie de l’article, tomber amoureux est facile et n’est pas de notre responsabilité consciente : cela peut donc être très rapide.  Le corps possède tous les ingrédients pour cette merveilleuse expérience. L’amour n’est pas psychologique, il est ontologique. Il participe de la survie de l’espèce. Après l’attirance naturelle, le philtre d’amour,  il y a la relation possible…et là c’est une autre histoire, si on se sent créateur de bonheur à deux.

Le couple ranime les blessures d’enfance

Le couple,  relation intime, si elle vient renouveler tous les délices de la relation corporelle à la mère,  vient aussi toucher les blessures les plus profondes ; celles de l’enfance, des frustrations, des séparations, de par sa nature intime justement. Le paradoxe est qu’ il y a possibilité de guérison mais celle-ci repasse parfois momentanément  par la souffrance.

Le couple un système écologique

le couple un système écologiquePar contre, il n’est pas nécessaire de s’attarder trop longtemps sur cette blessure, par acharnement ; elle doit servir uniquement « d’ouverture » , de passage authentique vers ce nouveau niveau d’organisation  qu’est  le couple. Il vaut mieux développer la santé d’une relation. Le processus est écologique. Les émotions négatives peuvent être « recyclées » et employées comme énergie créatrice d’ouverture au futur.

C’est comme pour le bien être corporel, il vaut mieux augmenter sa santé de toutes les manières que s’acharner sur la maladie. On fait  bien sûr les deux en même temps quand la maladie est déjà bien installée.

Lors d’une rencontre

Le « coup de foudre » modifie la chimie de l’ organisme et donne un laps de temps au cerveau pour penser à autre chose qu’à tous les risques ou malheurs potentiels que la relation pourrait engendrer, oublier les soucis habituels. On est comme « envoûté. L’être désiré semble alors être la source du bonheur.

Si on y regarde de près cela met une pression importante sur cet Autre qui ne doit pas décevoir cet état de fait, compte tenu, de surcroît, qu’il est vu avec les projections  qu’on fait sur lui et non pas dans sa vraie nature. C’est l’étape de la séduction. Cadeaux, compliments, promesses comme gages de satisfaction….mais pas encore d’engagement !

La situation peut évoluer avec l’ouverture du coeur qui demande volonté et courage mais surtout une authentique humilité et la volonté d’engagement.

Les projections quesako ?

Qu’est-ce donc que ces fameuses projections sur l’Autre dont j’ai parlé ci-dessus ?

Les projections c’est ce que l’on fait sans arrêt en communicant avec le reste du monde ; nous n’avons pas le pouvoir d’être « objectif ». Nous nous racontons des « histoires » . L’être humain se raconte des histoires tout le temps sur ce qu’il voit, entend, à sa façon, et il y croit dur comme fer..à tel point qu’ il le fait arriver sous forme évènementiel car il ne voit plus que cela.

 La matière est vibratoire et « répond » au niveau de fréquence de nos pensées ». Nous attirons ce à quoi nous pensons le plus souvent.

Henry Ford disait : que vous croyiez que vous pouvez ou que vous croyiez que vous ne pouvez pas, vous avez raison dans les deux cas…parce que la preuve va en prouver le bien fondé ; dans un court laps de temps vous aurez toutes les preuves pour prouver que vous avez raison...

Nota bene : une croyance est une pensée construite et très personnelle dont nous avons l’intime conviction qu’elle est valide, vraie, réelle, authentique et véritable et qui nous sert de repère dans  notre vision du monde, nos jugements sur nous-mêmes et les autres. Des croyances, parfois anciennes peuvent être extrêmement limitantes car plus du tout  adaptées à notre nouvelle réalité. Nous sommes alors coincés dans de véritables sortilèges.

Le « penser conditionné »

la pensée conditionnéL’être humain passe sa vie, pour se rassurer à se prouver qu’il a raison, c’est ainsi. Il est difficilement enseignable. Il sait ! Ne l’appelle t-on pas d’ailleurs Homo sapiens sapiens ? il sait qu’il sait ! et le plus souvent il ne sait rien du tout !

