Quel est votre modèle de croissance ?

Mon modèle de croissance c’est créer du lien, de l’harmonie, favoriser les relations ! Qu’est-ce qu’un modèle de croissance ? Bonne question ! Voici un exemple simple : pour un gland le modèle de croissance c’est le chêne.  Nous , humains,  sommes des êtres plus complexes  et plus libres que les arbres, donc  capables de nous égarer. Par peur de se perdre, beaucoup d’êtres humains n’osent  pas  prendre les chemins de traverse (vous connaissez la fameuse expression : sortir de sa zone de confort)  et restent  accrochés à leur rocher comme des berniques. Une alternative entre ces deux possibilités extrêmes existe :  pressentir, apprendre à connaître son « modèle de croissance ». Celui-ci se révèle à travers les évènements de nos vies, heureux ou non, et le langage de la vie  que sont  les synchronicités ou coïncidences.

Le modèle  « tire » le chêne vers sa croissance

On pourrait croire que c’est la terre, les éléments nutritifs qui font grandir le chêne ? Qui en donnent les éléments physiques, les matériaux  oui, mais ce qui lui montre le chemin de sa croissance c’est un modèle de créativité, dont il a hérité et qui le tire vers son épanouissement. Il s’agit d’un « champ d’information », véritable matrice de croissance dont les codes sont lisibles dans la matière (ADN par exemple) mais pas seulement. (voir les travaux de Rupert Sheldrake)

Contrairement au chêne, par le fait même que nous puissions nous déplacer, nous avons davantage de libre arbitre, de choix, de possibilités. C’est un avantage et  une difficulté si on n’a pas la bonne attitude face à cela. Je m’explique :

  •     le gland ne se pose pas de question sur ce qu’il doit faire, devenir dans sa vie, comment il doit « se créer ». Le modèle de croissance, la conscience qui l’habite le tire vers sa réalisation de chêne.
  • Les humains  se posent, des questions, enfin certains seulement, vous devez être de ceux-là, à lire mon article aujourd’hui ; nous nous éloignons parfois de ce pour quoi nous sommes faits, « fées ». Nous ignorons notre modèle de croissance, aussi appelé modèle d’accomplissement. On  peut dire  aussi  « mission ». Soumis à des diktats culturels pervers (dévoyés des buts de vie), nous pouvons passer des vies entières en sous-mission, enfermés par les peurs de se déployer. Cet enfermement est vraiment une vision de l’enfer. La vie routinière, matérielle, la recherche outrancière de sécurité fait oublier notre originalité, c’est à dire notre origine spirituelle.

Déterminisme et libre arbitre

Nous sommes pris dans  un certain déterminisme physique, passager soi-dit en passant, car qu’est-ce que la mort sinon l’opportunité de tout refaire à neuf ! Passons, c’est un sujet épineux …mais, en attendant ce départ,   si vous êtes génétiquement programmé pour mesurer 1 mètre 60 cm, vous ne ferez jamais 1mètre 80 ; si vos yeux sont verts, ils ne seront jamais marrons etc… Toute cette partie physique est analogue au processus gland/chêne. Il n’y a pas de questions à se poser. Les petits subterfuges esthétiques employés ne nous changent pas radicalement. Nous avons malgré tout un grand pouvoir de conservation de notre corps selon la façon dont on en prend soin.

Nous recevons également des empreintes émotionnelles, psychologiques, mentales, selon une éducation ; là  notre volonté, notre liberté intervient et  se cherche à travers ces structures plus souples ; les formes dans lesquelles nous pouvons incarner nos qualités, nos potentiels, nos ressources vitales sont très diverses. Il y a de quoi s’égarer, et rester figé dans des formes d’emprunt, transitoires qui ne sont pas réellement nos rêves, ceux qui viennent du tréfonds de notre être. Ce sont souvent les rêves des autres auxquels nous sommes soumis. Cela fait bien sûr partie de la condition humaine, au stade de son évolution actuelle. Il faut prendre garde cependant de ne pas nier l’oeuvre d’art que nous avons à accomplir. Outre les programmes physiques  immuables, les programmes éducatifs modulables, nous avons un programme spirituel qui nous fait signe à travers les impuissances de notre vie. Ces blocages, symptômes contiennent du génie.

Un monde de Tout-Possible

Notre monde est  un monde de  Tout-Possible. La physique quantique nous le confirme aujourd’hui mais dans notre « réalité » intermédiaire, entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, les lois de la physique quantique nous sont « voilées » par une apparence matérielle bien trompeuse. Des images mentales  conventionnelles (c’est nous qui faisons les conventions), créent de toutes pièces un monde qui fige notre destin.

Des signes du destin

Comme le gland déploie son modèle de croissance, cette sorte de plan qui est tracé d’avance, nous devons aller chercher dans notre partie inconsciente personnelle, collective, vitale, des ressources pour notre croissance. Nous construisons, ce faisant notre identité. Ce processus est subtil comme un fil de soie. C’est un fil de Soi que nous suivons parmi beaucoup de possibles. Le miroir des évènements, des synchronicités, et des relations nous permet de tirer ce fil d’identité. C’est un dialogue avec la vie. Le langage de la vie est celui des coïncidences, c’est à dire des évènements qui surgissent et dont on voit le lien fort avec nous, dont on comprend le sens pour nous, sans que ces évènements soient reliés entre eux par un rapport de cause à effet. Les coïncidences sont des fulgurances, des « signes du destin »…qui nous montrent le chemin de la liberté.

Révélations, prises de conscience

Les contes de fées parlent de ces transformations merveilleuses, de ces révélations de soi. Ce qui semble magique dans ces histoires, c’est cela. Dans un instant de créativité vous ne vous voyez plus pareil, vous avez une prise de conscience. Quelque chose qui était inconscient devient conscient, possible, réel. La fée passe par là vous la voyez et tout s’arrange, se déploie. Ce qui semblait impossible est maintenant là. Le Prince et la Princesse enfin s’épousent après mille épreuves, c’est le happy end. Ces happy end ne sont pas des fins, ce sont des issues heureuses à une situation bloquée précédemment. Peu importe la situation, quand le principe masculin et le principe féminin s’épousent, la dualité désir/obstacle a disparu.

A travers les épreuves, les héros et héroïnes font la preuve de ce qu’ils sont profondément.  Cela semble miraculeux et ça l’est car la vie est un miracle permanent. Nous le voyons seulement quand notre regard est éveillé.

Certains parlent de mission, de vocation, se demandant quelle est la leur. C’est cela un modèle de croissance. Nous le révélons un peu par tâtonnement, hésitant, nous trompant, reprenant l’ouvrage. La vie a un rêve créateur pour nous et elle nous le souffle à travers des manques, des frustrations, des épreuves, nous obligeant ainsi à « chercher ».

La vie nous demande d’être des chercheurs de lumière. Seule l’ombre détermine la lumière. Mon « modèle de croissance » est de créer du lien, là où il n’y en a pas. Mettre en forme tout ce qui peut favoriser l’amour , le couple évidemment qui est un merveilleux terrain d’expériences. Le couple rend l’amour humain.

Comment  connaître son modèle croissance ?

Le modèle de croissance s’appelle aussi « modèle d’accomplissement » car c’est par lui que vous vous accomplissez et que vous accomplissez consciemment  votre destin, que vous participez aux desseins de la vie. Certains parcourt leur vie entière dans des conditionnements tels qu’ils sont éloignés de leur modèle et ne savent pas qui ils sont. Souvent, ils ne s’identifient qu’à leur famille, leur profession, leurs possession.

Il est toujours possible de se recentrer sur son modèle de croissance.

Conclusion

Le propre de l’Être humain et probablement de toute la création est de participer à l’Oeuvre. Il faut voir sa propre vie comme un puzzle,  une grande fresque d’ensemble et ressentir, souvent par touches successives, par bribes,  là où on s’est avancé avec le coeur, avec passion. Ces avancées surviennent souvent  en dehors des sentiers battus car  la forme de notre accomplissement ne concerne que nous. Le modèle de croissance est un endroit où il faut s’affirmer, où nous avançons à tâtons, où évidemment nous éprouvons des timidités, des peurs, des fascinations. Le modèle de croissance est révélé par nos zones d’ombre, d’inconfort et il  est unique pour chacun. Derrière ces zones d’ombre se cachent nos rêves.

J’ai toujours été  passionnée et j’ai vécu des choses hors du commun ; donc soutenue par la vie puisque c’est mon destin (comme le modèle du chêne soutient le gland) mais toujours je dois  créer, innover, découvrir. Le modèle de croissance est en quelque sorte la somme de nos prédispositions à mettre en lumière, pour être co-créateur. Dieu n’a que nos mains pour sa création.

Et vous, que pressentez-vous de votre modèle de croissance ? qu’est-ce qui vous attire et vous effraie ? Le couple est-il important ?  Êtes-vous romantique ?

2 comments on “Quel est votre modèle de croissance ?

  1. Pingback: il était une fée…

  2. Pingback: Faites vous du développement plus que personnel ! | Le Royaume Amoureux

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