J’aime bien la proposition d’Edgar Morin, philosophe et sociologue contemporain, de nuancer l’orgueil de l’être l’humain en le nommant Homo sapiens demens, rappelant ainsi que sa nature peut être aussi géniale que folle.

En clair on s’arrange toujours pour avoir raison sur les histoires qu’on se raconte, qu’elles soient belles ou pas, valorisantes ou non. Les « histoires qu’on se raconte » sont d’abord celles que nos parents et éducateurs nous ont racontées…évidemment. A n’importe quel âge on peut y croire encore si on n’a pas réellement pris le temps de les vérifier et bien souvent de les démentir. Par fidélité, loyauté familiale inconsciente, bien au contraire on les confirme…et parfois dans le domaine de la santé par exemple on appelle cela de l’hérédité !

Bref…continuons

Tout ce que nous jugeons, nous le faisons avec ce que l’on sait uniquement, nos conditionnements mentaux, nos croyances, nos souvenirs d’expériences et ce n’est  qu’une parcelle de la vérité, voire carrément de l’ illusion.

Tout ce que je vous dis là n’est qu’une parcelle de la vérité – je ne fais pas exception –  mais cela peut compléter la vôtre utilement.

Le réel et la réalité

Le réel, c’est par exemple : il fait 10 ° aujourd’hui, il pleut et c’est l’anniversaire de mon fils.

Ma  réalité  c’est : je suis gelée, la pluie à cette saison c’est dégoûtant et son repas d’anniversaire prévu dehors est gâché.

Vous voyez la nuance ? : je suis responsable de ma réalité, c’est à dire de ce que je fais avec le Réel ; ma réalité est toujours empreinte d’une très grande subjectivité et elle peut être vue complètement différemment par une autre personne.

Donc, nous projetons un film sur le Réel et nous appelons cela la réalité. Il s’agit seulement de la nôtre. C’est bien pour cela que nous sommes responsables à 100% de notre réalité puisque c’est nous qui la projetons. C’est même plutôt rassurant, car on peut apprendre à changer le film. Il n’y a d’ailleurs qu’en changeant le film qu’on verra notre réalité changer parce que nous aurons décidé de devenir auteur à succès et non plus acteur de troisième zone. Il faut agir de l’intérieur vers l’extérieur et non l’inverse.

La mystification de notre réalité

Oui ! je sais ce n’est pas obligatoirement facile à comprendre. C’est quelque fois aussi « difficile à avaler » car nous sommes éduqués à croire que le responsable de ce qui arrive dans nos vies, ce n’est JAMAIS nous. Donc cette éducation elle-même est marquante et prise pour La Vérité. Il faut premièrement remettre en question ce premier postulat. Nous sommes TOUJOURS responsables de TOUT ce qui nous arrive. Nous ne savons pas que nous avons « vibrer « , émis des pensées pour créer  la situation et qu’elle n’a fait que s’incarner dans la matière.

Cette éducation dé-responsabilisante, aliénante, cette programmation s’appelle du « mysticisme » : le responsable, c’est Dieu, le mauvais temps, le président, nos parents, nos conjoints, la faute à pas de chance, le passé,  le hasard etc…nous tombons tous à un moment ou un autre dans ce piège du rejet de la faute sur l’autre ( même les plus avertis d’entre nous)

Cette éducation amène à une mystification et une carence de pouvoir personnel. Dès le plus jeune âge on nous apprend que nous n’avons pas de pouvoir …puisque le responsable ce n’est pas nous.

Comme nous souhaitons malgré tout,  retrouver notre pouvoir personnel,   il reste à essayer de « dominer » les autres,  les contraindre, les menacer, les manipuler pour obtenir d’eux ce que nous voulons, au lieu de découvrir ce qu’ils ont à nous offrir, naturellement.

Dans la relation comment cela se passe ?

la relationExactement comme ça  malheureusement !

En effet puisqu’on ne  connait pas l’Autre quand on le rencontre , on ne peut que projeter sur lui  ce que l’on connait de nous, de notre passé, de nos propres attentes conscientes et inconscientes.

Plus les attentes sont importantes et plus la pression  sur l’Autre  sera prégnante et parfois étouffante. Et plus on s’est crû « déçu » dans  le passé, et plus forcément les attentes vont avoir un haut niveau d’exigence,  vers  un individu qui n’est pas concerné, ou qui l’est , mais d’une façon différente.

Chacun demande réparation à l’autre mais cela peut devenir un « dialogue de sourds et d’aveugles ».Chacun projette son film sans comprendre que la seule et unique solution est de créer un nouveau film ensemble, écrire à partir d’une page blanche, en réglant chacun son passé. Comment ?

Le pardon au passé est la panacée

J’ai été longtemps mitigée sur ce thème car je lui trouvais un air judéo-chrétien qui m’agaçait fortement mais …la nuance c’est en fait qu’il faut que le pardon vienne naturellement sans se forcer. Un jour on est prêt, c’est une évidence ; de toute façon on y a intérêt si on veut se libérer du passé. Si on s’estime assez pour se faire du bien, il n’y aura aucune hésitation.

On se libère des blessures en pardonnant  aux personnes du passé, aux situations dont on demandait, on exigeait réparation.

Le par-don est un don que l’on fait au passé, aux personnes du passé en échange du don reçu dans le  présent, là maintenant.

Le pardon est un puissant levier de libération. Il laisse aller le passé…tranquillement. C’est un acte de responsabilité et de maturité affective.

Avez-vous quelque chose à vous pardonner ou à pardonner ?

 

 

3 comments on “Ils ont dansé avec un ange …tomber amoureux

  1. Pingback: Ils ont dansé avec un ange …première partie | Le Royaume Amoureux

  2. Jacques (secret-beaute-interieure)

    Bonjour,
    Merci pour cet article, bien intéressant.
    Personnellement, je ne suis pas réellement « tombé » amoureux de Françoise. Après 4 ans de vie parallèles sur les bancs de l’Université et les laboratoires de chimie, j’ai entendu une petite voix intérieure qui m’a dit : tu « dois » l’épouser, c’est la « femme de ta vie ». C’était il y a presque 50 ans, et ça dure toujours.
    Les ingrédients : la communication, les fou-rires, la connivence et le pardon, en proportions variables selon les circonstances !
    A bientôt
    Jacques (Bruxelles)
    Un article par Jacques (secret-beaute-interieure) : Les 7 règles pour atteindre ses objectifs

    1. Elisandre

      Bonjour Jacques,

      Oui c’est bien cela, il faut entretenir tout ce qui amène des pensées positives, pour arriver petit à petit à juguler le négatif du passé, engrammé dans les circuits neuronaux gravés dans le cerveau.
      Les souvenirs du passé se manifestent dans le présent et fixent le regard sur tout ce qui semble aller mal car c’est ce qu’on connait quand le passé a été négatif.
      Je dis bien « sur ce qui semble aller mal » car c’est une interprétation, une vision à travers les lunettes du passé. La boule d’énergie négative que représente les habitudes de pensées négatives attire, par la loi d’attraction des circonstances qui ressemblent à celles du passé et chacun doit en prendre la responsabilité.
      Il faut avoir une attention consciente pour développer de nouvelles compétences neuronales de penser positif et faire basculer l’énergie du bon côté.
      C’est globalement dépendant de l’âge mais pas obligatoirement, car tout dépend de la capacité à la plasticité neuronale que l’on a développpé au cours de sa vie. La plasticité neuronale est une sorte de souplesse et capacité au changement, un peu comme la souplesse du corps; Si on a toujours entretenu son corps et fait de la gym ou de la danse, à 70 ans on est souple parfois plus qu’à 30 ans !
      Merci jacques de ta visite !

      Elisandre

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